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Portes ouvertes

Fort du succès des visites lors des dernières Journées Européennes du Patrimoine, le Théâtre ouvrira à nouveau ses portes au public pour des séances de rattrapage !

Plus que jamais un Théâtre grand ouvert…
Deux heures durant, les visiteurs perceront les mystères de l’envers du décor, depuis les dessous de scène jusqu’aux cintres en passant par les loges des artistes, la salle de création et l’incontournable grand plateau.

réservation conseillée auprès de la billetterie du Théâtre
• par téléphone au 02 40 22 91 36
• par email à accueil@letheatre-saintnazaire.fr

… où il y a toujours de la place
En programmant plus de représentations sur la saison 2017-2018, la scène nationale de Saint-Nazaire cherche à faciliter la venue du plus grand nombre.
Contrairement aux idées reçues, il reste toujours de la place à la billetterie, y compris à la dernière minute ! Les curieux du jour pourront en profiter en s’abonnant, après avoir découvert les spectacles de théâtre, danse, musique, cirque et jeune public.

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Halka

L’acrobatie est un joyau du patrimoine culturel marocain, connue pour ses pyramides et ses figures circulaires. C’est pour en faire connaître toute la richesse qu’a été fondé il y a plus de dix ans le Groupe Acrobatique de Tanger, collectif d’acrobates traditionnels tourné vers la création contemporaine. Après avoir voyagé dans le monde entier avec des pièces comme Taoub, Azimut ou Chouf Ouchouf, les membres du Groupe Acrobatique de Tanger ont décidé de revenir aux sources de leur tradition. Comme les veillées de transe, le cercle de la Halka a la même fonction d’exutoire que celle des carnavals d’autrefois.

Sur scène, 14 acrobates et musiciens expriment les contradictions de leur monde partagé entre le sacré et le profane, l’authenticité et les emprunts, le goût pour le spectaculaire et la présence de l’invisible. Et comme si leur geste ne pouvait se déployer qu’avec la voix, ils accompagnent leurs mouvements de multiples sonorités. Entre poésie déclamée, chants et percussions, l’énergie des corps de cette formidable troupe de cirque se déploie au travers de jetés et autres tours de mains tourbillonnants. Au rythme des tambours, du tar, banjo et ribab… comme un joli pied de nez aux frontières qui veulent les empêcher de voler.

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Casse-Noisette

Entrons dans un univers féerique de merveilles et de chimères… Le monde que nous offre Jeroen Verbruggen, soliste virtuose des Ballets de Monte-Carlo et chorégraphe à l’imaginaire fertile. Sa vision originale de Casse-Noisette, chef d’oeuvre créé en 1892 par Marius Petipa sur une musique de Tchaïkovski, est portée par la danse exubérante, joyeuse, lyrique et tendre des danseurs du Ballet du Grand Théâtre de Genève.

Magnifiques dans la précision, l’élan et l’unisson, les danseurs évoluent dans un univers baroque au fil d’un récit mené tambour battant. Soli, duos et scènes d’ensemble se succèdent, insufflant une vision spectaculaire et racée de ce ballet-féerie en deux actes et trois tableaux. Le décor participe à la fête, comme un protagoniste plein de malice : boîte à secrets, miroirs ouverts, lustre de cristal garni de coupes de champagne…

Jeroen Verbruggen choisit de porter son regard sur Marie, une jeune fille intriguée par sa féminité et Drosselmeyer, un «Monsieur loyal » qui cache en lui le prince que Marie doit libérer. Par sa danse virevoltante et virtuose, il nous transporte au pays des merveilles d’Alice, dans un monde onirique irisé et tourbillonnant. Sous nos yeux grands ouverts les personnages se démultiplient, les teintes sombres et chatoyantes se succèdent tandis que l’insouciance et la frivolité se font reines pour interpeller nos âmes d’enfant.

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Monsieur de Pourceaugnac

Fruit de l’inspiration conjuguée de Molière et de Lully, Monsieur de Pourceaugnac est une comédie-ballet créée à Chambord en 1669 pour le pur divertissement du Roi. Cette pièce considérée comme l’une des plus féroces de Molière annonce un véritable tourbillon carnavalesque où la musique et la chorégraphie viennent rythmer les déconvenues d’un provincial égaré dans la capitale.

Arrivé de Limoges pour épouser la jeune Julie, Pourceaugnac est aussitôt la proie de Sbrigani et Nérine, gens d’intrigue payés par l’amant de la belle pour empêcher ce mariage arrangé. Livré tour à tour à des médecins, un apothicaire, une femme picarde, une autre languedocienne, des gardes suisses et des avocats, un exempt et deux archers, Pourceaugnac alors perdu n’aura d’autre solution que de fuir Paris, travesti en femme…

Metteur en scène et pensionnaire à la Comédie-Française, Clément Hervieu-Léger fait le choix d’une mise en scène folle, vive et drôle, en inscrivant avec audace cette histoire baroque dans le Paris de la fin des années 50. Il s’associe de nouveau à William Christie, claveciniste, chef d’orchestre et musicologue pionnier de la redécouverte de la musique baroque en France, pour la conception et la direction musicale de cette comédie-ballet où les chanteurs deviendront des comédiens à part entière. Un spectacle joué, chanté et dansé avec insolence, jeunesse et vivacité… malgré les siècles !

Logo handicap visuel  La représentation du 14 février est proposée en audiodescription. Réalisation Accès Culture

VISUEL cosmos_fond blanc © Amankaï Araya

Cosmos 1969

Après La Face cachée de la lune et Concert pour le temps présent, Thierry Balasse s’appuie de nouveau sur la mémoire comme source d’émotions renouvelées pour nous proposer une plongée musicale dans le son cosmique de la fin des années 60.

1969… L’arrivée du synthétiseur marque de son empreinte la production musicale et Neil Armstrong accomplit l’exploit tant rêvé de l’homme de marcher sur la lune. En résonance avec ce vent de renouveau, Cosmos 1969 invite le public à découvrir la «bande musicale» imaginaire de la Mission Apollo 11. Au programme, une «musique mémorielle» pop interprétée par les complices musiciens de Thierry Balasse avec des titres phares de Pink Floyd, David Bowie, King Crimson et des Beatles, ainsi qu’une création originale offrant une symbiose de l’analogique, du numérique et de l’acoustique.
La résonance musicale sera cosmique, et le parcours de Neil Armstrong de la terre à la lune poétisé par la performance aérienne d’une artiste évoluant au-dessus des musiciens.

Un voyage intersidéral, qui sera aussi l’occasion de découvrir une «musique quantique » en 5 mouvements sonorisés en multidiffusion immersive.

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OSCYL

Quatorze formes issues de deux peuples composent un paysage. D’une part, les humains aux morphologies plurielles. De l’autre, sept sculptures biomorphiques à hauteur d’hommes, nommées les Oscyls pour leur capacité d’oscillation et inspirées d’une œuvre de Jean Hans Arp.

Par la danse, les hommes tentent d’établir un contact avec ces créatures d’un autre genre. Comme un nouveau langage, chaque approche, chaque toucher appelle une réaction chez les Oscyls et entame le dialogue. Ces présences intrigantes entraînent alors une mise en jeu des corps allant de la grande délicatesse à l’ivresse jubilatoire. Si l’homme est généreux et leur offre son souffle, alors ils basculent, arpentent et tourbillonnent. Parfois, ils déjouent son mouvement, parfois ils le prolongent. Une fois lancés, ils témoignent toujours devant nos yeux d’une étrange autonomie. Sont-ils des pantins abstraits, des culbutos géants, des miroirs ou des alter-égo ?

Accueillis pour Waves en 2016 et Just to dance en 2011, les chorégraphes Héla Fattoumi et Éric Lamoureux poursuivent leur recherche sur l’altérité, cette qualité de ce qui est «autre», différent, extérieur à soi. Ils nous ouvrent un espace d’expérience ludique et joyeux, voué à sonder les liens mystérieux et inattendus de la relation à l’autre.

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Monstres / On ne danse pas pour rien

Celui qui nomma en 2005 sa première pièce Liberté d’expression poursuit son combat pour déployer son art de chorégraphe dans un pays où le danseur n’existe pas. Aux monstres du régime en place qui lui imposent la dictature, DeLaVallet Bidiefono choisit la force d’opposition poétique et artistique. Car pour ce pionnier qui porte la danse contemporaine au Congo-Brazzaville, danser est un engagement, une manière de résister, de créer, un jeu avec la mort.

Après Au-Delà accueilli au Théâtre en 2015, DeLaVallet Bidiefono fait le choix d’évoquer pour son nouveau spectacle la construction de son centre chorégraphique à Brazzaville, l’espace Baning’Art. L’aboutissement de ce vieux rêve, mais aussi plus largement la construction d’un parcours, d’une identité, d’une politique, d’une esthétique, de l’espoir.

Sur la scène, dix danseurs évoluent dans un décor de chantier, aux côtés de quatre musiciens multi instrumentistes. Au rythme des percussions, de la guitare, de la basse et du chant, ces corps d’hommes et de femmes s’engagent dans la bataille, déployant une danse intense, organique, proche de la transe. En miroir de son vécu, la danse de DeLaVallet Bidiefono se montre puissante, presque endiablée…

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le bruit des arbres qui tombent

Il y a toutes sortes de façons de raconter des histoires. À travers des mots, des émotions, des mouvements, des images, de la musique… Toujours placée subtilement à la lisière du théâtre, de la danse et des arts plastiques, Nathalie Béasse poursuit sa mise en perspective de la relation du corps aux objets, à l’espace et à la narration. Son lien étroit avec Saint-Nazaire et sa complicité de longue date avec le Théâtre l’ont amenée à présenter Mes petites Météorites / In situ en septembre 2016, une création dont elle s’est inspirée pour cette nouvelle pièce.

Dans son théâtre des corps, des images et des sensations, le bruit des arbres qui tombent se compose de tableaux vivants, organiques et sensitifs d’où surgit l’extraordinaire. Tiré d’un recueil de poèmes et de chants indiens d’Amérique du Nord, le titre de sa nouvelle création est à la mesure du mystère que notre artiste associée souhaite explorer : l’être humain, ses failles et ses secrets.

Dans un savant mélange, l’histoire de quatre personnages autour du thème de la fratrie et du groupe se tisse sous nos yeux. Des hommes et des femmes nous ouvrent les portes de leur existence et nous révèlent une part de leur intimité, dans un va-et-vient constant entre langage corporel et langage parlé. Une pièce à la fois légère et grave, profondément poétique, généreuse et irrésistiblement drôle.

ce spectacle est coproduit par le Théâtre, scène nationale

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Toutouig La La

Du nom d’une berceuse bien connue en Bretagne, Toutouig La La est une bulle de douceur à la vertu proprement magique de suspendre le temps. Cette sieste musicale imaginée par la compagnie Chapi Chapo et les petites musiques de pluie prend place au creux d’un nid douillet baigné de formes lumineuses projetées. Petits et grands s’allongent sous les ombrelles et les mobiles tandis qu’un jeu d’éclairage et de projections vient subtilement illuminer ce cocon.

Dans cet environnement chaleureux, enveloppés dans la pénombre, les tout-petits et leurs parents sont invités à vivre un instant de communion, à se laisser bercer par une musique délicate et lunaire, composée pour l’occasion avec de beaux jouets musicaux en provenance du monde entier. Clochettes, tour de billes, hochets, sifflets, grelots, petit piano, scie musicale. Autant d’objets de curiosité qui s’animent et attirent tous les regards. Les petites musiques de pluie se font alors entendre et ensoleillent les esprits. La sieste peut commencer. C’est l’heure de câliner, de fermer les yeux, de somnoler et de rêver…

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Beyond

Avec fantaisie et générosité, Beyond nous invite à dépasser la frontière entre l’humain et l’animal, la folie et la raison, la logique et le rêve, pour aller tout simplement… au-delà ! Menée d’une main de maître par Yaron Lifschitz, la plus célèbre des compagnies circassiennes australiennes parcourt le monde depuis 2006 et fait escale à Saint-Nazaire pour ce spectacle qui a déjà conquis la planète.

Sur scène, sept acrobates de la compagnie Circa s’attèlent à repousser les limites du possible sans peur du risque et de l’autodérision. Tout est possible dans le monde de Beyond : on y rencontre des rubik’s cubes et des corps couronnés de têtes de lapin, à mi-chemin entre le rêve, l’absurde et le burlesque.

Ce joyeux mélange d’acrobaties, de trapèze, de mât chinois et de facéties plonge le spectateur dans une ambiance de cabaret insolite. Les moments de grâce aérienne d’une chorégraphie sensuelle alternent avec des passages trépidants à l’énergie euphorisante.
Un cocktail rafraîchissant et chaleureux, gentiment décalé, émouvant et étrangement beau…