Irreductibles-Credit Megane Helders

Les Irréductibles fêtent leur 20 ans !

Les Irréductibles regroupent toutes les énergies et le talent des jeunes musiciens du lycée Aristide Briand de Saint-Nazaire. Ils déploient lors des concerts salade tout le spectre de leur imagination pour offrir un bain d’optimisme mélangeant une fanfare, une chorale et de nombreuses formations constituées pour l’occasion.

Cette année, ils offriront un concert encore plus exceptionnel pour fêter leurs 20 ans en invitant de nombreux « anciens » à venir souffler avec eux les bougies de cet anniversaire !

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Traverser les frontières

Bien des frontières, naturelles ou territoriales, traversent et cartographient le Monde. Mais il en existe d’autres qui ne sont pas de l’ordre du visible : le passage de l’enfance à l’adolescence, les lignes imaginaires qui délimitent des quartiers, des concep- tions du monde différentes, les langues et le langage… 

Le Théâtre, scène nationale, en partenariat avec les Maisons de Quartiers de La Chesnaie (quartiers Ouest) et d’Avalix (quartier Nord), a proposé à l’auteur et conteur Mamadou Sall, ainsi qu’à Marie Louët, auteur et metteur en scène, d’aller à la rencontre de personnes aux parcours très divers, qui toutes ont en commun l’apprentissage du Français. 

Encadrés par des bénévoles et les deux artistes, ces femmes et ces hommes vont explorer les différentes origines géographiques, les cultures, les paysages des uns et des autres. Grâce à de nombreux ateliers de pratique de la langue française surgiront des récits de vie, des chansons, des poèmes, des histoires… autant de témoignages qui nourriront une restitution au Théâtre. Les participants au projet et le public seront alors invités à partager les richesses de nos différences et dire, plus que jamais, l’humanité qui nous rassemble.

dans le cadre d’un jumelage de Quartier en partenariat avec les Maisons de Quartier d’Avalix et de La Chesnaie

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Halka

L’acrobatie est un joyau du patrimoine culturel marocain, connue pour ses pyramides et ses figures circulaires. C’est pour en faire connaître toute la richesse qu’a été fondé il y a plus de dix ans le Groupe Acrobatique de Tanger, collectif d’acrobates traditionnels tourné vers la création contemporaine. Après avoir voyagé dans le monde entier avec des pièces comme Taoub, Azimut ou Chouf Ouchouf, les membres du Groupe Acrobatique de Tanger ont décidé de revenir aux sources de leur tradition. Comme les veillées de transe, le cercle de la Halka a la même fonction d’exutoire que celle des carnavals d’autrefois.

Sur scène, 14 acrobates et musiciens expriment les contradictions de leur monde partagé entre le sacré et le profane, l’authenticité et les emprunts, le goût pour le spectaculaire et la présence de l’invisible. Et comme si leur geste ne pouvait se déployer qu’avec la voix, ils accompagnent leurs mouvements de multiples sonorités. Entre poésie déclamée, chants et percussions, l’énergie des corps de cette formidable troupe de cirque se déploie au travers de jetés et autres tours de mains tourbillonnants. Au rythme des tambours, du tar, banjo et ribab… comme un joli pied de nez aux frontières qui veulent les empêcher de voler.

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Casse-Noisette

Entrons dans un univers féerique de merveilles et de chimères… Le monde que nous offre Jeroen Verbruggen, soliste virtuose des Ballets de Monte-Carlo et chorégraphe à l’imaginaire fertile. Sa vision originale de Casse-Noisette, chef d’oeuvre créé en 1892 par Marius Petipa sur une musique de Tchaïkovski, est portée par la danse exubérante, joyeuse, lyrique et tendre des danseurs du Ballet du Grand Théâtre de Genève.

Magnifiques dans la précision, l’élan et l’unisson, les danseurs évoluent dans un univers baroque au fil d’un récit mené tambour battant. Soli, duos et scènes d’ensemble se succèdent, insufflant une vision spectaculaire et racée de ce ballet-féerie en deux actes et trois tableaux. Le décor participe à la fête, comme un protagoniste plein de malice : boîte à secrets, miroirs ouverts, lustre de cristal garni de coupes de champagne…

Jeroen Verbruggen choisit de porter son regard sur Marie, une jeune fille intriguée par sa féminité et Drosselmeyer, un «Monsieur loyal » qui cache en lui le prince que Marie doit libérer. Par sa danse virevoltante et virtuose, il nous transporte au pays des merveilles d’Alice, dans un monde onirique irisé et tourbillonnant. Sous nos yeux grands ouverts les personnages se démultiplient, les teintes sombres et chatoyantes se succèdent tandis que l’insouciance et la frivolité se font reines pour interpeller nos âmes d’enfant.

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Tetris

représentations scolaires
• JEUDI 12 AVRIL À 10H ET À 14H
• VENDREDI 13 AVRIL À 10H

Résister le plus longtemps à la chute… Voici la règle d’or du jeu vidéo le plus populaire de la planète, Tetris. On y assemble harmonieusement des formes géométriques de tailles diverses tombant sur des lignes verticales. Inspiré par ce jeu vidéo, les danseurs du Ballet National de Marseille et du BNMNEXT explorent la relation à l’autre et le large éventail de connections possibles. Ici, pas de blocs colorés sur un écran, mais des stratégies du corps élaborées dans la légèreté du jeu : ils glissent les uns sur les autres, s’emboîtent, s’alignent, s’imbriquent et forment d’invraisemblables pyramides qui défient les lois de la gravité. 

En matière de combinaisons humaines, l’imagination du chorégraphe Erik Kaiel semble sans limites, démontrant qu’il existe mille et une façons d’occuper l’espace. Entre ordre, chaos et combinaisons infinies, les corps et les couleurs s’assemblent. Dans cette pièce extrêmement physique, ludique et d’une inventivité pleine de fantaisie, il illustre la façon dont un groupe se constitue et construit son propre langage. Salué par un enthousiasme partagé dans le monde entier et par le prix du festival IPAY (International Performing Arts for Youth) à Montréal, Tetris nous rappelle que depuis la nuit des temps le jeu est un outil précieux pour susciter la rencontre des humains et le tissage de leurs liens.

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Kurt Elling

Avec sa voix de baryton et une tessiture de quatre octaves, le plus charmeur des crooners de Chicago nous convie à vibrer au son d’un opus fort en sentiments, un set de variations en cinq langues autour de l’amour, avec le monde pour terrain de jeu. 

Après treize nominations aux Grammy Awards dont un remporté en 2009, Kurt Elling signe ici l’un de ses projets les plus ambitieux. En anglais, français, espagnol, portugais et allemand, les titres de cet album nous livrent les passions fondamentalement humaines qu’a vécu le jazzman à travers de belles rencontres, comme celle avec Arturo Sandoval, compositeur et instrumen- tiste de jazz, croisé par un heureux hasard sur une croisière aux Caraïbes. 

Le timbre de ténor est chaud et vibrant, les graves sont impeccables, le sens de l’improvisation et de l’art de la scène aiguisé. Kurt Elling porte avec lui cet art si délicat de faire swinguer les mots tout en se permettant les dérives les plus audacieuses. Des morceaux un brin mélancoliques de « The Verse » ou « Loch Tay Boat Song » aux titres plus joyeux de « Você Já Foi à Bahia », la profondeur des sentiments est explorée par ce quintet 4 étoiles dans le langage universel du jazz, par-delà les frontières.

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De(s)génération

Peace, unity, love and having fun !
En mettant en scène sa nouvelle pièce chorégraphique, Amala Dianor pose d’emblée son désir d’utopie à contre courant de la morosité ambiante : la joie, la performance, l’insouciance et l’insolence tissent de concert la trame de son hymne joyeux à la culture hip hop.

Après s’être distingué avec une force d’impact toujours aiguisée en tant qu’interprète dans les spectacles d’Abou Lagraa, de Farid Berki et d’Emmanuel Gat, il revient aujourd’hui sur son histoire du hip hop en s’entourant de six danseurs emblématiques du genre. Avec une équipe de trois générations de danseurs de haut vol, Amala Dianor explore l’évolution du style et la transmission transgénérationnelle. Entre ceux qui ont fait leur classe sur le bitume et les jeunes accros aux « démos de YouTube», les savoirs se croisent et établissent une nouvelle mémoire du mouvement.

Avec une belle générosité, De(s)génération lance un défi à la dégénérescence qui nous guette. Pour Amala Dianor, l’exigence est posée : préserver la culture du challenge et le goût de la performance du hip-hop, mais aussi son pur plaisir de danser ! Une réjouissante fête des corps et des personnalités qui en appelle à la bienveillance et à la solidarité entre individus, hommes et femmes, quels que soient les générations.

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Terre de colère

Christos Chryssopoulos est en Grèce l’un des écrivains les plus prolifiques et les plus originaux de sa génération, dont les livres traduits en cinq langues ont été distingués par des prix en Europe et aux États-Unis. Dans son dernier ouvrage Terre de colère, l’auteur évoque une Europe qui s’étiole, qui individualise les humains et les divise par la mise en compétition de leur vie. Nous sommes tour à tour confrontés aux idéologies racistes, à la violence au travail, aux relations entre hommes et femmes, à la cellule familiale, au milieu scolaire… L’incommunicabilité grandit au point que la colère s’impose alors comme ultime possibilité de sortir de soi, faisant de nous sa première victime. 

Ce texte s’est imposé avec évidence à la compagnie Et alors ! qui met en scène aujourd’hui ce qui préfigure l’avenir de tous les peuples placés sous le joug du totalitarisme économique. Sur le plateau, quatre acteurs évoluent dans un environnement urbain polymorphe, en résonnance avec l’esprit vagabond de Christos Chryssopoulos qui déambule au sein de plusieurs tableaux. Un subtil jeu de dialogues émerge et rend compte des difficultés de communication entre ceux qui possèdent la parole et ceux qui ne l’ont pas. Et au-delà, que faire de notre colère, où va-t-elle, à quoi sert-elle ? Une invitation à explorer la complexité de cette émotion qui peut à la fois ternir les plus justes rebellions comme faire éclore les plus beaux idéaux.

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Cellule

Une femme. Un corps, une énergie, une ombre, une lumière. Dans un espace confiné semblable à une cellule, un être survit, questionne et se rencontre en s’évadant par sa propre chair. Nach Van chorégraphie son propre solo pour nous transmettre sa vision de ce qui l’accompagne depuis de nombreuses années : le Krump, cette danse née dans les rues de Los Angeles au début des années 90.

En écho au Duende espagnol, cette danse urbaine très codifiée en appelle à l’expression des états intérieurs : être sincère et écouter le corps, recueillir l’intention qui le traverse, accepter la peur, la puissance, la possession et l’ivresse.

Nourrie de son expérience de danseuse auprès du chorégraphe Heddy Maalem (accueilli en 2015 avec Éloge du puissant royaume), Nach explore dans ce langage élaboré les énergies féroces du désir, de l’excès, de la souffrance, de la peur et de la jouissance. Dans l’éphémère de ses mouvements impulsés, comme pour fixer le présent et le faire vivre dans son corps, elle immortalise des instants de vie d’une grande puissance, entre prouesse physique et présence subtile.

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Robert Charlebois

Alain Bashung a dit de lui qu’il était l’un des premiers à introduire l’ironie dans la chanson québécoise… Muni de sa pensée agile et d’un humour au diapason, Robert Charlebois reprend la route de la scène pour un nouveau voyage électro-acoustique. Avec ses 300 chansons, une vingtaine d’albums et 50 ans de carrière, cet auteur-compositeur, musicien et interprète a su à la fois incarner le Québec libre et devenir une figure emblématique de la chanson francophone. 

50 ans de mots qui jouent et de mélodies qui rockent, de clowneries et d’humour bon enfant, de tendresse curieuse et de nostalgie joyeuse… Avec cette bonhommie au naturel qui le rend si attachant, Robert Charlebois a tourné avec Janis Joplin, enregistré avec Frank Zappa, mais aussi chanté avec Félix Leclerc et Gilles Vigneault. 

En pleine forme, c’est avec le même feu sacré qu’il partage aujourd’hui la scène accompagné de ses cinq musiciens. Des grands classiques de son répertoire à son dernier album Tout est bien aux arrangements sophistiqués, le chanteur québécois marie allègrement rock, blues et country. Avec ce goût de la satire et ce surréalisme jouisseur qu’on lui connaît, sa poétique ludique, sa vitalité jubilatoire et son indépendance moqueuse…