La Fugue en Question…

Deux chorégraphes aux esthétiques différentes transmettent leur passion à cinq jeunes talents, autour d’une thématique commune: la fugue. Béatrice Massin, référence de la danse baroque et Pierre Rigal, génial touche-à-tout aux influences multiples, façonnent avec habileté ce sublime grand écart chorégraphique. Ce programme original est conçu et porté par l’Adami, organisme de gestion des droits des artistes-interprètes. La fugue devient au 17ème siècle une véritable forme musicale au même titre que la sonate. Bach, Beethoven et de nombreux romantiques s’y sont essayé. Alors, quand on pose la question de savoir ce qui influencera Béatrice Massin, ce ne peut être pour elle qu’un hommage aux plus grands compositeurs de la musique baroque et à d’autres plus tardifs, qui questionnent et jouent avec les principes d’écriture et de contrepoint de la fugue. C’est donc au plus proche des principes d’écriture musicale que la chorégraphe décline son approche de ce thème, après plus de vingt-cinq années à faire vivre la danse baroque. De son côté, Pierre Rigal, dont les pièces sont largement inspirées par leur titre, confie que le terme “fugue” nourrit son imagination. Dans cette pièce, il détourne le thème de son sens premier, pour créer un décalage, une distorsion entre tragique et humour… Une chose est sûre, il ne manquera pas de nous surprendre! Ses créations vont de la danse contemporaine au hip hop, interprétées par des danseurs, des acrobates voire même des musiciens.

Spectacle naturellement accessible aux personnes malentendantes et sourdes

Retrouvez Béatrice Massin avec Le Bal Masqué, samedi 18 mai à 20h30 au Centre culturel Athanor à Guérande 

Danser Casa

Mourad Merzouki et Kader Attou, deux monstres sacrés de la danse hip hop se retrouvent autour de huit danseurs marocains virtuoses. Ils démontrent ensemble l’universalité de cette danse issue de la culture urbaine. C’est leur deuxième collaboration à l’étranger, après Mekech Mouchkin en 2003 avec des danseurs algériens. Mourad Merzouki et Kader Attou nous montrent l’étendue de leur savoir-faire lorsqu’il est mis en commun. Pour cela, les deux chorégraphes, pionniers du hip hop en France, sont allés à la recherche des meilleurs danseurs de Casablanca. En quête de belles rencontres et guidés par l’idée de transmission autour d’une écriture collective, ils se lancent dans cette nouvelle aventure. Les danseurs de hip hop développent et échangent des spécialités apprises souvent en autodidacte. Faite de ruptures, de mouvements décomposés, d’acrobaties et d’équilibres, cette danse complexe nous surprend encore et toujours. De la rue à la scène, les danseurs se surpassent pour sortir de leur zone de confort, avec force et enthousiasme ils livrent un admirable travail de groupe. Souvenez-vous, nous les avions déjà accueillis au Théâtre: Mourad Merzouki avec Pixel en 2016 et Kader Attou avec The Roots en 2014. Voici donc une occasion supplémentaire de découvrir le talent de ces deux complices qui sillonnent la France et l’étranger avec leurs spectacles depuis le début des années 90.

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Qui suis-je?

représentations scolaires
•  JEUDI 21 MARS À 14H
• VENDREDI 22 MARS À 10H ET À 14H

Vincent, jeune collégien, découvre ses premiers émois amoureux dans la période impitoyable de l’adolescence. Dans un décor fait de projections avec des bandes dessinées d’Hugues Barthe, il est confronté à ses désirs que d’autres jugent “anormaux”. Vincent est un élève banal et attachant de troisième. Un jour, un nouvel élève arrive dans sa classe, il s’appelle Cédric. Chamboulé, les notes de Vincent chutent, il ne comprend pas bien l’origine de son trouble. Aziz, son ami, prend de la distance. Myriam, elle, a tout compris. Elle lui envoie des signaux et fait des allusions, mais il ne les perçoit pas. Et pourtant c’est assez simple, il est tombé amoureux… mais d’un garçon. Adapté du roman de Thomas Gornet, trois comédiens donnent vie à ce récit intime et sensible, avec justesse et humour. Yann Dacosta nous montre avec finesse comment s’emparer d’un sujet jugé délicat pour questionner adolescents et adultes sur notre rapport aux autres.

Logo LSF  représentation du 21 mars à 19h30 adaptée en Langue des Signes Française (LSF) par le comédien Vincent Bexiga pour les spectateurs sourds ou mal-entendants. Réalisation Accès Culture. 

À l’issue de la représentation, une rencontre avec l’équipe artistique vous est proposée. Cette rencontre sera adaptée en LSF par une interprète d’Idem Interprétation.

Magnétic

Jérôme Thomas est la référence dans le monde du jonglage, un art qui l’a conduit à collaborer avec des artistes comme Michel Portal ou Jacques Higelin. Inspiré par HIC HOC, sa première création conçue il y a plus de vingt ans, il hypnotise ici les spectateurs avec quatre jongleuses-danseuses. Comme par le passé, sans trucage, ni décor, Jérôme Thomas dessine une nouvelle rêverie visuelle. Si la lumière joue un rôle fondamental dans cette création, elle permet surtout de capter notre attention à chaque instant. Sur une musique contemporaine de Wilfried Wendling, des balles entrent en suspension. Elles flottent puis forment un ballet, comme une invitation au songe. Quatre interprètes manipulent notre regard avec des élastiques par un jeu d’images cinétiques. Un impressionnant voyage onirique, révélé par de simples objets, se fabrique avec précision sous l’impulsion des jongleuses. Dans cette envoûtante promenade pour le regard et l’esprit, on se laisse emporter par les images en trompe-l’oeil. Finalement, on ne s’étonnera pas d’apprendre que Jérôme Thomas a également collaboré avec Roland Auzet sous le regard de Mathurin Bolze, il y a quelques années. Deux autres “magiciens” de l’espace scénique que vous pourrez découvrir cette saison au Théâtre.

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Barons perchés

Prenez votre envol avec ce deuxième voyage aérien de Mathurin Bolze! Deux acrobates complices et agiles défient la gravité avec une étonnante précision pour ne faire qu’un. On y retrouve le personnage de Bachir dans sa cabane. Il est confronté à son double. Est-ce son frère? Son jumeau? Ou peut-être même son ombre? Bachir veut vivre dans des mètres cubes plutôt que dans des mètres carrés, mais dans son refuge entre ciel et terre, où les plantes poussent tête en bas, son reflet lui joue des tours. Bachir a-t-il sombré dans la folie? A-t-il rêvé? S’invente-t-il un ami? Un duo de haute voltige prend place dans ce décor plein d’astuces. Une histoire poétique faite de vrilles, de sauts, de chutes, où les corps nous emportent dans leur parfaite synchronisation. Mathurin Bolze et Karim Messaoudi s’évadent du trampoline vers un imaginaire en suspension, ils questionnent la solitude, la fraternité et le temps qui passe. Ce duo renversant s’amuse à bousculer les repères visuels pour flotter entre les cintres et la scène de façon bluffante. Apprêtez-vous à franchir les portes d’une nouvelle dimension avec ce rendez-vous spectaculaire.

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Dans le cadre du 3 ème « Effet scènes » proposé par l’Association des Scènes Nationales

Fenêtres

Seul en piste, Karim Messaoudi s’envole dans cette incroyable performance chorégraphique entre grâce et apesanteur. Un trampoline, une cabane magique, un acrobate et beaucoup de talent sont réunis pour raconter cette fable poétique. Bachir veut vivre pleinement sa vie dans tous les sens du terme. Il ne veut plus vivre “à plat“, dans sa cabane en bois. Il rêve de vivre “en volume“ pour prendre place dans tout l’espace disponible que l’homme peut explorer. Rien n’est à sa place dans ce décor, le sol rebondit, le plancher se trouve à la verticale, tout est détourné et tous les gestes du quotidien sont à réinventer! Malgré sa solitude, sa quête d’affranchissement lui fera rencontrer d’autres voyageurs: des marins nostalgiques, des astronautes, Plume ou d’autres Philémons. Une danse dans les airs se dessine sous nos yeux. Avec virtuosité, Karim Messaoudi plane, vole et virevolte et s’affranchit de l’apesanteur pour nous éblouir. Cette oeuvre créée en 2002 par Mathurin Bolze n’en finit pas de séduire. Inspiré par le Baron perché d’Italo Calvino, ce spectacle lunaire, d’une inventivité singulière et ponctué d’humour, a conduit Mathurin Bolze sur le devant de la scène, devenant ainsi un artiste incontournable du cirque contemporain.

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Dans le cadre du 3 ème « Effet scènes » proposé par l’Association des Scènes Nationales

IT Dansa

Ces seize jeunes danseurs issus des quatre coins du monde redonnent vie avec fougue à deux pièces issues du répertoire et présentent la création d’une chorégraphe catalane, dans cette soirée en trois parties.

Whim
Le chorégraphe suédois Alexander Ekman dresse le portrait de l’être humain à travers ses émotions. Heureux, triste, en colère, nerveux, stressé, inquiet, ou encore déçu… autant de sentiments contradictoires qui devraient, selon toute logique, nous conduire à la folie. De Vivaldi à Nina Simone, la musique souligne un impressionnant travail de choeur où les sentiments se succèdent dans ce voyage corporel et émotionnel.

Kaash
Nous retrouvons Akram Khan après son passage en 2014 au Théâtre avec Desh. Kaash, qui signifie “si seulement” en hindi, est un pont entre la danse kathak indienne et la danse contemporaine créée par le chorégraphe anglais. Une gestuelle impressionnante soulève les corps pour évoquer les dieux hindous, la création du monde et sa destruction. Entre ombre et lumière, les percussions de la composition musicale imposent aux danseurs exigence et rigueur, pour composer avec précision cette traversée vers le chaos.

The Prom
Quand l’invitation à une fête se transforme en cauchemar! Devoir interagir avec des inconnus et se sentir dévisagé peut mettre mal à l’aise. Certains cherchent une bonne excuse pour ne pas y aller, d’autres finissent par se forcer pour se prouver qu’ils en sont capables, mais en vain. Ces personnes n’ont pas encore enlevé leurs manteaux en franchissant la porte, qu’elles regrettent déjà d’être venues. La chorégraphe barcelonaise Lorena Nogal, sur des musiques des années 80, explore toutes ces situations inconfortables auxquelles nous sommes parfois confrontés au milieu d’une ambiance festive.

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Dans le cadre du 3 ème « Effet scènes » proposé par l’Association des Scènes Nationales

Belladonna

représentations scolaires au Théâtre
•  MARDI 26 FÉVRIER À 10H
• MERCREDI 27 FÉVRIER À 10H

Poursuivant son exploration d’univers fantastiques, Nathalie Pernette invoque trois sorcières. Trois générations de femmes complices nous offrent une danse envoûtante, cuite au chaudron magique. La belladonna qui signifie “belle femme“ est une fleur, à la fois remède et poison. Ce sont exactement les mêmes caractéristiques que l’on attribue aux magiciennes, tantôt elles soignent, tantôt elles tuent. Les sorcières alimentent contes et légendes et inspirent les auteurs et réalisateurs qui enrichissent eux aussi cette image fantasmagorique. En mêlant vidéo et musique pour créer une sorte de sabbat hypnotique, c’est au tour de la chorégraphe de raviver les flammes du chaudron et d’évoquer cette figure féminine secrète, puissante voire maléfique. Comme dans de nombreuses peintures, trois âges de la vie sont ici représentés par trois générations de danseuses. Elles rusent d’incantations et dessinent les silhouettes de toutes ces femmes extraordinaires qui fascinent le monde depuis des siècles.

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Belladonna est coproduit par le Théâtre de Saint-Nazaire et le CCNN – Centre Chorégraphique National de Nantes, dans le cadre de leur collaboration en faveur de la création chorégraphique

Dans le cadre du 3 ème « Effet scènes » proposé par l’Association des Scènes Nationales

The Elephant in the Room

Trois dandys et une jeune mariée dans un salon des années trente. Une intrigue en noir et blanc se déroule entre quatre acrobates et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils n’ont pas froid aux yeux! Entre main à main et haute voltige, ils n’ont aucune limite. C’est un véritable tour de force à mi-chemin entre théâtre, cirque et film hollywoodien que nous offrent les artistes du Cirque Le Roux. Leur parcours est époustouflant! Après avoir dansé à Broadway dans des comédies musicales et s’être produits avec la compagnie de cirque Les 7 Doigts de la Main, ils décident de créer leur propre show. Délicieusement burlesque et drôlement rétro, une intrigue se déroule sous les projecteurs. Quel est donc ce secret que Miss Betty, son mari, son amant et son majordome cherchent à cacher? Entre vrilles et saltos, ce quatuor nous embarque dans une enquête pleine de rebondissements et les costumes chics des personnages ne les empêchent pas de se livrer à des acrobaties épatantes, bien au contraire…

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The Falling Stardust

On se réjouit de retrouver le chorégraphe Amala Dianor au Théâtre. Après Man Rec et De(s)génération, il se lance dans une création pour neuf danseurs aux univers multiples. Une poussière d’étoile qui scintillera certainement dans la galaxie de la danse. Amala Dianor aime détourner la technique d’une danse pour créer de nouvelles esthétiques. Après une composition 100% hip hop accueillie la saison passée, son attention se porte aujourd’hui sur la danse classique. Animé par l’envie de modeler cet art en une gestuelle épurée, Amala Dianor souhaite conserver la technique brute et la rigueur qu’elle impose tout en la détournant du ballet. Au contact d’autres interprètes aux techniques variées (hip hop, danse contemporaine…), le chorégraphe provoque une rencontre qui fragilise les danseurs classiques. Ils se confrontent à d’autres styles pour composer un langage chorégraphique inédit. Celui qui s’est distingué dans des interprétations hip hop, contemporaines, néo-classiques et afro-contemporaines auprès d’Abou Lagraa, Farid Berki, Pierre Bolo et Annabelle Loiseau, prolonge son précédent travail déjà entamé avec Quelque part au milieu de l’infini. Des morceaux musicaux d’Awir Léon emmèneront cette constellation de danseurs vers une danse plurielle, sans doute universelle.

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