Belles et bois

représentations scolaires au Théâtre
•  JEUDI 8 NOVEMBRE À 14H
• VENDREDI 9 NOVEMBRE À 10H ET À 14H

Il était une fois, un spectacle mêlant danse, conte et théâtre… Toutes les versions de La Belle au bois dormant y sont réunies en une seule histoire. Un tourbillon déjanté de princes, de princesses, de grenouilles et de fées s’anime joyeusement sous nos yeux. Avec beaucoup d’humour les danseurs d’Emmanuelle Vo-Dinh composent une histoire sans fin. Ils jouent malicieusement avec les versions de Perrault, des frères Grimm, de Walt Disney ou encore de Tchaïkovski. Combien de fées se penchent sur le berceau de la princesse? Treize, sept ou trois? Aurore dort-elle un siècle ou 36500 jours? Le prince l’embrasse-t-il vraiment? Dans un rythme de plus en plus soutenu, Belles et bois convie les spectateurs à franchir les limites de l’imaginaire. Les quatre danseurs racontent, reviennent en arrière, se reprennent et se méprennent, construisant une variation infinie d’histoires. Un univers joyeux et surréaliste où rien n’est figé et tout peut se (re)jouer!

 

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La Fugue en Question…

Deux chorégraphes aux esthétiques différentes transmettent leur passion à cinq jeunes talents, autour d’une thématique commune: la fugue. Béatrice Massin, référence de la danse baroque et Pierre Rigal, génial touche-à-tout aux influences multiples, façonnent avec habileté ce sublime grand écart chorégraphique. Ce programme original est conçu et porté par l’Adami, organisme de gestion des droits des artistes-interprètes. La fugue devient au 17ème siècle une véritable forme musicale au même titre que la sonate. Bach, Beethoven et de nombreux romantiques s’y sont essayé. Alors, quand on pose la question de savoir ce qui influencera Béatrice Massin, ce ne peut être pour elle qu’un hommage aux plus grands compositeurs de la musique baroque et à d’autres plus tardifs, qui questionnent et jouent avec les principes d’écriture et de contrepoint de la fugue. C’est donc au plus proche des principes d’écriture musicale que la chorégraphe décline son approche de ce thème, après plus de vingt-cinq années à faire vivre la danse baroque. De son côté, Pierre Rigal, dont les pièces sont largement inspirées par leur titre, confie que le terme “fugue” nourrit son imagination. Dans cette pièce, il détourne le thème de son sens premier, pour créer un décalage, une distorsion entre tragique et humour… Une chose est sûre, il ne manquera pas de nous surprendre! Ses créations vont de la danse contemporaine au hip hop, interprétées par des danseurs, des acrobates voire même des musiciens.

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Retrouvez Béatrice Massin avec Le Bal Masqué, samedi 18 mai à 20h30 au Centre culturel Athanor à Guérande 

Danser Casa

Mourad Merzouki et Kader Attou, deux monstres sacrés de la danse hip hop se retrouvent autour de huit danseurs marocains virtuoses. Ils démontrent ensemble l’universalité de cette danse issue de la culture urbaine. C’est leur deuxième collaboration à l’étranger, après Mekech Mouchkin en 2003 avec des danseurs algériens. Mourad Merzouki et Kader Attou nous montrent l’étendue de leur savoir-faire lorsqu’il est mis en commun. Pour cela, les deux chorégraphes, pionniers du hip hop en France, sont allés à la recherche des meilleurs danseurs de Casablanca. En quête de belles rencontres et guidés par l’idée de transmission autour d’une écriture collective, ils se lancent dans cette nouvelle aventure. Les danseurs de hip hop développent et échangent des spécialités apprises souvent en autodidacte. Faite de ruptures, de mouvements décomposés, d’acrobaties et d’équilibres, cette danse complexe nous surprend encore et toujours. De la rue à la scène, les danseurs se surpassent pour sortir de leur zone de confort, avec force et enthousiasme ils livrent un admirable travail de groupe. Souvenez-vous, nous les avions déjà accueillis au Théâtre: Mourad Merzouki avec Pixel en 2016 et Kader Attou avec The Roots en 2014. Voici donc une occasion supplémentaire de découvrir le talent de ces deux complices qui sillonnent la France et l’étranger avec leurs spectacles depuis le début des années 90.

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IT Dansa

Ces seize jeunes danseurs issus des quatre coins du monde redonnent vie avec fougue à deux pièces issues du répertoire et présentent la création d’une chorégraphe catalane, dans cette soirée en trois parties.

Whim
Le chorégraphe suédois Alexander Ekman dresse le portrait de l’être humain à travers ses émotions. Heureux, triste, en colère, nerveux, stressé, inquiet, ou encore déçu… autant de sentiments contradictoires qui devraient, selon toute logique, nous conduire à la folie. De Vivaldi à Nina Simone, la musique souligne un impressionnant travail de choeur où les sentiments se succèdent dans ce voyage corporel et émotionnel.

Kaash
Nous retrouvons Akram Khan après son passage en 2014 au Théâtre avec Desh. Kaash, qui signifie “si seulement” en hindi, est un pont entre la danse kathak indienne et la danse contemporaine créée par le chorégraphe anglais. Une gestuelle impressionnante soulève les corps pour évoquer les dieux hindous, la création du monde et sa destruction. Entre ombre et lumière, les percussions de la composition musicale imposent aux danseurs exigence et rigueur, pour composer avec précision cette traversée vers le chaos.

The Prom
Quand l’invitation à une fête se transforme en cauchemar! Devoir interagir avec des inconnus et se sentir dévisagé peut mettre mal à l’aise. Certains cherchent une bonne excuse pour ne pas y aller, d’autres finissent par se forcer pour se prouver qu’ils en sont capables, mais en vain. Ces personnes n’ont pas encore enlevé leurs manteaux en franchissant la porte, qu’elles regrettent déjà d’être venues. La chorégraphe barcelonaise Lorena Nogal, sur des musiques des années 80, explore toutes ces situations inconfortables auxquelles nous sommes parfois confrontés au milieu d’une ambiance festive.

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Dans le cadre du 3 ème « Effet scènes » proposé par l’Association des Scènes Nationales

Belladonna

représentations scolaires au Théâtre
•  MARDI 26 FÉVRIER À 10H
• MERCREDI 27 FÉVRIER À 10H

Poursuivant son exploration d’univers fantastiques, Nathalie Pernette invoque trois sorcières. Trois générations de femmes complices nous offrent une danse envoûtante, cuite au chaudron magique. La belladonna qui signifie “belle femme“ est une fleur, à la fois remède et poison. Ce sont exactement les mêmes caractéristiques que l’on attribue aux magiciennes, tantôt elles soignent, tantôt elles tuent. Les sorcières alimentent contes et légendes et inspirent les auteurs et réalisateurs qui enrichissent eux aussi cette image fantasmagorique. En mêlant vidéo et musique pour créer une sorte de sabbat hypnotique, c’est au tour de la chorégraphe de raviver les flammes du chaudron et d’évoquer cette figure féminine secrète, puissante voire maléfique. Comme dans de nombreuses peintures, trois âges de la vie sont ici représentés par trois générations de danseuses. Elles rusent d’incantations et dessinent les silhouettes de toutes ces femmes extraordinaires qui fascinent le monde depuis des siècles.

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Belladonna est coproduit par le Théâtre de Saint-Nazaire et le CCNN – Centre Chorégraphique National de Nantes, dans le cadre de leur collaboration en faveur de la création chorégraphique

Dans le cadre du 3 ème « Effet scènes » proposé par l’Association des Scènes Nationales

The Falling Stardust

On se réjouit de retrouver le chorégraphe Amala Dianor au Théâtre. Après Man Rec et De(s)génération, il se lance dans une création pour neuf danseurs aux univers multiples. Une poussière d’étoile qui scintillera certainement dans la galaxie de la danse. Amala Dianor aime détourner la technique d’une danse pour créer de nouvelles esthétiques. Après une composition 100% hip hop accueillie la saison passée, son attention se porte aujourd’hui sur la danse classique. Animé par l’envie de modeler cet art en une gestuelle épurée, Amala Dianor souhaite conserver la technique brute et la rigueur qu’elle impose tout en la détournant du ballet. Au contact d’autres interprètes aux techniques variées (hip hop, danse contemporaine…), le chorégraphe provoque une rencontre qui fragilise les danseurs classiques. Ils se confrontent à d’autres styles pour composer un langage chorégraphique inédit. Celui qui s’est distingué dans des interprétations hip hop, contemporaines, néo-classiques et afro-contemporaines auprès d’Abou Lagraa, Farid Berki, Pierre Bolo et Annabelle Loiseau, prolonge son précédent travail déjà entamé avec Quelque part au milieu de l’infini. Des morceaux musicaux d’Awir Léon emmèneront cette constellation de danseurs vers une danse plurielle, sans doute universelle.

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Celui qui tombe

À mi-chemin entre chorégraphie et acrobatie, trois hommes et trois femmes évoluent sur un plateau mouvant qui bascule, tangue et s’incline. Un dispositif scénique original imaginé par Yoann Bourgeois où les corps chutent, se relèvent, s’enlacent, tentent de garder l’équilibre en défiant les lois de la gravité. C’est une sorte de huis clos chorégraphique qui se déroule sur scène. Six acrobates sont soumis aux aléas d’un plateau qui prend vie. Tel un septième interprète, le sol est en mouvement perpétuel et les oblige à se tordre et s’agripper. Ils se courbent pour appréhender la force centrifuge de cette embarcation de fortune, une véritable poésie des corps se met en place, une chorégraphie vertigineuse. Le cirque que défend Yoann Bourgeois est novateur, il joue avec les notions d’équilibre, de limite ou de risque. Débarrassées des codes traditionnels, ses créations permettent à chaque spectateur de s’inventer sa propre histoire. Ainsi chacun assistera à une autre vision du vivre ensemble, dans laquelle l’entraide est souvent essentielle. Retenez votre souffle et agrippez vos accoudoirs car les moments de grâce et les sueurs froides sont au rendez-vous!

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La Figure du baiser

Frôlements de mains, regards appuyés ou coup d’oeil fugace, ces petits gestes et moments suspendus symbolisent les prémices de la séduction lors d’une rencontre amoureuse. Dans l’écrin de verdure du Jardin des Plantes, trois couples de danseurs nous invitent à les suivre dans un musée à ciel ouvert pour ressentir ce chavirement qui bouleverse les coeurs. Nathalie Pernette nous convie à un moment de flânerie dans un cadre romantique. Dans le deuxième volet de son triptyque Une pierre presque immobile, elle s’inspire avec subtilité de statues érotiques. Il y a un art du dévoilement dans les statues de Canova, une forme de pudeur irrésistible qui suscite la curiosité de la chorégraphe. S’allonger, enlacer, effleurer, embrasser, griffer, mordre sont autant d’actes pour suggérer la passion des corps. Les danseurs évoluent au milieu du public, parfois les corps se figent en sculptures. Ils invitent les spectateurs à les contempler de plus près, pour déambuler au milieu de cette galerie d’art. Une succession de poses et de danses énergiques se met en place pour mieux observer la naissance du mouvement dans les corps. Avec la complicité d’Eros, il s’échappe de cette danse des instants somptueux et furtifs. Laissez-vous transpercer par la flèche de Cupidon, en répondant présent à cette rêverie amoureuse.

It’s going to get worse and worse and worse, my friend

P.A.N.G ! est un pas de côté dans la saison du Théâtre, une invitation à vivre des expériences singulières et intenses, à être déplacé dans sa posture habituelle de spectateur. Pour cette première édition, huit propositions artistiques, accueillies au Théâtre et au Cinéma, investissent le temps, l’espace et le rapport entre spectateurs et artistes de façon originale et inhabituelle. Toutes questionnent la musicalité – du son ou de la parole – la puissance de sa cadence, de sa rythmique, de son timbre et son impact sur le corps. Troublantes, envoûtantes ou ludiques, ces créations offrent un voyage unique dans le champ de la création artistique.

Habituée des scènes internationales, la chorégraphe et danseuse flamande Lisbeth Gruwez compose un solo magnétique d’une impeccable précision. Comment la parole fascine-t-elle? Comment les mots peuvent-ils devenir des armes, aussi facilement qu’une idée peut devenir une bombe? Comment une gestuelle élégante amplifie-t-elle le charisme de certains orateurs? Car c’est bien de cela dont il est question dans ce spectacle. Lisbeth Gruwez danse des mots, le corps en mouvement, elle interprète la violence de la parole. La partie sonore du spectacle repose sur un discours découpé d’un téléévangéliste mais qui pourrait être celui d’un dictateur au destin bien plus sombre. Celle qui fut l’égérie de Jan Fabre dénonce la violence folle et la manipulation qui se cachent sous des gestes et des voix parfois très douces. Mais elle danse aussi l’extase qui peut surgir de ces discours passionnés. Un moment de danse fascinant, à ne manquer sous aucun prétexte.

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Pode Ser

P.A.N.G ! est un pas de côté dans la saison du Théâtre, une invitation à vivre des expériences singulières et intenses, à être déplacé dans sa posture habituelle de spectateur. Pour cette première édition, huit propositions artistiques, accueillies au Théâtre et au Cinéma, investissent le temps, l’espace et le rapport entre spectateurs et artistes de façon originale et inhabituelle. Toutes questionnent la musicalité – du son ou de la parole – la puissance de sa cadence, de sa rythmique, de son timbre et son impact sur le corps. Troublantes, envoûtantes ou ludiques, ces créations offrent un voyage unique dans le champ de la création artistique.

Pode Ser signifie “peut-être” en portugais. Pode Ser illustre la difficulté d’être soi, il y est question d’aspirations mais aussi de désarroi. Peut-être simplement le désarroi d’être au monde et de n’être que soi. Leïla Ka, danseuse et chorégraphe nazairienne, s’engage dans un dialogue brut en quête des identités multiples qui constituent l’être humain. Elle affronte le rapport à soi-même, à l’autre, à la société et s’élance dans une sorte de combat infini. Comme un hommage à ceux qui nous ont sculptés, aux paroles qui nous ont forgés, à ce que l’on rêverait d’être, à ce que l’on aurait pu être, Leïla se dévoile.