Ma Famille

représentations scolaires au Théâtre
•  JEUDI 15 NOVEMBRE À 14H
• VENDREDI 16 NOVEMBRE À 14H

Voici un conte drôle et cruel, dans lequel onze personnages interprétés par deux comédiennes livrent une farce caustique sur les liens familiaux. Dans cette histoire qui se déroule en Uruguay, on vend les enfants comme on respire. Déraillement d’une société de consommation poussée à l’extrême, il n’existe plus de limites pour ces “affreux, sales et méchants”. L’étrange histoire familiale d’un jeune garçon se profile sous nos yeux stupéfaits. Fort éloigné de nos moeurs, l’endroit où se déroule cette fiction est enclin à d’étranges pratiques. Ici, si le frigidaire tombe en panne, ou si les fins de mois sont difficiles, on vend sa progéniture. Les deux interprètes derrière leur table, éclairées par de simples lampes de bureau, distillent avec mordant mimiques et grimaces. Elles utilisent les effets de voix et de jeu pour donner vie à chacun des personnages de ce récit grinçant. Camille Kerdellant et Rozenn Fournier de la compagnie KF interprètent avec férocité ce texte au vitriol de Carlos Liscano.

En partenariat avec la Ville de Paimbœuf

blablabla

représentations scolaires
• LUNDI 29 AVRIL À 10H30 ET À 14H
• MARDI 30 AVRIL À 14H

blablabla est une performance vocale, un jeu de piste dans lequel se démène Armelle Dousset pour retranscrire à l’oral de nombreux enregistrements collectés à hauteur d’enfant. Elle transforme sa voix et fait surgir de ses mots, des paysages et des ambiances qui nous saisissent. blablabla fait se succéder dans une même bouche des paroles issues de genres, de registres ou de situations différentes. Lieu de croisement entre le quotidien et le féerique, le documentaire et la fiction, le parlé et le chanté, ce spectacle nous projette dans un tourbillon vocal délirant qui ouvre à tout vent les portes de l’imaginaire: le chef de train nous accueille à bord du TGV n°1456. Un commentateur sportif suit et nomme les joueurs d’un match de foot. Un jouet parle. Le photomaton débite ses instructions. La reine de coeur veut couper des têtes. En jouant avec les accents, les intonations et son corps, Armelle Dousset donne vie avec énergie à une multitude de personnages vivants et drôles. Elle est percutante dans ses enchaînements et nous surprend avec ses imitations qui plongent les plus grands dans un bain de jouvence.

En partenariat avec Athénor

Qui suis-je?

représentations scolaires
•  JEUDI 21 MARS À 14H
• VENDREDI 22 MARS À 10H ET À 14H

Vincent, jeune collégien, découvre ses premiers émois amoureux dans la période impitoyable de l’adolescence. Dans un décor fait de projections avec des bandes dessinées d’Hugues Barthe, il est confronté à ses désirs que d’autres jugent “anormaux”. Vincent est un élève banal et attachant de troisième. Un jour, un nouvel élève arrive dans sa classe, il s’appelle Cédric. Chamboulé, les notes de Vincent chutent, il ne comprend pas bien l’origine de son trouble. Aziz, son ami, prend de la distance. Myriam, elle, a tout compris. Elle lui envoie des signaux et fait des allusions, mais il ne les perçoit pas. Et pourtant c’est assez simple, il est tombé amoureux… mais d’un garçon. Adapté du roman de Thomas Gornet, trois comédiens donnent vie à ce récit intime et sensible, avec justesse et humour. Yann Dacosta nous montre avec finesse comment s’emparer d’un sujet jugé délicat pour questionner adolescents et adultes sur notre rapport aux autres.

Logo LSF  représentation du 21 mars à 19h30 adaptée en Langue des Signes Française (LSF) par le comédien Vincent Bexiga pour les spectateurs sourds ou mal-entendants. Réalisation Accès Culture. 

À l’issue de la représentation, une rencontre avec l’équipe artistique vous est proposée. Cette rencontre sera adaptée en LSF par une interprète d’Idem Interprétation.

Parlement

Seule derrière un pupitre, Emmanuelle Lafon donne vie à des paroles issues du quotidien. Avec sa voix et son habileté, elle offre une traversée jubilatoire de notre culture commune dans laquelle chacun se reconnaît. Qu’y a t-il de commun entre les dialogues de Louis de Funès, un commentaire de tiercé, une conférence de Jacques Lacan, un extrait de South Park, le flow d’Eminem, un message laissé sur un répondeur, les questions de Julien Lepers, Les Feux de l’amour en VF, un discours de Léon Blum ou de Bill Clinton, une annonce dans le métro, les déclamations de Sarah Bernhardt, des conversations enregistrées au café du coin? Si l’on tend bien l’oreille, on y retrouvera sûrement des intonations similaires, des phrasés qui se confondent ou une ressemblance dans une adresse directe à un interlocuteur. Dans cette mise en scène de Joris Lacoste, Emmanuelle Lafon déroule une partition sonore proche de la performance. C’est un remarquable moment de théâtre. Intelligent et foisonnant, Parlement est la première création de l’Encyclopédie de la parole, à ne pas manquer!

Dans le cadre du 3 ème « Effet scènes » proposé par l’Association des Scènes Nationales

Mon cœur

Inspirée par des témoignages de victimes du médicament Mediator et par sa rencontre avec Irène Frachon, Pauline Bureau retrace l’histoire d’une femme qui devient une héroïne. Face à l’un des plus grands scandales sanitaires français elle devra s’armer de courage et de détermination pour se réapproprier son corps et sa dignité. Mon coeur interroge le combat des lanceurs d’alerte et celui des victimes. On y fait la connaissance de Claire Tabard, hantée depuis l’enfance par ses problèmes de poids. Après sa grossesse elle souhaite maigrir. Un médecin lui prescrit du Mediator. Sa descente aux enfers va commencer. Des années plus tard elle comprend, en entendant Irène Frachon à la radio, que ce sont ces pilules qui ont failli lui coûter la vie. Un long processus s’enclenche pour faire reconnaître son statut de victime. Accompagnée par Hugo, un avocat spécialisé en droit des victimes et par Irène, “sa guerrière”, elle se lance dans une lutte impitoyable contre les fabricants du poison qu’elle a ingéré. Après son passage au Théâtre la saison dernière avec Dormir cent ans, Molière du jeune public 2017, Pauline Bureau revient à Saint-Nazaire avec un sujet plus grinçant et glaçant. On frémit et on sourit aussi, du sort de ces deux femmes courageuses que rien ne peut arrêter.

Logo handicap visuel La représentation du 30 novembre est disponible en audiodescription pour les spectateurs non-voyants ou malvoyants. Réalisation Accès Culture

L’accueil de ce spectacle bénéficie du dispositif de soutien à la diffusion « Avis de Tournée » porté par l’Odia Normandie, la Région Pays de la Loire et Spectacle Vivant en Bretagne.

Don Quichotte

représentations scolaires
•  VENDREDI 1ER FÉVRIER À 14H À LA SALLE JEAN CUTULLIC À PAIMBŒUF
•  LUNDI 4 FÉVRIER À 10H ET À 14H AU THÉÂTRE

Un spectacle de cape et d’épée à voir en famille! Anne-Laure Liégeois nous plonge dans le parcours initiatique de Don Quichotte. Enfilez vos armures pour une traversée épique et énergique! Dans sa quête impossible pour combattre l’injustice et défendre l’opprimé, Don Quichotte cherche un coeur qui l’accompagnerait. Car “un chevalier sans amour est comme un arbre sans fruit”. À la recherche de sa dulcinée, il nous entraîne dans ses aventures chevaleresques entre rêve et réalité. Et quel meilleur endroit que le décor d’un théâtre pour raconter toutes ces aventures! Don Quichotte aime les récits où les chevaliers triomphent des dragons, il aime lire et devient ce qu’il lit. Accompagné de Sancho Panza, fidèle témoin de tous ses exploits, il va son chemin et rencontre de terribles géants qui se transforment en moulins à vent. Et tous ces soldats qu’il aperçoit, s’agit-il pas plutôt de moutons? Sancho Panza aime qu’on lui lise des histoires. Avec l’aide de Don Quichotte il apprendra à lire et retrouvera sa liberté. Au milieu des plaines espagnoles, des danseuses de fandango et des marchands aux allures de toréador, nos deux amis décrivent un périple joyeux, une histoire d’amitié et de chevalerie. L’énergie survitaminée de trois formidables comédiens donne vie aux multiples personnages et à cette trépidante adaptation de Cervantès.

En partenariat avec les Villes de Paimbœuf et de Trignac

Suivre les morts

Les recherches de deux sociologues nantaises sont à l’origine de cette création de Monique Hervouët. Ensemble, elles abordent ces questions essentielles: qu’est-ce que les morts font faire aux vivants? Comment enterre-t-on ses proches dans leur pays d’origine? Comment les rapatrier? Quelles contraintes et quels choix peuvent-ils engendrer? Nous sommes tous démunis face à la mort et souvent peu armés pour effectuer les dernières formalités. La mort laisse place à des rituels traditionnels ou religieux, encadrés par des lois. Anne Bossé et Élisabeth Pasquier, toutes deux sociologues, ont rencontré des professionnels du funéraire, du fret aérien, des médecins, des gestionnaires de cimetières mais aussi des filles et des fils de migrants témoignant du rapatriement d’un de leurs morts. Avec toute cette matière, Monique Hervouët et sa compagnie Banquet d’Avril nous racontent les moyens techniques et juridiques qui sont mis à disposition des familles pour dire au revoir à leurs proches. Elle y expose aussi les difficultés auxquelles certains sont confrontés en apportant un regard neuf sur la diversité culturelle française. Sur scène, trois comédiens partagent avec émotion une expérience artistique combinant théâtre et sciences sociales. Les morts ne se déplacent peut-être plus, mais ils font parfois faire de grands détours aux vivants.

Bigre

Trois voisins, trois appartements, trois vies entrecroisées. Enchaînant maladresses et postures délicates, trois comédiens se livrent à de véritables prouesses. La précision de leur mécanique sans faille n’a qu’un seul but: vous faire rire! On a tous des amis qui ont le don de se fourrer dans des situations improbables. Imaginez maintenant ces amis vivant sur le même palier que d’autres malchanceux de la vie. Cela donnerait Bigre. Sans paroles, comme dans un film muet à la Chaplin, ils échouent et ratent tout ce qu’ils entreprennent. Une jeune femme et son poisson rouge, un accro aux nouvelles technologies et un jeune homme se croisent, les affinités se créent. L’infortune de chacun s’additionne à celle des autres, offrant une partition de gags millimétrés qui défile dans un décor recelant mille et une surprises. Quand la solitude guette, il faut apprendre à vivre ensemble, peu importe si tout se transforme en pagaille générale! Pierre Guillois signe avec succès un mélodrame burlesque qui a affolé la critique et décroché le Molière de la meilleure comédie en 2017. Certains l’ont alors comparé au génie de Mr Bean, à Jérôme Deschamps, ou encore, à un certain Jacques Tati…

Spectacle naturellement accessible aux personnes malentendantes et sourdes.

À vif

Dans une joute oratoire écrite et jouée par Kery James, deux avocats s’affrontent. L’État est-il responsable de la situation actuelle des banlieues en France? Dans ce récit forcément politique, personne n’est épargné. Kery James est Maître Soulaymaan. Il affirme que les citoyens sont responsables de leur situation. Face à lui, Yannik Landrein est Maître Yann. Il tente de démontrer que ce sont des erreurs commises par l’État qui ont conduit les banlieues à devenir ce qu’elles sont aujourd’hui. Dans ce concours d’éloquence, ils portent un texte ciselé et percutant, étoffé d’analyses claires. Avec des paroles justes, fines et parfois ironiques, ils secouent les clichés qui divisent et nous bousculent dans nos convictions. Comment la parole nous libère, nous convainc ou nous trompe, sur un sujet aussi brûlant que celui-là? On voit peu à peu se former l’art de la contestation et un discours engagé, propre à Kery James. Après avoir rempli des Zéniths et collaboré avec des artistes comme Salif Keita, les Nubians ou Youssoupha, le rappeur nous livre une autre facette de ses multiples talents.

Saigon

Saigon est fait d’allers-retours entre le Vietnam de 1956 et la France de 1996. Dans un décor de restaurant, des personnages nous racontent l’exil et la difficulté de se reconstruire dans un autre pays. C’est une bouleversante fiction documentée que nous livre Caroline Guiela Nguyen avec ses onze comédiens. Dans un grand récit choral regroupant français et vietnamiens, elle nous propose une plongée dans la vie d’expatriés pour nous offrir un spectacle en cinémascope composé d’ellipses. Au sortir de la guerre d’Indochine, certains doivent s’exiler de gré ou de force alors que d’autres reviennent au pays. Ils ont en commun des chansons, des paysages ou une langue, qui pour certains n’existe plus que dans leur mémoire. Le restaurant vietnamien où se déroule l’action agit comme une capsule spatio-temporelle entre Paris et Saigon. On vient y manger, boire, chanter, danser, s’aimer et se souvenir des absents. Le passé a des répercussions sur le présent et les histoires d’amour sont empreintes de nostalgie et parfois de mensonges. Chargée d’histoires, Saigon est une ville qui n’existe plus, aujourd’hui elle agit comme un douloureux fantôme dans la mémoire des personnages qui l’ont habitée. À travers les destins individuels brisés et à jamais exilés, Caroline Guiela Nguyen et les Hommes Approximatifs font entendre la rumeur insistante de ces oubliés, ces invisibles. Salué par la critique et le public lors du Festival d’Avignon en 2017, Saigon est une fresque d’envergure qui nous touche au plus profond.