Petites traces

La Compagnie Nomorpa divertit les tout petits sous le regard complice des plus grands. Cette pièce interactive débute autour d’une feuille blanche géante. Avec la participation du public, des formes aléatoires sont peintes ou dessinées en musique. Une histoire à écrire tous ensemble! C’est un espace de liberté où chacun peut se laisser aller à ses émotions. On y entre par une porte, un sas, qui nous invite à l’écoute. Avec différents outils bruts tels que des craies, de la peinture, du sable, des fusains ou des jeux d’ombres, la comédienne, metteure en scène et plasticienne Sidonie Brunellière conçoit un spectacle pour les plus jeunes. Autour de formes graphiques (carrés, ronds, spirales…), d’actions (ramper, plier, déchirer, étaler…), ou de différents procédés comme la transparence, elle fabrique des correspondances entre images, sons et mouvements. Venez participer à la création de ce dessin musical, qui prendra forme petit à petit. À la fin du spectacle chacun pourra se remémorer joyeusement ce parcours fait de traces qui composent cette oeuvre picturale collective.

En partenariat avec la ville de Montoir-de-Bretagne

blablabla

représentations scolaires
• LUNDI 29 AVRIL À 10H30 ET À 14H
• MARDI 30 AVRIL À 14H

blablabla est une performance vocale, un jeu de piste dans lequel se démène Armelle Dousset pour retranscrire à l’oral de nombreux enregistrements collectés à hauteur d’enfant. Elle transforme sa voix et fait surgir de ses mots, des paysages et des ambiances qui nous saisissent. blablabla fait se succéder dans une même bouche des paroles issues de genres, de registres ou de situations différentes. Lieu de croisement entre le quotidien et le féerique, le documentaire et la fiction, le parlé et le chanté, ce spectacle nous projette dans un tourbillon vocal délirant qui ouvre à tout vent les portes de l’imaginaire: le chef de train nous accueille à bord du TGV n°1456. Un commentateur sportif suit et nomme les joueurs d’un match de foot. Un jouet parle. Le photomaton débite ses instructions. La reine de coeur veut couper des têtes. En jouant avec les accents, les intonations et son corps, Armelle Dousset donne vie avec énergie à une multitude de personnages vivants et drôles. Elle est percutante dans ses enchaînements et nous surprend avec ses imitations qui plongent les plus grands dans un bain de jouvence.

En partenariat avec Athénor

Magnétic

Jérôme Thomas est la référence dans le monde du jonglage, un art qui l’a conduit à collaborer avec des artistes comme Michel Portal ou Jacques Higelin. Inspiré par HIC HOC, sa première création conçue il y a plus de vingt ans, il hypnotise ici les spectateurs avec quatre jongleuses-danseuses. Comme par le passé, sans trucage, ni décor, Jérôme Thomas dessine une nouvelle rêverie visuelle. Si la lumière joue un rôle fondamental dans cette création, elle permet surtout de capter notre attention à chaque instant. Sur une musique contemporaine de Wilfried Wendling, des balles entrent en suspension. Elles flottent puis forment un ballet, comme une invitation au songe. Quatre interprètes manipulent notre regard avec des élastiques par un jeu d’images cinétiques. Un impressionnant voyage onirique, révélé par de simples objets, se fabrique avec précision sous l’impulsion des jongleuses. Dans cette envoûtante promenade pour le regard et l’esprit, on se laisse emporter par les images en trompe-l’oeil. Finalement, on ne s’étonnera pas d’apprendre que Jérôme Thomas a également collaboré avec Roland Auzet sous le regard de Mathurin Bolze, il y a quelques années. Deux autres “magiciens” de l’espace scénique que vous pourrez découvrir cette saison au Théâtre.

Spectacle naturellement accessible aux personnes malentendantes et sourdes

Suivre les morts

Les recherches de deux sociologues nantaises sont à l’origine de cette création de Monique Hervouët. Ensemble, elles abordent ces questions essentielles: qu’est-ce que les morts font faire aux vivants? Comment enterre-t-on ses proches dans leur pays d’origine? Comment les rapatrier? Quelles contraintes et quels choix peuvent-ils engendrer? Nous sommes tous démunis face à la mort et souvent peu armés pour effectuer les dernières formalités. La mort laisse place à des rituels traditionnels ou religieux, encadrés par des lois. Anne Bossé et Élisabeth Pasquier, toutes deux sociologues, ont rencontré des professionnels du funéraire, du fret aérien, des médecins, des gestionnaires de cimetières mais aussi des filles et des fils de migrants témoignant du rapatriement d’un de leurs morts. Avec toute cette matière, Monique Hervouët et sa compagnie Banquet d’Avril nous racontent les moyens techniques et juridiques qui sont mis à disposition des familles pour dire au revoir à leurs proches. Elle y expose aussi les difficultés auxquelles certains sont confrontés en apportant un regard neuf sur la diversité culturelle française. Sur scène, trois comédiens partagent avec émotion une expérience artistique combinant théâtre et sciences sociales. Les morts ne se déplacent peut-être plus, mais ils font parfois faire de grands détours aux vivants.

Un village en trois dés

Précipitez-vous à la découverte de ce conteur québécois! De son univers foisonnant entre réel et imaginaire, il fait surgir des personnages attachants, inspirés par les anecdotes et les légendes de son village natal : Saint-Élie-de-Caxton. Pour son sixième spectacle Un village en trois dés, Fred Pellerin s’est penché sur le vivre-ensemble. Qu’est-ce qui pousse les uns et les autres à se rassembler pour former une communauté? Pour l’occasion, le bonimenteur et faiseur d’histoires qu’est Fred Pellerin nous invite à une savoureuse balade dans les rues de son village natal. On y retrouve des figures hautes en couleurs: Méo le barbier-décoiffeur, Toussaint le marchand généreux, la belle Lurette… Mais on y fait aussi la connaissance de deux nouveaux personnages: il y a le curé envoyé par l’évêché pour faire revivre la foi dans le village et Alice, la première postière locale, si habile pour “licher” les enveloppes dans les deux sens. Entre poésie et humanité, autour des thèmes de l’amour, de la mort et de la guerre, Fred Pellerin parle de la fondation de son village avec des récits qui s’imbriquent et accrochent nos oreilles et nos rires. Avec ses acrobaties verbales, il réussit toujours à embellir la banalité pour engendrer des mythes formidables qui nous émerveillent.