Never,-Never,-Never-2-Gaël-Ascal

Never, Never, Never

Un poète perd sa femme bien-aimée. Quels enfers va-t-il devoir traverser pour la retrouver ? Cette histoire est celle de Ted Hughes, poète britannique et de Sylvia Plath, l’une des voix les plus importantes de la poésie américaine contemporaine.

Une longue nuit de 1984, dans son appartement londonien, Ted (interprété par le brillant Thibault de Montalembert) reçoit tour à tour deux visites : celle de son épouse Sylvia, morte suicidée vingt ans plus tôt, et celle d’Assia, l’autre femme qui tenta de remplacer Sylvia et qui se tua elle aussi six ans plus tard, submergée par la gloire posthume de la première. Cette nuit-là, une porte s’ouvre sur un autre temps et sur d’autres lieux habités par la présence des trois protagonistes de la pièce, liés de manière indissoluble par l’amour, la mort et la poésie.

Dans Never, Never, Never, on parle poésie et on fait tourner les tables. On brode, on se rase, on parle tourtes au poulet et on boit du sherry. Le surnaturel côtoie le trivial dans une sorte de quotidien décalé où les objets banals se chargent d’une valeur onirique. Pour rendre la sensation de vertige qu’a éprouvé la metteure en scène Marie-Christine Mazzola à la lecture de la pièce, un dispositif scénique modulable modifie la perception du spectateur : jeu de démultiplication en miroir, répétition de motifs visuels et sonores, changement de perspectives et sensation de «déjà-vu». Le seul repère constant est Ted, vivant balloté par la présence des deux fantômes, Sylvia et Assia… Une histoire d’amour avant tout.

La-résistible-ascension-d'Arturo-Ui-1-Cyrille-Guillochon

La résistible ascension d’Arturo Ui

Comment accède-t-on au pouvoir et comment en use-t-on ? Comment lutter contre une idéologie totalitaire instituée par voies légales et démocratiques ? À l’heure où la puissance d’une compagnie financière peut dépasser celle d’un État, la force du texte de La résistible ascension d’Arturo Ui n’a jamais été aussi percutante. Écrite par Bertolt Brecht en 1941 lorsqu’il était exilé aux États-Unis, cette fresque épique illustre la manière dont la corruption peut mener au totalitarisme en disséquant les mécanismes économiques et politiques qui ont permis l’ascension du pouvoir d’Hitler.

«Crise économique, faillites, licenciements, malversation boursière, complicités actives…» Autant de mots qui résonnent étrangement familiers à notre monde. Cette relecture contemporaine mise en scène par Pierre Sarzacq nous invite à savourer un show de gangsters hors pair en compagnie d’Arturo Ui, personnage inspiré d’Hitler et d’Al Capone, et bien d’autres personnages. Parmi eux, Alexandre Sepré, un jeune slameur et poète adepte du spoken-word, apportera une musicalité urbaine et une couleur actuelle aux vers brechtiens.

Cette pièce que Brecht lui-même a décrite comme une «farce historique » est portée par un formidable travail de troupe, où l’engagement de chaque interprète se met au service du collectif et de son propos. La résistible ascension d’Arturo Ui s’appuie sur l’histoire pour éclairer notre présent et imaginer notre futur.

dans le cadre de Voisinages, dispositif soutenu par la Région des Pays de la Loire pour encourager la diffusion des équipes artistiques. Ce spectacle est en tournée dans les Pays de la Loire