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Jihad Darwiche – Les Mille et une Nuits

Jihad Darwiche est né en 1951 à Marwaniyé, un petit village du Sud-Liban. Son enfance a été bercée par les contes, la poésie et les récits traditionnels de l’Orient que racontaient sa mère et les femmes du quartier. Depuis 1984, il anime des veillées de contes où s’entremêlent le merveilleux des Mille et Une Nuits, la sagesse et la malice.

Les Mille et une Nuits
Ce chef-d’œuvre de la littérature arabe raconte l’histoire d’un roi rendu fou par la trahison de son épouse. il décide alors de se marier chaque soir avec une jeune fille vierge, à qui il coupera la tête le lendemain matin. Mais Shéhérazade, la fille du Vizir, va, patiemment, nuit après nuit, lui raconter des contes. Le roi, saisi par le plaisir des histoires va différer la mort de sa femme de jour en jour. Au bout de mille et une nuits de contes, il en sera complètement transformé et le royaume sera sauvé.

en partenariat avec la Ville de Paimbœuf

Jihad-Darwiche-2-Tomasz-Mysluk

Jihad Darwiche – Malices et sagesses de l’Orient

Jihad Darwiche est né en 1951 à Marwaniyé, un petit village du Sud-Liban. Son enfance a été bercée par les contes, la poésie et les récits traditionnels de l’Orient que racontaient sa mère et les femmes du quartier. Depuis 1984, il anime des veillées de contes où s’entremêlent le merveilleux des Mille et Une Nuits, la sagesse et la malice.

Malices et sagesses de l’Orient
Un spectacle où alternent la malice, la sagesse et l’absurde. Courts ou longs, ces contes ont en commun l’envie de faire rire ou de faire sourire : rire bon enfant, rire amer, rire noir, mais jamais rire gratuit car chaque conte recèle sa petite perle de critique sociale, religieuse, politique ou jette un regard désabusé sur la vie. On y croise des personnages célèbres tel que Nasreddine, le fou-sage, mais aussi tout le petit peuple des Mille et une Nuits.

en partenariat avec la Ville de Saint-André-des-Eaux

99-1-Royaumont-2016-par-Remi-Hostekind

« 99 »

On ne naît pas «99», on le devient. Dans un grand élan cartésien, l’administration française a créé ce dernier numéro identifiant tous les résidents français nés à l’étranger. Les natifs du 99 seraient donc des êtres sans territoire, regroupés par un terme qui ne leur laisse aucun point commun à revendiquer, sinon l’ailleurs et l’altérité.

Le rappeur et poète Marc Nammour s’associe au compositeur Lorenzo Bianchi Hoesch pour interroger le sens politique et poétique de ce numéro 99. Convaincus qu’une identité est par nature complexe et multiple, ils s’opposent à l’identité qui se veut de plus en plus nationale, fermée sur elle-même, et tout naturellement leur musique est résolument ouverte sur le monde, à l’image de ce qu’ils défendent. Trois autres musiciens invités les accompagnent pour l’aventure : Amir El Saffar, dont la voix, la trompette ou le santûr marient le jazz contemporain aux maqams irakiens ; Rishab Prasanna, virtuose de la flûte bansuri indienne ; et Jérôme Boivin pour le groove de ses basses.

Unis dans le partage, les instruments et les voix puisent dans des temps, des langues et des régions du monde dont les frontières, même barbelées, ne pourront empêcher les croisements, les influences et l’enrichissement mutuel. De leur musique se dégage une force poétique et sonore commune saisissante qui nous fait entrevoir l’harmonie politique qui pourrait surgir de l’acceptation de la multiplicité de chacun.

Décris-ravages-1-Hichem-Dahes

décris-ravage – un spectacle documentaire consacré à la question de la Palestine

décris-ravage est une fresque théâtrale en six épisodes retraçant les retrouvailles entre l’Occident et ce petit territoire aux enjeux politiques, symboliques et imaginaires démesurés.

Sur scène, un épais tas de feuilles, des documents, des photos, des cartes et des graphiques… Adeline Rosenstein est là, debout devant son pupitre, comme une conférencière. L’artiste allemande qui a grandi à Genève, étudié à Jérusalem et Berlin puis travaillé entre Buenos Aires et Bruxelles, nous donne à voir une conférence-performance à plusieurs voix dont les faits historiques servent de canevas, illustrée par les témoignages d’artistes occidentaux ou locaux et des extraits de pièces de théâtre du monde arabe.

Cette pièce s’annonce comme une traversée critique et historique composée avec intelligence de moments ludiques, érudits et impertinents. Dans la lignée du meilleur théâtre documentaire, entre savoir et fiction, décris-ravage fait de nous les témoins de ce long conflit et nous le rend enfin accessible.

Dresse-le-pour-moi-1-Dalia-Naous

« Dresse-le pour moi »

Sur scène, deux corps masculins. L’un est mince, svelte et élancé tandis que l’autre est musclé, charpenté et robuste. Tous deux sont unis par une même gestuelle composée de stéréotypes de la masculinité, signant la mise en corps virile de valeurs comme la force, la puissance et la performance.

La chorégraphe, danseuse et comédienne libanaise Nancy Naous, déjà accueillie à Saint-Nazaire dans le cadre du temps fort consacré à Beyrouth, explore ici la construction du corps masculin dans le monde arabe. Marquée dès l’enfance par la glorification de son unique frère considéré comme l’homme-avenir de la maison, un foyer où un fils équivaut à trois filles, elle revisite son histoire et nous interroge… Que signifie d’être un homme ?

Nancy Naous puise aussi dans ses origines pour chorégraphier une danse inspirée de la culture arabe, notamment de la Dabké, de la danse Baladi et les différentes traditions (ou rites de passage) qui marquent la vie d’un garçon, comme un prolongement de la danse de combat et de lutte initiée par les deux hommes. Dans « Dresse- le pour moi », le corps masculin est vécu comme un enrichissement ou une déchirure : contraint ou volontaire, réel ou fantasmé, caché ou exposé, déguisé, travesti, clandestin… Il est, nous dit-elle, à réinventer.

Dans le cadre de la résidence de création de ce spectacle au Théâtre, Nancy Naous présentera une répétition publique de «Dresse-le pour moi » mardi 24 octobre à 19h.

(NDLR : « Dresse-le pour moi » est la traduction littérale d’une prière. Quand un jeune garçon n’avance pas sur le droit chemin, son père implore le seigneur et prie en disant : « Dieu, tu sais que je me suis efforcé à éduquer mon fils ; j’y ai échoué. Dieu, dresse-le pour moi. »)