Drame
  • DURÉE
    1h29
  • ANNÉE
    31 janvier 2018
  • PAYS
    Kirghizistan / France / Allemagne / Pays-Bas
  • LANGUES
    VOSTF
  • Coup de coeur / Sortie nationale

Centaure

de Aktan Arym Kubat

CINÉMA JACQUES TATI

Dans un village au Kirghizistan, Centaure, autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient qu’un, les premiers donnant des ailes aux seconds. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure… Par le réalisateur du Fils adoptif et du Voleur de lumière.

Ciné-café vendredi 2 février à 14h30.

Prix CICAE - Festival international de Berlin 2017

Tarifs

plein tarif 6,50€ 

tarif réduit 5,50€

carte 6 entrées 28,50€ (soit 4,75€ l’entrée)

cinémômes 4€

– de 14 ans 4€

Casting

Aktan Arym Kubat, Bolot Tentimyshov, Zarema Asanalieva, Ilim Kalmuratov…

Revue de presse

«Qu’on ne s’y trompe pas, l’intrigue de Centaure ne tourne pas autour d’une simple opposition entre tradition, forcément bonne, et modernité, forcément mauvaise. Le propos de Arym Kubat est plus subtil, comme le sont sa mise en scène et les parcours de ses protagonistes. Le film doit plutôt être pris comme un instantané poétique, évitant les clichés exotiques, traçant le portrait d’une société en pleine mutation, subissant des influences multiples dans une région du monde secouée par la guerre – en Afghanistan tout proche – où un islam rigoriste tente de s’imposer. Le sérieux du propos n’empêche pourtant pas l’humour de s’immiscer dans le récit, lui donnant une légèreté bienvenue. En fait, Centaure, tourné au Kirghizistan, développe une intrigue à la portée universelle menée de main de maître par un réalisateur qui s’impose aussi – encore une fois – comme un acteur de talent».
Martial Knaebel – Trigon-films.com

«Rien de ce qui est dans ce film n’est inventé. (…) Je pense qu’un artiste ne peut intéresser le monde que s’il parle de sa propre culture. Je suis né et j’ai grandi dans un village et je montre la vie telle qu’elle est, ce qui a le malheur de déplaire au gouvernement et au président ! Même un de mes coscénaristes se demandait si ce que je faisais n’était pas de l’exotisme pour Occidentaux et que c’est ainsi que je soutirais de l’argent à ces derniers ! Mon producteur lui a alors répondu : «Oui, c’est exotique cinq minutes, comme tout film provenant d’un pays que je ne connais pas. Mais, après ces cinq minutes, on voit si c’est du cinéma ou pas. » En fait, ce qui m’intéresse, c’est ce que disait Léon Tolstoï en exergue d’Anna Karénine : « Toutes les familles heureuses se ressemblent, mais chaque famille malheureuse l’est à sa façon.» C’est justement cette différence qui intéresse l’artiste : à quoi bon suivre un personnage repu, content, heureux ? Que puis-je en dire ? De plus, je ne dis pas que l’État est mauvais, je dis que les gens vivent mal».
Aktan Arym Kubat

Bande annonce