Jean-François Zygel met Saint-Nazaire en musique

Le pianiste et compositeur Jean-François Zygel, virtuose  de l’improvisation, place Saint-Nazaire au cœur de cette soirée musicale pour un concert singulier : Saint-Nazaire comme vous ne l’avez sans doute jamais entendue.  

Avec Jean-François Zygel, tout devient musique. Senteurs, images, phrases ou sensations se transforment entre ses oreilles et sous ses doigts en mélodies, rythmes et harmonies : autant de savoureuses compositions improvisées qui nous invitent à découvrir autrement notre cité. Entre virtuosité et fantaisie, le célèbre pianiste compositeur nous fera partager au cours de ce récital exceptionnel un voyage poétique inspiré de ses propres émotions. Une expérience sensorielle insolite et festive où l’œil entend… et l’oreille voit! 

©Thibault Stipal

Roman d’apprentissage

“Dans la suite d’une série de courts métrages documentaires consacrés à la jeunesse, Voilà c’est tout (2008), Quatrième (2018) et Quatrième Sarcelles (2022), nous projetons de tourner un nouveau volet de ces portraits de groupe à la Maison de l’Apprentissage de Saint-Nazaire. Centré sur la parole et les réponses de chacun à une même série de questions, le tournage se fera à partir d’entretiens individuels, façon de passer un peu de temps avec les élèves mais aussi de filmer les gestes du travail pendant les exercices et les moments d’apprentissage.  

 

L’aspect social et humain m’intéresse et se retrouve de plus en plus au centre de mes travaux. Ce que vivent et traversent nos semblables, mon voisin, des adolescents très éloignés de moi, les personnes que je ne rencontrerais pas dans mon quotidien si je n’allais pas à leur rencontre, par l’intermédiaire d’institutions culturelles qui nous mettent en relation et créent des passerelles, des liens. La rencontre autour de l’objet filmique se fait en parallèle avec des ateliers d’écriture : je leur propose de composer collectivement des histoires à partir d’images que chacun doit choisir au préalable. C’est aussi une façon de les rencontrer et de passer du temps ensemble, autour d’un exercice qui sollicite leur créativité et leur imagination.  

 

C’est dans le cadre d’une collaboration au long cours avec le Théâtre de Saint-Nazaire que nous avons eu l’idée de ces ateliers et d’un film, pour créer un nouveau rapprochement avec la Maison de l’Apprentissage. Il s’agit de mettre en valeur les élèves et ceux qui les encadrent. Histoires familiales, récits de déplacements, de migrations, parcours parfois chaotiques : les trajectoires de chacun des jeunes qui suivent une formation professionnalisante ont leurs lots de vicissitudes, de découvertes, d’incertitudes. À travers des morceaux de réponses, des silences ou des phrases très claires et concises, on devine par l’effet de montage des pans de réalité et de situations vécues.” Valérie Mréjen 

 

Dans le cadre du jumelage de quartier Ouest  soutenu par la DRAC et en partenariat avec  la Maison de l’Apprentissage de Saint-Nazaire.

 

©Valérie Mréjen

Woman of the year

Woman of the year est une comédie musicale avec des personnages forts qui pose la question du pouvoir et de la domination dans  le couple pour inverser les stéréotypes,  en chansons.  

 

“Woman of the year” distingue chaque année une femme remarquable pour son talent et son succès : c’est LA femme de l’année. Et ce soir-là, Tess Harding reçoit ce prix pour son travail de journaliste à la télévision. L’occasion pour elle de revenir sur sa rencontre avec Sam, son mari, des années plus tôt. Elle est une vedette de la télévision, il est dessinateur de presse. Ils se rencontrent à l’occasion d’une polémique sur la valeur artistique de la bande dessinée.

Elle est brillante et énergique, il est doué et dépressif : coup de foudre et catastrophe annoncée. Comment vivre avec quelqu’un de plus célèbre et de plus puissant que vous? Dans le couple hétérosexuel, le pouvoir est-il du côté de l’homme ou de la femme? Quel modèle de réussite veut-on s’imposer? C’est toute une série de questions que cette comédie musicale pose avec légèreté. Parce que c’est en chanson que cette histoire est racontée par deux des plus grands auteurs de Broadway, John Kander et Fred Ebb. Vous aimez les comédies romantiques avec un sujet fort et des personnages hauts en couleur? Woman of the year est pour vous !

création 2023 – spectacle coproduit par Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire

©Marion Bénagès

©Christophe Chaupin

®BlandineSoulage

IT Dansa : trois pièces chorégraphiques

Souvenez-vous de IT Dansa accueilli en 2019 !  Le ballet junior barcelonais crépite de fougue. Dans cette soirée composée en trois parties,  les dix-huit jeunes danseurs internationaux,  sous la direction de Catherine Allard, offrent  un spectacle étourdissant d’énergie et de beauté. 

 

 > Twenty Eight Thousand Waves durée 20 mn 

Dans Twenty Eight Thousand Waves, le chorégraphe  Cayetano Soto s’est inspiré du fait qu’un pétrolier en mer est frappé par les vagues en moyenne vingt-huit mille fois par jour. Cette résistance à l’extrême a inspiré une vision sur la fine frontière entre la vie et la mort, et sur l’instinct humain de survie

 

> Lo Que No Se Ve  durée 18 mn 

Dans Lo Que No Se Ve, le chorégraphe Gustavo Ramírez Sansano explore les liens interpersonnels avec une proposition intimiste et pleine de sensibilité. Sur scène, trois duos de danseurs et danseuses se succèdent et donnent à voir différentes façons de comprendre les relations de couple. L’œuvre rompt avec l’idéal de l’amour parfait, en exposant tout ce que les relations amoureuses impliquent et en normalisant les séparations.  

 

 > Minus 16 durée 35 mn 

Minus 16 est une pièce construite à partir d’extraits de précédentes œuvres du chorégraphe Ohad Naharin, dont Mabul, Anaphaza et Zachacha. Au son de musiques traditionnelles israéliennes et cubaines, les danseurs parés de costumes noirs se soumettent aux contraintes de l’improvisation et de la participation du public. Dans cette pièce, Ohad Naharin utilise sa technique Gaga pour capturer les mouvements instinctifs des danseurs, ajoutant ou soustrayant des éléments qui permettent de refléter l’individualité de chacun. 

©Jordi Vidal

©Anna Fàbrega

©Ros Ribas

CANTATE / 2

En 2019, le chorégraphe Louis Barreau a inauguré une série chorégraphique sur les cantates de Jean Sebastien Bach (1685 – 1750). Au fil des années, plusieurs créations chorégraphiques se succéderont et formeront une grande tresse de danses qui seront autant d’hommages au travail éblouissant et à la persévérance infaillible de Bach à travers ses quelques 300 cantates. Louis Barreau interroge : “Comment continuer à faire exister ces cantates autrement que par leur unique présence musicale, en les faisant résonner dans notre présent? Comment le corps dansant – celui qui respire, qui vibre et qui catalyse dans son geste les échos de notre actualité – peut-il devenir un medium par lequel les cantates passent et nous parlent ici et maintenant?”

Dans ce deuxième volet de la série, deux danseurs poursuivent la recherche de mise en dialogue entre la danse et la musique. Unissons, déclinaisons, répétitions, contrepoints, variations et autres formules mathématiques relient les deux corps en mouvement, tissant ensemble un riche entrelacs de musique incarnée dans l’espace et le temps.

création 2023 – spectacle coproduit par Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire

© Didier Olivre Thibault Montamat

Le sale discours

“C’est un spectacle qui parle de  l’environnement. D’un environnement  façonné par nos ordures, nos excréments et nos déchets. C’est un récit qui parle de notre instinct de survie, de nos rêves d’éternité, de la peur de la mort.

C’est  le récit de l’homme qui envisage sa survie  au prix de son environnement. Qu’est-ce qui est propre?  « J’ai choisi un déchet particulièrement significatif de notre époque : les déchets radioactifs.

Que penser de ceux-ci, produits pour le développement, le progrès, le théâtre, le confort de l’homme et dont la nocivité se compte en dizaines voire centaines de milliers d’années? Qu’est-ce que cela révèle de notre rapport au monde? Quels sont les impératifs qui nous conduisent à accepter un tel risque? Plus généralement, la pollution est-elle le défi de notre seule époque?  Surtout éviter, en un pareil sujet, de céder au fatalisme. Repousser la désespérance. Aborder ces problèmes avec recul et, oui, avec humour. La réflexion est à ce prix.” David Wahl

dans le cadre du Festival Pleins Feux à Trignac
en partenariat avec la Ville de Trignac

©Erwan Floc’h

Attractions

Dans le sillage de ses allers-retours entre chorégraphie et cinéma, Emmanuelle Vo-Dinh présente Attractions, un travail chorégraphique qui emprunte au montage cinématographique, tant visuel que sonore, en s’inspirant notamment du cinéaste russe Eisenstein, mais aussi de Jean-Luc Godard, des films de Buster Keaton et de Méliès.  

La vie d’une pièce commence et finit au moment où elle se joue.” Peter Brook  

“Attractions” qualifie une forme cinématographique apparue à la naissance du cinéma et consistant en de très courts films. Films courts que le cinéaste russe Eisenstein s’est attaché à confronter dans un montage qui s’affranchissait de toute narration. 

Ce faisant, Emmanuelle Vo-Dinh a développé un projet qui s’attache à faire vivre des images à travers la question du montage. Attractions résulte ainsi d’un montage d’images et de sons collectés (extraits de films, de musiques, de textes, d’actualités), centré sur la question du rythme et de la musicalité, permettant des associations d’idées inédites pour aboutir à un livre d’images vivantes, à la narration non linéaire. Les sept danseurs d’Attractions apparaissent et disparaissent dans différentes micro-saynètes qui se succèdent, prenant aussi bien l’allure de numéros de cabarets, de paysages abstraits, de fictions raccourcies voire détournées, empruntées au cinéma ou à d’autres médiums. 

 

+ Un bord de plateau vous est proposé pour échanger avec l’équipe artistique, à l’issue de la représentation

création 2023 – spectacle coproduit par Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire

© Laurent Philippe

Entretien avec Pauline Rébufat

En partenariat avec la maison de quartier d’Avalix, la réalisatrice Pauline Rébufat a travaillé avec l’ADPS et l’association « Au cœur » en juillet 2021 pour réaliser des films d’animation. Parallèlement, elle a mené un travail avec les enfants d’une classe de CE1 de l’école Brossolette tout au long de l’année scolaire 2020-2021. Ces films seront projetés samedi 25 septembre lors d’une séance de cinéma de plein air sur grand écran, au terrain de football du Petit Caporal, à Saint-Nazaire. Entrée gratuite.

  • Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

  Je suis réalisatrice de films depuis 30 ans. J’ai réalisé une dizaine de courts-métrages d’animation, essentiellement en pâte à modeler. Parallèlement, j’ai commencé à faire des interventions dans les écoles à travers des ateliers de découverte et de réalisation de films d’animation. Ces ateliers permettent aux publics concernés de mieux comprendre ce qu’est l’image, omniprésente dans nos vies ; c’est également une manière de donner corps à leur créativité. Nous avons commencé à travailler avec l’équipe des relations publics du Théâtre il y a quelques années déjà. Chaque projet est passionnant, j’y prends beaucoup de plaisir.

 

  • Comment crée-t-on un film d’animation ?

 

Vous retrouvez plus ou moins les mêmes étapes de réalisation d’un film. Il faut avant tout comprendre comment le système de prise de vue image par image fonctionne, comment peut-on obtenir un mouvement avec des images fixes ? Ensuite, il y a l’écriture du scénario, l’écriture du storyboard (comme une bande dessinée où chaque case correspond à un plan du film). Le storyboard est la base de travail. A partir de là, les enfants ou les adultes avec lesquels je travaille vont fabriquer leur décor et leurs personnages. De mon côté, je propose de travailler le stop motion c’est-à-dire le cinéma d’animation en volume, avec tout ce qui peut bouger devant un objectif : des objets, de la pâte à modeler, du fil de fer… Ils créent leurs personnages en volume (avec des tissus, du papier, des collages…). Chaque scène est filmée à l’aide d’une caméra qui enregistre une seule photographie à la fois. Après le tournage, c’est au tour du travail sur le son. On l’oublie souvent, mais sans le son, pas de film. Puis vient le montage, une phase assez compliquée parce que longue. Pour des enfants, ce n’est pas toujours évident.

 

  • Sur quoi étaient-ils le plus réceptifs ? Sur quoi ont-ils ressenti des difficultés ?

 

Dès que les enfants ont vu leurs premières images bouger, l’intérêt était là. Car au départ, lorsqu’on parle de 24 images par seconde, c’est abstrait et très théorique. Voir leurs propres personnages à l’image est un événement. Au début, ils ne savent pas du tout où ils vont, ils s’interrogent sur leurs capacités. C’est l’inconnu et l’inconnu n’est jamais très confortable.

 

  • Avez-vous décelé des vocations ? Des intérêts particuliers ?

 

Il y a toujours des enfants qui se distinguent car ils ont des capacités artistiques ou une manière de voir différente et créative. Il est très fréquent que des enfants se valorisent soudainement avec des projets comme celui-là au cours de l’année scolaire.

Dans le cadre du travail réalisé avec l’association « Au cœur », je me souviens d’un petit garçon qui était présent pendant tout le projet de réalisation. Il apparaissait au départ comme très introverti mais il est apparu très vite qu’il avait trouvé un moyen d’expression qui lui convenait bien. Je suis persuadée qu’il y reviendra, cette forme d’expression lui a permis de développer sa créativité.

Rendez-vous avec le Conservatoire

Cette année encore, le Théâtre s’associe au  Conservatoire à Rayonnement Départemental Musique et Danse (CRD) pour vous présenter une nouvelle saison d’impromptus !

Avant un spectacle, rendez-vous dans le hall du Théâtre, pour écouter les élèves du Conservatoire vous jouer un petit air ou danser un instant…

 

Entrée libre

Présentation de la saison 2016-2017

Plus on est de fous et plus on peut changer le monde, s’émouvoir ensemble, rire ensemble, penser, résister ensemble. Cette saison sera ainsi placée sous les hospices de fous furieux, de doux dingues, de gentils allumés ou de génies carrément barrés.

C’est donc avec plaisir que Nadine Varoutsikos-Perez, directrice du Théâtre, ainsi que toute l’équipe de la scène nationale de Saint- Nazaire, vous invitent à la présentation de la saison 2016-2017.

Soucieux de permettre au plus grand nombre de découvrir notre prochaine saison, nous vous proposons deux dates :
mercredi 22 juin à 20h30 et jeudi 23 juin à 19h30

En compagnie d’artistes de la saison, venez découvrir les spectacles et temps forts de la nouvelle programmation. Théâtre, danse, cirque, musique… Cette saison encore, l’éclectisme sera au rendez-vous. À l’issue de la présentation, nous nous retrouverons autour d’un verre pour recueillir vos impressions lors d’un moment convivial.

Entrée libre, dans la limite des places disponibles.
Réservation indispensable à partir du 7 juin 2016 :
• à la billetterie, du mardi au vendredi de 14h à 19h et le samedi de 14h à 18h
sur notre site internet
• par téléphone au 02 40 22 91 36