les paroles impossibles

La trajectoire et l’ascension fulgurante de Yoann Bourgeois n’a pas d’équivalent. En dix petites années, cet artiste incomparable, acrobate hors pair, aura décloisonné les disciplines et les milieux artistiques, devenant l’une des personnalités les plus emblématiques de notre époque. Souvenez-vous de Celui qui tombe et de ses six danseurs acrobates qui défiaient les lois de la gravité.

Aujourd’hui, Yoann Bourgeois revient armé de nouveaux talents : il a conçu des dispositifs inédits préparés secrètement dans ses ateliers grenoblois. Il présentera l’étendue de ses facultés dans d’époustouflants numéros issus de la grande tradition de voltige aérienne où la grâce côtoie l’éternel, mais pas que. Nous le retrouverons en imitateur de chant d’oiseau, derviche prestidigitateur, haute-contre tout, fakir lévitateur, ou illusionniste honnête pour ne révéler que quelque unes de ses nouvelles aptitudes.

Martien Martienne


représentations scolaires
vendredi 12 mars à 10h et 14h


Dans le cadre du temps fort P.A.N.G! à vivre au Théâtre et au Cinéma !

« Ils habitaient une maison toute en colonnes de cristal sur la planète Mars, au bord d’une mer vide, et chaque matin on pouvait voir Madame K déguster les fruits d’or qui poussaient sur les murs de cristal, en regardant le ciel sombre de mars, comme si quelque chose d’extraordinaire allait arriver… »

Ylla est une martienne. Telle une Madame Bovary de l’espace, elle s’ennuie auprès de son mari. Elle rêve chaque nuit qu’un homme étrange, à la peau curieusement pâle, lui parle de très loin et désire l’emmener sur sa planète à lui, vers une nouvelle vie. Le mari de Mme K la surprend une nuit à rêver, à rire et à parler dans son sommeil, à cet homme qu’il pense être imaginaire.
Tout ceci est pourtant bien réel et quelqu’un est effectivement en approche. Il s’agit du premier astronaute américain en direction de la planète Mars…

Dans cette fable émouvante, aux airs d’opéra parlé, Laurent Fréchuret invite les spectateurs à un voyage dans l’espace, pour dresser en réalité, le portrait de notre société. Pour restituer toute la force de cette histoire et la magie de la relation entre martiens et humains, les vibraphones, marimbas et xylophones virtuoses des Percussions Claviers de Lyon, jouent en direct dans ce spectacle musical aérien et engagé.

 

BAL FANTASTIK !

Dans le cadre du temps fort P.A.N.G! à vivre au Théâtre et au Cinéma !

Retrouvons les danseurs de la BaZooKa sur la piste et ondulons ensemble sur la musique déjantée, jouée en direct par le roupe belge Alek et les japonaises, truffée de références au cinéma d´anticipation et d´épouvante du 20ème siècle. Frissons garantis !

Au menu de cette soirée FANTASTIK ! quatre danses énergisantes : la Ronde de l´Espace, le Boogie Mouche, Aérobic-man et la Patinoire de
l´enfer, transmises par l’équipe d’extraterrestres, de super-héros, d’astronautes et de zombis de La BaZooKa ! Plus ou moins monstrueux, bienveillants, drôles ou féroces, ces personnages nous renvoient à nos rêves, nos angoisses et notre désir de dépasser notre condition humaine. Suivez les danseurs dans cet apprentissage détonnant, sur une musique frénétique et délirante ! Une fois les bases apprises, laissez-vous aller, appropriez-vous les danses déclinez-les, jusqu’au bout de la nuit. Un bal à vivre tous ensemble, petits et grands, pour un moment de joie, de fougue et de rires !

L’Encyclopédiste

L’Encyclopédie de la parole est un projet artistique qui explore l’oralité sous toutes ses formes. Composé de poètes, d’acteurs, d’artistes plasticiens, de musiciens, de dramaturges, de chorégraphes, de réalisateurs de radio…, ce collectif a présenté plusieurs de ses pièces au cours de la saison 2018-2019, Parlement, blablabla et Hmm Hmm. Depuis plus de dix ans, l’Encyclopédie de la parole collecte toutes sortes d’enregistrements et les répertorie en fonction de phénomènes particuliers de la parole telles que la cadence, la choralité, le timbre, l’adresse, la mélodie. À partir de cette collection, le collectif produit des pièces sonores, des performances, des spectacles, des conférences, des concerts et des installations.

L’Encyclopédiste est un seul-en-scène, porté par un fervent collectionneur et pratiquant de la parole, spécialiste en mécanique, Frédéric Danos. Évoluant à travers une abondante collection de paroles enregistrées, il décortique des paroles, fait de singulières analyses, émet des hypothèses, dans lesquelles se mêlent humour, politique et poésie. Dans un jeu de collages, de décomposition et de reconfiguration, mené par un passionné fantasque et amoureux de la langue, L’Encyclopédiste nous entraîne au-delà de nos habitudes d’usagers de la parole, pour un spectacle vivant !

 

Abd Al Malik

Le rappeur français, inspiré par le tableau de Pierre Puvis de Chavannes Le Jeune Noir à l’épée, nous livre son dernier album éponyme. Un concert puissant écrit à la manière d’un long poème, qui nous invite à réfléchir sur nos identités, à l’heure de la mondialisation. Tour à tour rappeur, slameur, compositeur, écrivain ou réalisateur, Abd Al Malik n’a jamais cessé de retourner et détourner les règles de son rap.

Il est aussi auteur de sept ouvrages et vainqueur de quatre victoires de la musique. Bouleversé par le tableau du Jeune Noir à l’épée, il se lance dans un nouveau projet: l’écriture d’un livre et l’enregistrement de son dernier album. Il en résulte neuf titres inédits qui sont un véritable voyage émotionnel dans un monde de pauvreté et de béton. Ce concert est l’histoire d’une rébellion rythmée, déclamée, rappée, slamée et chantée sur une musique noire, blanche, métisse, ancienne et moderne, faite de fragments mélodiques, d’échantillons musicaux disparates. Sur scène, Abd Al Malik s’entoure de quatre danseurs, chorégraphiés par Salia Sanou.
Un concert comme l’allégorie du cheminement du jeune noir de cette histoire et de ces nouvelles générations, nées en Europe et dont les racines viennent du continent
africain ancestral.

Promenade des eaux secrètes

Lorsque Nathalie Pernette, chorégraphe associée au Théâtre a annoncé qu’elle commençait un nouveau cycle de création autour de l’eau, nous avons eu très envie de vous faire découvrir ce que cette thématique pouvait trouver comme écho, ici, à Saint-Nazaire. Naturellement notre premier guide à travers ces eaux secrètes a été Emmanuel Mary de la mission Patrimoine de la Ville. Mais très vite, l’arrivée d’un nouvel artiste associé, le metteur en scène Laurent Fréchuret et son amour des textes poétiques est venu enrichir un peu plus encore cette promenade. Elle sera donc à la fois savante et poétique, ponctuée de lectures chorales, ou à une voix, réalisées par un groupe d’adhérents de l’Association du Théâtre. Ces derniers auront répété en amont avec Laurent Fréchuret, qui bien sûr est lui aussi du voyage !


« Le nom de « Saint-Nazaire » fait écho à des images de gigantisme. Gigantisme de l’estuaire, des chantiers, du port. Le voyageur y découvre, souvent surpris, un horizon atlantique qui tient toutes ses promesses : front de mer, falaises, plages, phares proches ou lointains. Cette ville, qui est une presqu’île, est bien construite sur des eaux majeures, fluviale et océane.

Pourtant, elle ouvre aussi vers d’autres eaux. Aujourd’hui méconnues voire ignorées elles furent source d’une vie rurale intense. Ruisseaux, canaux ou simples « trous d’eau », elles façonnent une autre Saint-Nazaire. Celle de « l’indivision de la Grande Brière Mottiére » qui depuis des siècles par édit ducal, royal ou présidentiel fait de chaque habitant un co-propriétaire qui souvent s’ignore.

Nous vous invitons à une découverte ou re-découverte de ces eaux secrètes. Un port de Brière, une mare, un étang creusé pour les besoins de l’eau potable mais façonné comme un lac de jardin anglais…Nos pas nous conduirons à la découverte d’un ruisselet libre, ni de Loire ou de Vilaine, qui s’enhardit seul à courir vers l’océan. Fleuve « pour rire » ? Pas si sûr. Arrivés sur la plage il nous restera à imaginer, au large, un autre secret de la géographie des eaux. Considérable celui-là …Un canyon sous-marin géant plongeant de la plateforme continentale vers les profondeurs océanes…De facétieux géographes – ou bien sérieux, choisissant ce nom de par le face à face avec la ville – l’ont nommé « Canyon de Saint-Nazaire ».

C’est bien là son nom officiel sur toutes les cartes des fonds marins dans le monde, dites barymétriques. « Saint-Nazaire Canyon » …

Et si l’Atlantide commençait au fond du jardin ? »

Emmanuel Mary, mission Patrimoine à la Ville de Saint-Nazaire

 en partenariat avec la mission patrimoine de la Ville de Saint-Nazaire

Le grand théâtre d’Oklahama

Un spectacle fascinant et d’une poésie bouleversante, qui s’inspire du dernier chapitre du roman de Franz Kafka, Le Disparu (Amerika), publié à titre posthume en 1927. Il réunit les comédiens en situation de handicap de l’Atelier Catalyse, dirigés par Madeleine Louarn et Jean-François Auguste, déjà accueilli au Théâtre avec le spectacle Tendres fragments de Cornelia Sno.

« Le grand théâtre d’Oklahama vous appelle ! Il vous appelle aujourd’hui ; c’est la première et la dernière fois ! Qui rate cette occasion la rate pour toujours ! Si vous pensez à votre avenir vous êtes des nôtres ! Chacun est le bienvenu chez nous. » C’est guidé par ce rêve d’intégration et d’acceptation que Karl Rossman, jeune juif exilé en Amérique, intègre ce théâtre qui « emploie tout le monde et met chacun à sa place ». Il espère alors découvrir un environnement accueillant, dans lequel il serait enfin accepté. Mais très vite, cet anti-héros est obligé de faire face à la réalité. La communauté du grand théâtre d’Oklahama, qui lui paraissait si différente et tolérante, n’est qu’en fait le reflet de la société moderne qu’il voulait fuir. Reprenant à leur compte les derniers et souvent méconnus écrits de Franz Kafka, les deux metteurs en scène proposent une immersion dans la pensée bouillonnante de l‘auteur pragois. Le grand théâtre d’Oklahama est une pièce puissante, qui raconte nos aveuglements et nos désirs communs d’acceptation. Elle raconte aussi nos besoins de liberté et d’émancipation, qu’elle met en scène de manière touchante, juste là, sous nos yeux.

 

Adolescent

Une plongée dans les eaux troubles et bouillonnantes de l’adolescence.
Une énergie folle jaillit de ce spectacle qui mêle couleurs et mouvements. Dans cette création à quatre mains, le chorégraphe Sylvain Groud, directeur du Ballet du Nord, et la plasticienne Françoise Pétrovitch explorent les méandres physiques et psychiques de cet âge de l’entre-deux.

Des figures mouvantes et complexes s’esquissent sur un décor changeant, à l’image même de cette période marquée par les paradoxes et les métamorphoses. Ce rite de passage entre l’enfance et l’âge adulte s’exprime différemment chez chacun, tantôt par une évidente facilité, tantôt par une violence inouïe. Les êtres en construction se (dé)battent, se font rigides pour ne plus être vulnérables, traversent à grande vitesse des émotions superbes : la joie qui déstabilise, la crainte et l’inquiétude qui brident ces corps peut-être trop pleins d’une énergie foudroyante, la mélancolie latente dans ces esprits qui parfois souffrent à force de lutter contre des monstres intérieurs. L’adolescence fascine, interroge, accuse et devient ce que l’on a fait d’elle : un moment trouble et essentiel, qui façonne ceux que nous sommes.

spectacle programmé dans le cadre du Festival UP ! proposé par la Soufflerie à Rezé en mars 2021

 

Saint-Nazaire, 30 mars 2021

Inédits est le rendez-vous lecture du Théâtre confié à un auteur, en lien avec la programmation de la saison.

Qu’il soit metteur en scène, comédien, dramaturge, musicien, chorégraphe, … il offre une autre facette du travail de l’artiste qui nous fait entendre un de ses textes, déjà édité ou en cours d’écriture.


« Saint-Nazaire, 30 mars 2021

Tu reviens à Saint-Nazaire, après plusieurs années. Tu arrives un samedi soir. Tu poses ta valise à l’hôtel. Tu prends une douche. Tu sors. Tu trouves un endroit où t’asseoir : un bar, un banc. Tu regardes, tu écoutes. Autour de toi, tu lis tout ce qu’il est possible de lire. Tu voles des images, des bouts de conversation, tu repenses à Juan Rulfo, tu te dis qu’il y a là des morts et des vivants, des souvenirs et du présent ; rien n’est vraiment à l’état brut, c’est rare l’état brut des choses ou des êtres. Tu prends des notes, tu écris, tu essaies. Puis, fourbu, tu vas te coucher au milieu de la nuit. Le lendemain, c’est dimanche. Tu écris encore. Et le lundi encore. Le mardi, tu achèves une volée de pages. Il y en a 10 ou 15. Elles sont nées là, en une trentaine d’heures d’écriture sans recul, en apnée dans une ville que tu aimes depuis longtemps, sans très bien savoir pourquoi. Tu intitules provisoirement le texte Saint-Nazaire, 30 mars 2021. Le soir, dans un faisceau de lumière un peu crue, tu lis le texte en question devant des gens, après leur avoir dit : voilà, je viens de finir, mais ce n’est pas une raison pour que vous soyez particulièrement indulgent avec moi.
Et puis tu ouvres les guillemets pour citer la ville, les rues, les passants, les façades, les plages. »

Fabrice Melquiot

 

La piste aux oiseaux

Trois musiciens collecteurs de sons s’associent pour composer ensemble un spectacle musical, hommage au chant des oiseaux.

Entre écriture et oralité, variations de textes et de vocalises, les artistes mélangent leurs influences musicales, pour un concert aux sonorités rares. Tout au long du processus de création, les oiseaux ont guidé les choix artistiques d’Antoine Berland, Albert Marcœur et André Minvielle. Les trois acolytes musiciens réussissent à créer un univers musical étonnant, fédérant voix d’enfants, chants d’oiseaux, imitations et instruments de toutes sortes, aux timbres et tessitures avoisinantes.

« Tout notre travail consistera à mettre en relation les oiseaux vivants et tout le matériel sonore et musical qui a servi jusqu’ici à les décrire, à les imiter, à les transformer, en un mot à les honorer. »
Albert Marcœur