La Nuit du Cirque au Cinéma Jacques Tati


dans le cadre de  La Nuit du Cirque


La Strada, Federico Fellini

 Italie, 1954, noir et blanc, version restaurée, VOSTF, 1h49. Avec Giulietta Masina et Anthony Quinn

vendredi 11 novembre à 14h30

Gelsomina, une brave fille un peu simple dont la mère ne parvient pas à assurer la subsistance, a été vendue à un forain, Zampano. Celui-ci survit en brisant des chaînes et en crachant du feu pour distraire les gens. Gelsomina le suit dans ses tournées et le sert fidèlement, bien sur son maître, homme bourru et laconique, la maltraite sans scrupule. Elle lui voue en effet un amour profond et silencieux. Un jour, elle rencontre Il Matto (Le Fou), un fildefériste qui l’écoute et lui parle. 

 » Le cinéma de la distance qui avait nourri notre jeunesse est renversé définitivement dans le cinéma de la proximité absolue. Dans l’étroite temporalité de nos existences, tout reste là, présent, de façon angoissante; les premières images de l’Eros et les prémonitions de la mort nous rattrapent dans chaque rêve; la fin du monde est commencée avec nous et ne semble ps vouloir s’achever; le film dont nous avons l’illusion d’être seulement spectateur est l’histoire de notre vie. » Federico Fellini

 

Dumbo, Ben Sharpsteen

Etats-Unis, 1941, animation, couleur, VF, 1h04. 

vendredi 11 novembre à 11h.

dimanche 13 novembre à 10h30. 

Par un beau matin de printemps, une cigogne livre un nouveau-né à Madame Jumbo, une femelle éléphant pensionnaire d’un cirque itinérant. À sa grande surprise, sa progéniture arbore des oreilles démesurément grandes, ce qui lui vaut d’être surnommé Dumbo par ses congénères méprisants. Rejeté de tous, le pauvre animal trouve dans une petite souris malicieuse une fidèle alliée, qui l’aidera à transformer ce handicap en atout. 

 

L’Élixir d’amour


L’Élixir d’amour (Elisir d’amore) est un opéra en deux actes de Gaetano Donizetti créé à Milan en 1832. Donizetti est âgé de trente-cinq ans lorsqu’il compose L’Élixir d’amour, son quarantième opéra, après avoir connu son premier grand succès avec Anna Balena en 1830 à Milan toujours. La comédie douce-amère est ovationnée par le public lors de la première représentation. L’Elisir d’amore sera l’opéra le plus joué en Italie entre 1838 et 1848.

Nemorino, jeune paysan un peu niais, aime éperdument la belle Adina. Une coquette convaincue de ses charmes et bien décidée à se jouer du pauvre transi d’amour. En ayant l’air notamment de céder aux insistances de Belcore, un militaire plus qu’imbu de lui-même. Mais le destin s’en mêle… 

©Capucine de Chocqueuse /©Tristan Jeanne-Valès

100 CŒURS 4 SAISONS


Venez danser!
Ne manquez pas cette chance exceptionnelle de participer à un spectacle écrit spécialement pour vous par le chorégraphe Louis Barreau, artiste associé au Théâtre. Ce projet est ouvert à toutes et tous, danseurs amateurs, débutants ou confirmés. Vous êtes intéressés pour participer à ce spectacle? Rendez-vous à la réunion d’information en compagnie de Louis Barreau, lundi 17 octobre, à 18h au Théâtre.

« 100 cœurs réunis traversant 4 saisons. 
100 cœurs réunis célébrant 30 ans de spectacle vivant. 
100 cœurs réunis battant pour les milliers de cœurs et les milliers de saisons d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Sur scène, une centaine d’êtres humains traversent et rythment l’espace et le temps, portés par la puissance fédératrice de la musique.

Les Quatre Saisons (1723) de Vivaldi comptent parmi les chefs-d’œuvres de la musique classique occidentale. Brillant et universel hommage à la nature, elles rappellent que la vie est un constant changement, et qu’elle le sera toujours. En 2012, le compositeur germano-britannique Max Richter réécrit cette œuvre de Vivaldi. Répétitions, résonances et métamorphoses obstinées y produisent une splendeur musicale dans laquelle on peut s’abandonner pour observer, entre frénésie et contemplation, le mystère de notre vie en constant changement. 
À la fois accessible et savante, la musique est un socle commun, un champ de perceptions immense et lumineux dans lequel les corps dansent et respirent ensemble. Les singularités tantôt s’élèvent tantôt se diluent dans l’infinie beauté de la masse.

Nuées d’oiseaux sous les ciels dorés d’automne, bancs de poissons accompagnés par les vagues, vents légers de printemps ou foudres libératrices d’été, neiges silencieuses ou sèves brûlantes annonçant la fin de l’hiver : la chorégraphie et la musique font écho aux mouvements, aux structures et aux rythmes fluctuants de la vie et du monde. 

Et si l’on tend l’oreille, peut-être parviendrons-nous à percevoir l’écho sensible des battements de 100 cœurs réunis.» Louis Barreau

Renseignements et inscriptions dès maintenant auprès du service des publics au 02 40 22 91 43 ou par mail à cecile.corbera@letheatre-saintnazaire.fr 

©Patrick Garçon

Gérald Toto


Auteur-compositeur-interprète, Gérald Toto, l’une des voix du trio Toto Bona Lokua, présente son dernier album solo Manla

Gérald Toto est l’une des voix du célèbre trio panafricain emblématique Toto Bona Lokua (formé avec ses amis Richard Bona et Lokua Kanza). Son précédent album Sway, paru en 2018, était unanimement salué par la presse : « Irrésistiblement apaisant » pour Le Monde, « un récital de ballades intimistes et bucoliques qui invitent à la rêverie » pour Télérama, « une délicate ondulation » pour le Pop&Co de France Inter. Toto y trouvait sa propre voie, guidant les auditeurs avec de belles voix, comme s’il chuchotait à l’oreille de chacun de nous. Les influences musicales de Gérald Toto séduisent et on se laisse facilement porté par ces métissages musicaux qui vont de la romance pop au blues en passant par le jazz, la samba, les mélodies orientales et mandingues et les percussions caribéennes.  Son nouvel EP, Manla, prolonge cette trajectoire en affirmant son identité créole.

© Benoît Peverelli

 

Hamlet à l’impératif !


Hamlet à l’impératif ! est une adaptation de la pièce de William Shakespeare pour quatre acteurs et un musicien. Olivier Py questionne le théâtre à travers la pièce la plus connue des drames shakespeariens.

« Chaque nouvelle mise en scène de Hamlet est un événement ou toujours le même avènement : l’exégèse infinie d’une pièce de Shakespeare qui a conditionné l’imaginaire européen puis a conquis le monde. » Olivier Py

Hamlet à l’impératif ! est le onzième épisode du feuilleton théâtral créé par Olivier Py dans le cadre du 75e festival d’Avignon en 2021. Si l’on devait résumer la pièce en une seule question, il ne s’agirait pas de « Être ou ne pas être » qui n’est peut-être qu’une disgression philosophique au cœur d’un ensemble tragique mais plutôt « que dois-je faire ? » Dans une nouvelle traduction menée par celui qui dirigea le festival d’Avignon pendant plusieurs années, quatre acteurs et un musicien donnent une version concentrée du chef-d’œuvre de William Shakespeare dans une scénographie dépouillée. Olivier Py a choisi de questionner et d’analyser sous toutes les coutures la célèbre tragédie shakespearienne qu’il qualifie de « cinquième évangile laïque de l’Occident », dans une mise en scène jubilatoire.

© Christophe Raynaud de Lage

 

Dragons


La chorégraphe sud-coréenne Eun-Me Ahn invite des jeunes danseurs de culture asiatique différente pour un spectacle envoûtant, coloré et burlesque sous le signe du Dragon.

« Si nous devions imaginer un véritable dragon des années 2020, en nous tournant vers le 22e siècle, à quoi pourrait-il ressembler ? » Eun-Me Ahn

Pour ce projet, la chorégraphe sud-coréenne s’est intéressée aux jeunes nés en l’an 2000 sous le signe du Dragon, symbole d’autorité et de sagesse, donnant à l’humanité le pouvoir et le courage pour surmonter les grands bouleversements mondiaux. Elle a mené des recherches dans différentes parties de l’Asie pour mieux comprendre les danseurs issus de cette génération arrivés à l’âge adulte, dans un monde régi par la technologie. Entre tradition figée et homogénéisation culturelle, Eun-Me Anh interroge les héritages pour créer un dragon entièrement nouveau, crachant son souffle chaud vers l’avenir.

Figure de l’avant-garde et présentée dans les plus grands festivals internationaux, Eun-Me Ahn a été formée à l’école de la rigueur et de la précision. Proche de Pina Bausch, elle a présenté plusieurs œuvres au Pina Bausch Festival de Wuppertall. Avec Dragons, Eun-me Ahn présente une pièce pop, onirique et joyeuse.

© Sukmu Yun

Misericordia


Emma Dante explore le thème de la maternité au sein d’une famille pauvre et atypique à travers le délicat portrait de trois mères auxquelles la metteuse en scène italienne rend hommage.

« Misericordia, pour moi, est une machine d’amour. Un lieu terrible, misérable, étroit mais où, pourtant, naît l’amour. »  Emma Dante

Dans leur maison misérable qu’elles quittent chaque soir pour aller vendre leur corps, Bettina, Nuzza et Anna s’occupent d’Arturo, un enfant orphelin, mutique et hyperactif qu’elles ont pris sous leurs ailes, qu’elles élèvent et aiment comme leur fils. Au sein de cette famille singulière marquée par les blessures de l’existence, chaque geste relève du combat.

Le danseur Simone Zambelli interprète magistralement le rôle d’Arturo, pantin fragile et désarticulé, qui emplit l’espace et les cœurs. Emma Dante dit que dans ses spectacles, « les corps ont une diction et une grammaire imparfaite, quelque chose de sauvage qui les anime ». Misericordia (dans lequel on entend deux dialectes italiens) mêle le langage des mots et celui du corps à travers la danse. Un langage qui emplit les cœurs pour trouver la force en nous d’accepter et d’accueillir les plus vulnérables.

Spectacle en dialecte de Sicile et des Pouilles, surtitré en français.

©Masiar Pasquali

Lux ou la petite fille qui avait peur du blanc


C’est une histoire où le noir et le blanc sont des personnages, où la lumière est le narrateur. 

C’est l’histoire d’une nuit blanche où s’inversent toutes les couleurs du noir, une histoire à dormir debout. Lux ou la petite fille qui avait peur du blanc inverse les stéréotypes à travers une vision poétique : ici, c’est la nuit noire qui est douce et accueillante et le pays blanc qui représente l’inconnu et où la lumière étincelante pique les yeux. Il faudra du courage à Lux pour dépasser ses peurs et aller à la rencontre de cet inconnu.

Lux est une épopée dansée convoquant des images inspirées de récits lointains pour rappeler l’incroyable richesse et nécessité de la différence, de la nuance. Ce voyage imaginaire et sensoriel bouscule les certitudes : ce n’est pas le noir qui fait peur, c’est l’obscurité. Et ce n’est pas le blanc qui rassure, c’est la lumière. 

Le noir et le blanc, les contrastes, la lumière ont toujours été très présents dans les spectacles de La Vouivre qui aime à questionner « cette intensité que Soulages appelle « le noir lumineux », le noir matriciel qui révèle la lumière, ouvre un champ poétique.

©Ilaria Triolo

N3rdistan


Le duo N3rdistan affiche un univers à la fois sombre et puissant où les sonorités électro habillent des textes engagés qui mettent la poésie arabe classique à l’honneur.

Walid Ben Selim et Widad Broco se sont rencontrés, adolescents, à Casablanca au Maroc. Ils ont créé l’un des premiers groupes de rap marocain, Thug Gang, en 1999. Sous l’influence de Massive Attack, Portishead ou encore Roni Size et grâce aux logiciels de création musicale, ils fondent N3rdistan et leur univers singulier, tournent à l’étranger (ils sont découverts en France en 2014) et propagent leur poésie urbaine engagée. En 2019, le duo sort son premier album éponyme, à la lisière du trip-hop et de la musique traditionnelle avec la poésie arabe classique comme invitée d’honneur, avec des textes forts, tels ceux de Nizar Qabbani, le poète de la femme, ou de Nazek El  Malaeka,  fondatrice  de  la poésie  libre  et  grande  défenseuse  des conditions de la femme au Moyen-Orient ou encore du poète libanais Gibran Khalil, auteur de l’œuvre « Le Prophète ».

Bienvenue à N3rdistan, ce pays imaginaire, cité ou état indépendant, ce havre de paix dans le chaos mondial.

© Maxime Astier

 

Les Imprudents


La comédienne et metteuse en scène Isabelle Lafon nous invite à rencontrer Marguerite Duras, la femme, la journaliste, l’écrivaine, engagée, humaine, bouleversante, scandaleuse et drôle, dans une mise en scène sobre et élégante.

« Je représente ce que toute une partie de vous refusez : l’incohérence, l’indiscrétion, l’orgueil, la vanité, l’engagement politique naïf, la violence désordonnée, le refus catégorique, le manque de ménagements, la méchanceté. Je pourrais ne pas m’arrêter. Avec tout ce bordel que je trimballe, je fais des livres. » Marguerite Duras (lettre à Alain Resnais) 

À partir d’archives et d’entretiens des années 60 menés par Marguerite Duras pour la télévision, Isabelle Lafon crée une pièce pour trois interprètes. Les comédiens travaillent et improvisent, imaginent ce qu’ont retenu toutes ces personnes de leur rencontre avec Marguerite Duras et font revivre ces anonymes à la lueur de la pensée de l’écrivaine : des mineurs et des femmes de mineurs, une directrice de prison, des enfants sans foyer, Lolo Pigalle, la streap-tiseuse pour qui « la nudité est un uniforme »… 

L’envie de (re)lire Duras est là, au sortir de la représentation. Duras, l’insoumise, que l’écriture a rendue sauvage : « On rejoint une sauvagerie d’avant la vie. Et on la reconnaît toujours, c’est celle des forêts, celle ancienne comme le temps. Celle de la peur de tout, distincte et inséparable de la vie même. »

©Tuong Vi-Nguyen

++ Un bord de plateau vous est proposé pour échanger avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation du jeudi 23 mars