Soudain, chutes et envols

Inédits est le rendez-vous lecture du Théâtre confié à un auteur, en lien avec la programmation de la saison.

Qu’il soit metteur en scène, comédien, dramaturge, musicien, chorégraphe, … il offre une autre facette du travail de l’artiste qui nous fait entendre un de ses textes, déjà édité ou en cours d’écriture.


« Pourquoi un parc et pas un bois ? Pourquoi des adolescent.e.s ? Pourquoi pas des enfants, des adultes ? Pourquoi l’amour ? Et pas la violence ? La sauvagerie ? Et les tigresses ? Pourquoi pas des tigresses ? C’est un jeu ? Les adolescent.e.s sont venues jouer ? Alors pourquoi il y a des tourniquets et des toboggans ? Qu’est-ce que les adolescent.e.s regardent ? Comment les tourniquets ont-ils atterri dans leurs yeux tout à coup ? Où sont les mères ? Elles font quoi ? Et les pères ? Ils ont peur ? Qu’est-ce qu’ils ne veulent pas voir ? Jusqu’où ça peut aller ? Jusqu’où ce n’est plus un jeu ? Est-ce que les adolescent.e.s savent où ça peut les mener ? Est-ce que les adultes en savent plus ? Les enfants ? Ça peut devenir dangereux ? Et s’il y a un flingue tout à coup ? Est-ce que les adolescent.e.s appuieraient sur la détente ? Sur quoi ? Sur qui ? Et si c’est un rêve ?
Et si c’en est pas un ? Et si le rêve et le réel sont entremêlés ? Si on n’arrive plus à les distinguer ? Pourquoi ce bouleversement dans les corps ? Comment on fait pour revenir ? Quand c’est trop fort ? Pourquoi c’est si fort ? Est-ce que ça aurait pu être n’importe qui ? Est-ce que c’est moi que tu aimes quand tu dis que tu m’aimes ? Est-ce que c’est toi que je vois quand je te regarde ? Comment je peux en être sûr.e ? Est-ce que tu me vois ? Pourquoi ma peau te réclame ? Est-ce que c’est toi que ma peau réclame ? Ou c’est juste dans ma tête ? Ou un souvenir dans mon corps ?
Est-ce que ton corps aussi me réclame ? Est-ce que je me raconte des histoires ? Est-ce qu’on Invente notre histoire ? Est-ce que tout s’effondre quand on se quitte ? Pourquoi tu n’es plus vraiment toi et moi plus vraiment moi ? Qui a transformé qui ? En quoi ? Si tu m’as transformé,
est-ce que tu peux transformer le monde ? Pourquoi il n’y a pas de réponse ? »

Marie Dilasser

 

Olivia Ruiz

« Voilà ce qui me hante. Depuis toujours. L’héritage. Le muet, le silencieux, le pudique, le secret, le non-dit, le moche, le beau, l’évident, le flagrant, le généalogique, le génétique, l’historique, le géographique. L’héritage que l’on reçoit et celui que l’on offre, celui qu’on subit et celui qui nous forge, le vrai et le fantasmé, celui qui nous aide et celui qui nous pèse. » Olivia Ruiz

Dans cet album intimiste, acoustique et presque chuchoté, l’interprète de La femme chocolat et de Mon corps mon amour, nous livre un moment d’émotion fort, qui retrace ses origines et tente de la reconnecter à ses racines. Cette artiste multiple, incarne les chansons chères aux espagnols qui ont connu l’exode il y a quatre-vingts ans. Le timbre, d’habitude acidulé de la chanteuse, se mue en une voix plus grave et fissurée, transformée par la langue espagnole. Levant les non-dits et les silences intimes, elle revisite quelques morceaux de son répertoire et évoque avec force les histoires de son pays, le déracinement, la résilience et la quête identitaire. Une nouvelle fois, Olivia Ruiz nous bouleverse par son timbre et nous rappelle qu’en ce siècle, l’exil est encore d’actualité.

 

Blanche-Neige, histoire d’un Prince

« Choisir un conte fameux et lui filer trois baffes. »
Michel Raskine

 

Entre l’ombre des frères Grimm et l’esthétique pop de Walt Disney, Marie Dilasser et Michel Raskine proposent une variation autour de Blanche-Neige totalement nouvelle, dégenrée et déjantée. L’histoire commence bien des années après le mariage. Blanche-Neige a grandi, grandi, et le Prince a vieilli, vieilli. Leur royaume a totalement dépéri et le temps semble s’être refermé sur eux. Escortés de Souillon aux cheveux jaunes et de leurs 101 nains, ces héros mélancoliques et joyeux cherchent un sens à leur vie. Ils clopent, chantent, se disputent et divaguent, en tricotant des bonnets pour les nains de la forêt.  En un tourbillon burlesque, étrangement onirique et déglingué, Blanche-Neige, histoire d’un Prince nous plonge dans un récit moderne, traversé par des questions sociales et politiques, interrogeant les archétypes, le patriarcat, le féminisme, l’environnement… Et s’il était une fois une histoire d’émancipation, un conte d’aujourd’hui ?

 

Et pourquoi pas ?!

Un coq noir, une poule blanche, un amour secret… Et la naissance d’un petit poussin qui va tout bousculer ! Mamadou Sall, est de retour au Théâtre, après Petites Ombres Noires accueilli en 2017. Le conteur nazairien originaire de Mauritanie, nous entraîne dans une nouvelle aventure, espiègle et romantique, inspirée de Roméo et Juliette. Avec le musicien Jean Métégnier, ils adaptent le conte africain : Le poussin noir qui voulait devenir blanc. Une plongée dans un récit traditionnel pourtant bien ancré dans le réel, qui traite des questions de discrimination et d’ouverture à l’Autre.
Vous pensez qu’un poussin ne peut pas changer le monde ? Et pourquoi pas ?!

 

Qu’ont dans la tête les gens qui nagent?

Nouveau rendez-vous au Théâtre avec l’association Philosophia qui nous invite à poursuivre et construire notre pensée sur une thématique en lien avec un spectacle de la saison. Aujourd’hui Qu’ont dans la tête les gens qui nagent par Francis Métivier qui fait écho au spectacle La mémoire de l’eau de Nathalie Pernette, à découvrir les 17, 18 et 20 mars dans les piscines de la CARENE.


« Le nageur est souvent réduit à un corps, une machine nageante seulement attentive à ses propres mouvements. Son occupation intellectuelle ne consisterait guère qu’à voir le carrelage de la piscine. Le nageur en eau libre, quant à lui, est vu comme un point, au loin, fondu dans les remous. On ne voit pas le visage – c’est-à-dire l’humanité – du nageur, toujours sous l’eau, derrière ses lunettes. Et pourtant, plongeant dans son esprit, nous apprendrions ceci : nager, c’est philosopher… »

Francis Métivier est docteur en philosophie (Paris-IV Sorbonne) avec une thèse sur Kierkegaard, professeur au lycée Duplessis-Mornay de Saumur, il est également chargé de cours à l’université de Tours. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages de pop’ philosophie, notamment Rock’n philo, concept qu’il produit également sur scène. Il est musicien, leader du groupe pop-rock La Chouette. Il nage.

 

 

Pillowgraphies

Rendez-vous dans la grande salle du Théâtre, pour un ballet fantastique et phosphorescent de… fantômes !
Une plongée en lumière noire pour traverser l’invisible et observer des spectres dansants. 

Un drap et deux trous pour les yeux. Les danseurs, sous la lumière à ultraviolets, virevoltent sur scène et semblent même flotter au-dessus du sol ! De courses folles en files indiennes, de complots en explosion soudaine, cette communauté de spectres, se livre à un ballet hypnotique et jubilatoire. On y devine des citations chorégraphiques diverses et le ballet classique n’est pas la seule référence détournée. La chorégraphie de Maurice Béjart sur le Boléro de Ravel ou les compositions du chorégraphe américain Merce Cunningham, viennent hanter ce ballet rempli d’humour. Petits et grands font travailler leur imaginaire, une histoire se dessine progressivement, le plaisir de l’illusion laisse alors place à celui de la danse.

 

Sieste musicale

La saison passée, les musiciens Erwan Martinerie et François Robin ont mené tout au long de l’année des ateliers de collectes de musiques, de chansons et de voix, pour un projet de création de sieste musicale à partir de tous ces matériaux. Ils ont mené ces collectes auprès de personnes allophones et de bénévoles qui leur apprennent la langue française, au Petit Caporal ou à la Maison de Quartier. Comme l’émotion de la musique se moque des frontières et des langues, les deux musiciens leur ont d’abord fait écouter leurs univers et leur cultures musicales issues aussi bien de la musique classique, que des musiques traditionnelles ou encore de la pop, en jouant pour eux en direct, une sieste musicale de leur composition.
À partir de cela, apprenants et bénévoles, ont pu partager les musiques qui leur tenaient à cœur, qui faisaient partie de leur histoire intime afin que François Robin et Erwan Martinerie, par un montage et un mixage à la fois acoustique et électro, restituent au public une nouvelle sieste musicale. C’est ce voyage immobile et musical qu’ils nous proposent aujourd’hui de partager avec eux.

Mort de rire

Mesdames et Messieurs, oyé oyé !
Oscar le squelette vous accueille dans son somptueux cirque des ténèbres. Son objectif ? Vous faire mourir de rire !

Rejoignez ce cirque ambulant éclairé à la bougie et décoré de tentures décrépies, pour embarquer dans une aventure folle, remplie de créatures en tout genre. Vampire, cannibale, vendeur d’élixir bizarroïdes, croque-mort vous attendent pour inventer ensemble un spectacle d’horreur positive ! Le docteur AÏE (qui adore faire des piqures) Madame Bing et Mamie Nicole (la femme la plus vieille du monde), véritables freaks des temps modernes, se joindront à la troupe pour vous présenter leurs petits numéros. Pas d’inquiétude, Oscar le squelette ne sera pas bien loin en cas de pépin et restera évidemment présent sur scène, pour vérifier le bon déroulement de la représentation…
 Porte qui grince, ricanement sournois, bruit de vent bizarre, lumière verte, tous les ingrédients seront réunis pour vous faire frissonner… de rire. Oserez-vous nous rejoindre ?

 

Rendez-vous avec le Conservatoire

Cette année encore, le Théâtre s’associe au  Conservatoire à Rayonnement Départemental Musique et Danse (CRD) pour vous présenter une nouvelle saison d’impromptus musicaux !


Avant un spectacle, venez-vous détendre au bar du Théâtre pour écouter les élèves du Conservatoire vous jouer un petit air ou danser un instant !

Impromptus musicaux

– mardi 9 mars à 19h avant
Sleeper Train

– vendredi 26 mars à 19h avant
La piste aux oiseaux

Impromptu dansé
– jeudi 22 avril à 19h
avant
Kamuyot

 

Entrée libre


 

Les enfants de Babylone
le projet musical et dansé, porté par nos deux artistes associés Roland Auzet et Nathalie Pernette, en collaboration avec les élèves du  Conservatoire à Rayonnement Départemental Musique et Danse (CRD).

samedi 6 mars à 18h
tarif unique de 3 €