La Chauve-Souris

Opéra en allemand, surtitré en français, en direct du Grand-Théâtre d’Angers


Imaginé par Angers Nantes Opéra, cette retransmission en direct et en plein air est une belle occasion pour découvrir ce chef-d’œuvre de la fin du 19ème siècle.

La Chauve-souris est le véritable coup de maître du « roi de la valse » dans le genre, alors tout jeune, de l’opérette viennoise. Un modèle inégalé. Chaque compositeur d’opérette invente son propre dosage des mêmes ingrédients : comique de situation, satire sociale, pittoresque, élégance mélodique et pitrerie musicale. Johann Strauss, réussit le sien avec brio, mais y ajoute une vraie tendresse pour des personnages qui ne semblaient pouvoir que prêter à sourire. Ce qui rend son ouvrage si attachant, c’est que les femmes ne cherchent pas comme chez Offenbach à venger les infâmes traitements que leurs consœurs subissent à l’Opéra, mais se révèlent pleines d’indulgence, de sagesse ou de simple insouciance, face à une gent masculine peu respectable. Tout cela sur une musique irrésistiblement soulevée par la danse, et pas seulement la valse, dont la mise en scène de Jean Lacornerie se laisse joyeusement imprégner.

dans le cadre de la saison d’Angers Nantes Opéra

les paroles impossibles

La trajectoire et l’ascension fulgurante de Yoann Bourgeois n’a pas d’équivalent. En dix petites années, cet artiste incomparable, acrobate hors pair, aura décloisonné les disciplines et les milieux artistiques, devenant l’une des personnalités les plus emblématiques de notre époque. Souvenez-vous de Celui qui tombe et de ses six danseurs acrobates qui défiaient les lois de la gravité.

Aujourd’hui, Yoann Bourgeois revient armé de nouveaux talents : il a conçu des dispositifs inédits préparés secrètement dans ses ateliers grenoblois. Il présentera l’étendue de ses facultés dans d’époustouflants numéros issus de la grande tradition de voltige aérienne où la grâce côtoie l’éternel, mais pas que. Nous le retrouverons en imitateur de chant d’oiseau, derviche prestidigitateur, haute-contre tout, fakir lévitateur, ou illusionniste honnête pour ne révéler que quelque unes de ses nouvelles aptitudes.

Promenade des eaux secrètes

Lorsque Nathalie Pernette, chorégraphe associée au Théâtre a annoncé qu’elle commençait un nouveau cycle de création autour de l’eau, nous avons eu très envie de vous faire découvrir ce que cette thématique pouvait trouver comme écho, ici, à Saint-Nazaire. Naturellement notre premier guide à travers ces eaux secrètes a été Emmanuel Mary de la mission Patrimoine de la Ville. Mais très vite, l’arrivée d’un nouvel artiste associé, le metteur en scène Laurent Fréchuret et son amour des textes poétiques est venu enrichir un peu plus encore cette promenade. Elle sera donc à la fois savante et poétique, ponctuée de lectures chorales, ou à une voix, réalisées par un groupe d’adhérents de l’Association du Théâtre. Ces derniers auront répété en amont avec Laurent Fréchuret, qui bien sûr est lui aussi du voyage !


« Le nom de « Saint-Nazaire » fait écho à des images de gigantisme. Gigantisme de l’estuaire, des chantiers, du port. Le voyageur y découvre, souvent surpris, un horizon atlantique qui tient toutes ses promesses : front de mer, falaises, plages, phares proches ou lointains. Cette ville, qui est une presqu’île, est bien construite sur des eaux majeures, fluviale et océane.

Pourtant, elle ouvre aussi vers d’autres eaux. Aujourd’hui méconnues voire ignorées elles furent source d’une vie rurale intense. Ruisseaux, canaux ou simples « trous d’eau », elles façonnent une autre Saint-Nazaire. Celle de « l’indivision de la Grande Brière Mottiére » qui depuis des siècles par édit ducal, royal ou présidentiel fait de chaque habitant un co-propriétaire qui souvent s’ignore.

Nous vous invitons à une découverte ou re-découverte de ces eaux secrètes. Un port de Brière, une mare, un étang creusé pour les besoins de l’eau potable mais façonné comme un lac de jardin anglais…Nos pas nous conduirons à la découverte d’un ruisselet libre, ni de Loire ou de Vilaine, qui s’enhardit seul à courir vers l’océan. Fleuve « pour rire » ? Pas si sûr. Arrivés sur la plage il nous restera à imaginer, au large, un autre secret de la géographie des eaux. Considérable celui-là …Un canyon sous-marin géant plongeant de la plateforme continentale vers les profondeurs océanes…De facétieux géographes – ou bien sérieux, choisissant ce nom de par le face à face avec la ville – l’ont nommé « Canyon de Saint-Nazaire ».

C’est bien là son nom officiel sur toutes les cartes des fonds marins dans le monde, dites barymétriques. « Saint-Nazaire Canyon » …

Et si l’Atlantide commençait au fond du jardin ? »

Emmanuel Mary, mission Patrimoine à la Ville de Saint-Nazaire

 en partenariat avec la mission patrimoine de la Ville de Saint-Nazaire

Saint-Nazaire, 30 mars 2021

Inédits est le rendez-vous lecture du Théâtre confié à un auteur, en lien avec la programmation de la saison.

Qu’il soit metteur en scène, comédien, dramaturge, musicien, chorégraphe, … il offre une autre facette du travail de l’artiste qui nous fait entendre un de ses textes, déjà édité ou en cours d’écriture.


« Saint-Nazaire, 30 mars 2021

Tu reviens à Saint-Nazaire, après plusieurs années. Tu arrives un samedi soir. Tu poses ta valise à l’hôtel. Tu prends une douche. Tu sors. Tu trouves un endroit où t’asseoir : un bar, un banc. Tu regardes, tu écoutes. Autour de toi, tu lis tout ce qu’il est possible de lire. Tu voles des images, des bouts de conversation, tu repenses à Juan Rulfo, tu te dis qu’il y a là des morts et des vivants, des souvenirs et du présent ; rien n’est vraiment à l’état brut, c’est rare l’état brut des choses ou des êtres. Tu prends des notes, tu écris, tu essaies. Puis, fourbu, tu vas te coucher au milieu de la nuit. Le lendemain, c’est dimanche. Tu écris encore. Et le lundi encore. Le mardi, tu achèves une volée de pages. Il y en a 10 ou 15. Elles sont nées là, en une trentaine d’heures d’écriture sans recul, en apnée dans une ville que tu aimes depuis longtemps, sans très bien savoir pourquoi. Tu intitules provisoirement le texte Saint-Nazaire, 30 mars 2021. Le soir, dans un faisceau de lumière un peu crue, tu lis le texte en question devant des gens, après leur avoir dit : voilà, je viens de finir, mais ce n’est pas une raison pour que vous soyez particulièrement indulgent avec moi.
Et puis tu ouvres les guillemets pour citer la ville, les rues, les passants, les façades, les plages. »

Fabrice Melquiot

 

L’hospitalité

À l’occasion du temps-fort P.A.N.G ! l’association Philosophia nous invite à réfléchir sur le concept de L’hospitalité, avec Olivier Dekens, en écho au spectacle Martien Martienne de Laurent Fréchuret.

 

« L’hospitalité est un drôle de mot, et pour la philosophie un drôle de concept. Dans son sens le plus commun, il est l’autre nom de l’accueil, de l’ouverture à autrui, de cette disposition inconditionnée à se laisser déranger par celui qui vient, et que je n’ai peut-être pas choisi. Exigence éthique, morale, donc, en même temps qu’attitude psychique et relationnelle. Mais dès qu’il s’agit d’élargir cette exigence à la dimension du politique, les choses se gâtent : encadrée par le droit, limitée par les conditions du réel, l’hospitalité se réduit à une question de frontières plus ou moins ouvertes, à des règlements et des circulaires sur l’accueil – si le terme convient encore – des immigrés. On peut bien sûr déplorer ce cruel flottement de l’hospitalité entre un devoir impossible à respecter, et un effet politique qui n’en retient rien. Il s’agira, en compagnie de Lévinas, de Kant et de Derrida, de prendre en charge cette tension, qui est peut-être le trait spécifique de tout ce qui se veut justice : ne jamais être à la hauteur d’une Loi de l’hospitalité, infinie et due à tout homme ; et pourtant devoir se donner concrètement dans des lois, sans lesquelles l’hospitalité ne serait qu’un vain idéal. »

Olivier Dekens

 

 

 

 

P.A.N.G !

Voyager dans le temps et dans l’espace est à la source d’un imaginaire foisonnant, dont les artistes se sont emparés depuis de nombreuses années pour produire des œuvres littéraires et cinématographiques fantastiques. Cette fascination collective et intergénérationnelle pour l’inconnu, qu’il soit humain ou simplement vivant (extra-terrestres ou robots, monstrueux, féroces, drôles ou attachants, y sont largement mis en scène) se mesure à l’appétit du public pour les œuvres de science-fiction. Au-delà de leur dimension futuriste, ces fables sont des matériaux extraordinaires pour nous faire réfléchir sur notre humanité. Le succès que connaissent ces œuvres vient pourtant, curieusement, se confronter à une peur, malheureusement, intemporelle de rencontrer l’Autre, le différent, l’étranger, l’inconnu.

Cette nouvelle édition de P.A.N.G ! nous promet un fabuleux voyage dans l’espace pour éprouver cette rencontre avec poésie, féerie et humour. C’est aussi, pour tous ceux qui le souhaitent, un voyage dans la pensée et une invitation à s’interroger sur le sens de l’hospitalité.

 


Au programme :

Soirée philo
L’hospitalité
Olivier Dekens
jeudi 11 mars à 19h
durée 1h
au Théâtre
entrée libre dans la limite des places disponibles

théâtre musical
Martien Martienne
Laurent Fréchuret, artiste associé
et les Percussions Claviers de Lyon
samedi 13 mars à 19h
au Théâtre
durée 1h
à partir de 8 ans

danse
BAL FANTASTIK !
La BaZooKa
samedi 13 mars à 21h30
au Théâtre
durée 2h
tarif B

cycle cinéma
Le « Space Opera »
programmation cinéma du 12 au 15 mars
au Cinéma Jacques Tati
tarif cinéma

 

Concours de nouvelles avec l’IUT de Saint-Nazaire

Inédits est le rendez-vous lecture du Théâtre confié à un auteur, en lien avec la programmation de la saison.

Qu’il soit metteur en scène, comédien, dramaturge, musicien, chorégraphe, … il offre une autre facette du travail de l’artiste qui nous fait entendre un de ses textes, déjà édité ou en cours d’écriture.


C’est à un Inédits très spécial auquel nous vous convions. Exceptionnellement, ce n’est pas une ou un auteur en lien avec la saison qui viendra lire un nouveau texte, mais des novellistes amateurs, étudiants ou personnel de l’IUT de Saint-Nazaire. Ce sera pour eux et pour vous, l’occasion d’inaugurer un premier projet avec un nouvel artiste associé au Théâtre, le metteur en scène Laurent Fréchuret. Mais cela sera aussi une très belle occasion de fêter, ensemble, les cinquante ans de l’IUT de Saint-Nazaire !

Cette lecture de textes encadrée par Laurent Fréchuret, est née d’un concours de nouvelles qui s’inscrit dans un projet d’écriture mené depuis plusieurs années par une enseignante-chercheuse en Littérature de l’IUT de Saint-Nazaire, Myriam Robic.
Cette dernière souhaite, depuis 2013, mettre en lumière l’association stimulante des sciences, de la technologie et de la littérature en proposant à ses étudiants un concours de nouvelles dont la contrainte est d’écrire un court texte narratif comportant une chute et des termes techniques en lien avec la formation suivie par les étudiants (Génie Civil Construction durable). Les résultats obtenus et le succès remporté chaque année par ce concours de nouvelles ont dépassé les attentes si bien qu’une édition spéciale est proposée en 2020 dans le cadre des cinquante ans de l’IUT de Saint-Nazaire et dans le cadre d’un partenariat avec Le Théâtre. Deux concours sont désormais lancés avec la contrainte de cinq mots qui représentent symboliquement l’IUT de Saint-Nazaire (« technologie », « alternance », « professionnel », « avenir », « cinquante ans ») : l’un à l’attention des étudiants, l’autre à l’attention des membres du personnel de l’IUT.

 

« Après la sélection des meilleurs textes par un jury composé de personnalités du monde de la Culture, des ateliers de mise en voix encadrés par Laurent Fréchuret vont permettre aux étudiants et aux membres du personnel de théâtraliser leurs nouvelles. Ainsi, lecture inédite de ces textes et remise officielle des prix du concours seront au programme de cette soirée du 24 septembre qui mettra à l’honneur l’anniversaire des cinquante ans de l’IUT de Saint-Nazaire.»
Myriam Robic

Lignes de Soi

Dans le cadre de  La Nuit du Cirque

 

La verticalité comme vecteur de quête identitaire, voilà le propos de cette création de la nazairienne Fred Deb’, chorégraphe aérienne et circassienne.  Le drapé aérien, véritable art hybride et poétique, fait la part belle aux rencontres croisées de deux femmes sur ce tissu, qui tissent ensemble leurs lignes de vie. Dans ce spectacle sensible, mélangeant danse, cirque et acrobaties, le tissu devient un partenaire de jeu à part entière. Comme un personnage symbolique omniprésent, il lie et entrave à la fois les voltigeuses en équilibre permanent, entre ciel et terre. 

 

Centaures, quand nous étions enfants

Dans le cadre de  La Nuit du Cirque


La représentation du samedi 14 novembre à 20h est proposée en audiodescription pour les spectateurs non-voyants ou malvoyants


Un conte amoureux, qui nous mène vers cette terre d’enfance, là où les rêves nous forgent et nous guident. Suivons les Centaures, ils existent si l’on y croit. 

Centaures, quand nous étions enfants est un long poème qui raconte l’histoire de Camille et Manolo, fondateurs du Théâtre du Centaure, compagnie de théâtre équestre, établie à Marseille. De leur utopie d’une existence en symbiose entre hommes et chevaux, l’auteur et metteur en scène Fabrice Melquiot tisse une pièce onirique, où s’entremêlent récits autobiographiques et rêveries mythologiques sur l’enfance. La présence inédite des chevaux sur scène, mêlée aux dispositifs vidéo et photographiques, nourrit l’atmosphère magique et irréelle de la pièce. La fusion des corps humains et des animaux est parfaite et fait naître, sous nos yeux, des créatures chimériques. Oui, les centaures existent ! Ils se nomment Manolo-Idra, mi-homme mi-andalou, et Camille-Gaïa, mi-femme, mi-frison. Ils nous racontent leur histoire et nous invitent à ne jamais renoncer à nos rêves d’enfants.  

 

La Nuit du Cirque


La Nuit du Cirque 
du 12 au 15 novembre
 

Le Théâtre, scène nationale en collaboration avec Fred Deb’, chorégraphe aérienne implantée à Saint-Nazaire s’associent pour fêter le cirque avec une programmation de spectacles, de films et d’ateliers.

La Nuit du cirque est un évènement national imaginé par Territoires de cirque avec le soutien du Ministère de la Culture.


Au programme :

 

Notes On A Circus de Jonas Mekas 
et Les Ailes du désir de Wim Wenders 
films
jeudi 12 novembre à 20h30 
au Cinéma Jacques Tati
durée 2h12
tarif cinéma

 

 

 

 

 

 

 

 

Lignes de Soi
Fred Deb’
vendredi 13 novembre à 19h 
au Théâtre Simone Veil
durée 30 mn 
gratuit sur réservation

 

 

 

 

 

 

 

Centaures, quand nous étions enfants 
Fabrice Melquiot – Théâtre du Centaure 
vendredi 13 et samedi 14 novembre à 20h
la représentation du 14 novembre est en audiodescription pour les spectateurs non-voyants ou malvoyants

durée 50 mn
à partir de 10 ans
tarif B

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’ai pas encore de mots pour ça  
carte blanche à une artiste de cirque originaire de Saint-Nazaire
Noémie Deumié 
samedi 14 novembre à 19h
au Théâtre Simone Veil 
durée 15 mn
gratuit sur réservation

Yoyo de Pierre Étaix 
film
samedi 14 novembre à 16h30
et dimanche 15 novembre à 14h30 
au Cinéma Jacques Tati
durée 1h30
à partir de 6 ans
tarif cinéma

 

 

 

 

 

 

 

 

Ateliers cirque et disciplines aériennes
proposés par Fred Deb’ et son équipe
du 12 au 15 novembre