Les Rencontres de Sophie : Le peuple

programme détaillé à retrouver à partir de décembre 2021.


 

Les Rencontres de Sophie faisant escale à Saint-Nazaire, le Théâtre et Philosophia vous invitent à une grande journée de philosophie à destination de tous. La démocratie est cet étrange régime politique qui associe à l’évidence de sa légitimité l’obscurité de sa source : le peuple. Mais qui est ce peuple? Tous les habitants d’un territoire? Une communauté homogène liée par une langue, une histoire, une culture ? N’existe-t-il qu’au moment de l’élection ou dans l’exercice de la citoyenneté? Ou encore comme une masse s’opposant aux élites, ce que suggèrent les populismes, que nous interrogerons aussi? Il s’agira également de réfléchir à ce qu’on qualifie de populaire: une classe, une culture, une littérature, un art. À l’horizon de ces Rencontres : la conviction que le travail de la pensée peut contribuer à une construction plus juste de notre existence en commun.  L’association Philosophia a pour ambition de créer, dans les Pays de la Loire, des évènements philosophiques nourrissant un débat véritablement public.

“Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire!”, telle est donc sa devise.

Il était une fois dans l’Ouest


dans le cadre de P.A.N.G !


Il était une fois dans l’Ouest
western de Sergio Leone

En pleine révolution industrielle, le chemin de fer se développe dans le Grand Ouest. Sur un quai de gare désert, trois hommes armés attendent un voyageur, un énigmatique joueur d’harmonica.

“À toutes mes collaboratrices suspensives je suggère et même insiste: il faut absolument qu’elles regardent ce chef-d’oeuvre, pour, entre autres merveilles, la grande attention accordée à l’infime. Un clignement d’oeil, une atmosphère ou le bourdonnement d’une mouche demeurent souvent sous le seuil de notre attention. Dans Il était une fois dans l’Ouest et c’est une sorte de signature de Sergio Leone, ils apparaissent dans la plénitude de leur importance: immenses et implacables. Face à leur grandeur, nous pouvons succomber à nos peurs et nous laisser ligoter par nos propres tensions, ou, comme certains des personnages nous l’enseignent, préserver une détente pour le moins précise (dans les deux sens du terme!). Cette détente ne sacrifie pas la vigilance sur l’autel du «cool». Détendus mais ouverts, à l’affût et tranquilles : un bel et exigeant exercice d’équilibre et de ténacité.”

Chloé Moglia

Inédits : Olivia Rosenthal et Bastien Lallement

Inédits est le rendez-vous lecture du Théâtre confié à un auteur, en lien avec la programmation de la saison. Qu’il soit metteur en scène, comédien, dramaturge, musicien ou chorégraphe, il offre une autre facette du travail de l’artiste qui nous fait entendre un de ses textes, déjà édité ou en cours d’écriture.

Cette année, nous avons proposé à Chloé Moglia – nouvelle artiste associée – d’inviter des auteurs ou autrices qui l’ont marquée et qui l’inspirent dans sa pratique artistique. Cette passionnée de littérature et de philosophie, s’est prêtée au jeu et a invité l’auteure Olivia Rosenthal qui viendra accompagnée du musicien Bastien Lallement.


C’est l’histoire de ce qui se pourrait advenir si on ne restait pas sur nos gardes.
C’est l’histoire des moyens qu’on emploie pour retourner ses faiblesses en force.
C’est l’histoire des longues nuits qu’on passe à raconter ses origines.
C’est l’histoire des abandons et des manques avec lesquels on construit sa vie.
C’est l’histoire des chemins qu’on emprunte pour fonder un collectif.
C’est l’histoire de la puissance empathique et subversive de la parole.”

Extrait d’Éloge des bâtards d’Olivia Rosenthal

Avec Bastien Lallemant qui chante et joue à la guitare des chansons brèves, elliptiques, délicates, Éloge des bâtards devient une ballade douce et mélancolique sur l’épaisseur de la nuit, la présence énigmatique de nos proches, leurs secrets, leurs confidences et parfois leur disparition.

Olivia Rosenthal

Midi / Minuit

représentations scolaires
jeudi 2 décembre à 10h et 14h
vendredi 3 décembre à 10h et 14h
à La Volière


Petite sœur de La Spire, installation géante où évoluent sept femmes en suspension, Chloé Moglia a imaginé avec Midi / Minuit un observatoire artistique participatif pour les plus jeunes. Une invitation à cheminer, en suspension, dans l’imaginaire et la réalité.

Midi / Minuit est à peu près trois fois plus petite que La Spire et fait pourtant déjà plus de deux mètres de hauteur ! S’en approcher, la toucher, comprendre et sentir l’air qui circule entre ses spirales et ses lignes, puis enfin s’emparer de l’objet, l’apprivoiser, trouver l’équilibre, se suspendre…L’expérience est conduite par deux artistes, dans l’écoute et le partage. Les spectateurs sont invités à témoigner des chemins vécus ou rêvés, tandis que les deux circassiennes « suspensives » se hissent au sommet de la spirale. La musique rythme le mouvement des corps en équilibre tout au long de la performance. Les deux femmes se regardent, se balancent avec légèreté et force, engagent un dialogue corporel, créant un espace ouvert dans lequel chacun est invité. Un observatoire artistique immersif et poétique, une quête de liberté.

Créé en septembre 2018 avec l’Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry et de la Savoie, dans le cadre d’une tournée décentralisée en Maurienne

Films Fantômes

Albin de la Simone, chanteur, auteur et compositeur, invente les Films fantômes, un évènement à la croisée du concert, de la performance et de l’exposition, nous plongeant dans l’univers passionnant de films… qui n’existent pas. Il concocte avec humour un voyage en deux temps – pour les yeux et les oreilles – au cœur du 7ème art, mêlant musiques, synopsis, dialogues, costumes et accessoires, pour permettre à chacun de faire son propre film! Offrant d’imaginer des films plutôt que de les regarder, l’artiste installé au piano, partage la scène avec deux comédiens et six musiciens. Ensemble, ils racontent neuf films, chefs-d’œuvre ou navets, superproductions américaines, films d’auteur ou films politiques. Les bandes-son de chacun de ces long-métrages, jouées en direct, aident les spectateurs à imaginer, voire à fantasmer, ces films inexistants qui ne verront jamais le jour, comme une traversée de toute l’histoire de la cinéphilie.

Une représentation performative et immersive aux multiples facettes, nous plongeant au cœur de nos imaginaires individuels, pour un moment aussi troublant que drôle.


exposition gratuite sur réservation – au Théâtre
vernissage jeudi 2 décembre à 19h
ouverture : du vendredi 3 au dimanche 12 décembre de 14h à 18h et les 8, 9 et 10 décembre de 14h à 19h30

 

 

 

concert Les Films Fantômes – au Théâtre
vendredi 10 décembre à 20h
durée estimée 1h15
tarif A

 

 

 

 

 

 

 

Inédits : Catherine Verlaguet

Inédits est le rendez-vous lecture du Théâtre confié à un auteur, en lien avec la programmation de la saison. Qu’il soit metteur en scène, comédien, dramaturge, musicien ou chorégraphe, il offre une autre facette du travail de l’artiste qui nous fait entendre un de ses textes, déjà édité ou en cours d’écriture.

“Lire un texte inédit pour la première fois est aussi fragilisant que nécessaire. C’est une mise à nue, un don de soi qui nous permet, par votre écoute, vos regards, respirations et vos retours, de savoir si notre texte «fonctionne», ou pas. Si au-delà de notre propre coeur et de nos tripes, il rejoint aussi les vôtres, ou pas. Lire un texte inédit pour la première fois, c’est comme dire «je t’aime», sans avoir l’assurance d’être aimée en retour. Je ne sais pas encore ce que je vous lirai ce jour-là, parce que mes inédits d’aujourd’hui ne le seront plus demain. Mais ce que je peux vous dire, c’est que ce texte, je vous le lirai pour la première fois, que je serai fébrile, mais heureuse d’être là. J’espère que vous le serez aussi.”

Catherine Verlaguet

Yoyo


dans le cadre de La Nuit du Cirque


Yoyo
film de Pierre Étaix
samedi 13 novembre à 16h30
et dimanche 14 novembre à 10h30
France, 1965, noir et blanc, version restaurée

Un milliardaire qui s’ennuie et qui rêve d’un amour perdu, avec une écuyère de cirque. Une crise économique qui bouleverse l’ordre du monde. Un enfant de la balle qui devient un clown célèbre et qui veut restaurer le château de son père. Et l’appel de la route, qui est toujours là.

Notes on The Circus – Les Ailes du désir


dans le cadre de La Nuit du Cirque


Notes On The Circus
film expérimental de Jonas Mekas
États-Unis, 1966, couleur, copie 16mm, 12 mn

Jeux de vitesse et de couleurs, surimpressions, ellipses montées dans la caméra, comme un exercice de structuration instantanée: une vision
cinématographique de la mémoire d’un cirque, singulière et enchantée, sur une musique de la Jug Band de Jim Kweshin.

 

Les Ailes du désir
film de Wim Wenders
RFA, 1986, couleur, VOSTF, version restaurée, 2h

À Berlin, deux anges, Cassiel et Damiel, sont les témoins invisibles des pensées des personnes qu’ils croisent. Au cours d’une de ses pérégrinations, Damiel est bouleversé par une jeune trapéziste, Marion. Imprégné par sa relecture des poèmes de Rilke, Wim Wenders voit
s’imposer à lui l’idée des anges, “regards libres”capables de traverser la ville, les murs et de circuler de façon fluide dans un Berlinmarqué par les frontières. C’est au cours de l’écriture qu’émerge le personnage de la trapéziste, interprété par l’immense Solveig Dommartin, qui exécutera elle-même ses numéros, dont Wenders pensait d’abord faire un ange. Le film remporte le Prix de la mise en scène à Cannes et un immense succès.

Centaures, quand nous étions enfants

dans le cadre de  La Nuit du Cirque


La représentation du dimanche 14 novembre à 16h est proposée en audiodescription pour les spectateurs non-voyants ou malvoyants


Un conte amoureux, qui nous mène vers cette terre d’enfance, là où les rêves nous forgent et nous guident. Suivons les Centaures, ils existent si l’on y croit. 

Centaures, quand nous étions enfants est un long poème qui raconte l’histoire de Camille et Manolo, fondateurs du Théâtre du Centaure, compagnie de théâtre équestre, établie à Marseille. De leur utopie d’une existence en symbiose entre hommes et chevaux, l’auteur et metteur en scène Fabrice Melquiot tisse une pièce onirique, où s’entremêlent récits autobiographiques et rêveries mythologiques sur l’enfance. La présence inédite des chevaux sur scène, mêlée aux dispositifs vidéo et photographiques, nourrit l’atmosphère magique et irréelle de la pièce. La fusion des corps humains et des animaux est parfaite et fait naître, sous nos yeux, des créatures chimériques. Oui, les centaures existent ! Ils se nomment Manolo-Idra, mi-homme mi-andalou, et Camille-Gaïa, mi-femme, mi-frison. Ils nous racontent leur histoire et nous invitent à ne jamais renoncer à nos rêves d’enfants.  

 

Hommage à Piazzolla

Passionné par le jazz, amoureux de la musique de Bach, Astor Piazzolla naît en 1921 en Argentine, grandit à New-York puis revient sur sa terre natale pour y devenir bandéoniste. Il obtient par la suite une bourse lui permettant de venir en France, pour étudier avec la pianiste, compositrice et cheffe de chœur Nadia Boulanger. Cette dernière, qui aura aussi pour élèves d’autres musiciens venus d’Amérique tels qu’Aaron Copland, Philip Glass ou encore Leonard Bernstein, l’encourage à ressusciter la tradition du tango, en utilisant un langage musical novateur et audacieux. Astor Piazzolla développe alors sa technique et offre ses lettres de noblesse au tango. Grâce à ses compositions, le genre s’émancipe et le répertoire se renouvelle, à la croisée de la musique savante et populaire.

 « L’art d’Astor Piazzolla s’est imposé dans notre conscience d’occidentaux à peu près au moment où Neruda, Marquez, Vargas Llosa, Borges et nombre d’autres voix saisissantes de la littérature latino-américaine commencèrent à modifier la façon dont, en tant qu’insulaires, nous considérions auparavant le monde. »
John Adams, compositeur

Impromptu musical dans le hall du Théâtre, dimanche 12 décembre à 16h