Midi / Minuit

représentations scolaires
jeudi 2 décembre à 10h et 14h
vendredi 3 décembre à 10h et 14h
à La Volière


Petite sœur de La Spire, installation géante où évoluent sept femmes en suspension, Chloé Moglia a imaginé avec Midi / Minuit un observatoire artistique participatif pour les plus jeunes. Une invitation à cheminer, en suspension, dans l’imaginaire et la réalité.

Midi / Minuit est à peu près trois fois plus petite que La Spire et fait pourtant déjà plus de deux mètres de hauteur ! S’en approcher, la toucher, comprendre et sentir l’air qui circule entre ses spirales et ses lignes, puis enfin s’emparer de l’objet, l’apprivoiser, trouver l’équilibre, se suspendre…L’expérience est conduite par deux artistes, dans l’écoute et le partage. Les spectateurs sont invités à témoigner des chemins vécus ou rêvés, tandis que les deux circassiennes « suspensives » se hissent au sommet de la spirale. La musique rythme le mouvement des corps en équilibre tout au long de la performance. Les deux femmes se regardent, se balancent avec légèreté et force, engagent un dialogue corporel, créant un espace ouvert dans lequel chacun est invité. Un observatoire artistique immersif et poétique, une quête de liberté.

Créé en septembre 2018 avec l’Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry et de la Savoie, dans le cadre d’une tournée décentralisée en Maurienne

Yoyo


dans le cadre de La Nuit du Cirque


Yoyo
film de Pierre Étaix
samedi 13 novembre à 16h30
et dimanche 14 novembre à 10h30
France, 1965, noir et blanc, version restaurée

Un milliardaire qui s’ennuie et qui rêve d’un amour perdu, avec une écuyère de cirque. Une crise économique qui bouleverse l’ordre du monde. Un enfant de la balle qui devient un clown célèbre et qui veut restaurer le château de son père. Et l’appel de la route, qui est toujours là.

Notes on The Circus – Les Ailes du désir


dans le cadre de La Nuit du Cirque


Notes On The Circus
film expérimental de Jonas Mekas
États-Unis, 1966, couleur, copie 16mm, 12 mn

Jeux de vitesse et de couleurs, surimpressions, ellipses montées dans la caméra, comme un exercice de structuration instantanée: une vision
cinématographique de la mémoire d’un cirque, singulière et enchantée, sur une musique de la Jug Band de Jim Kweshin.

 

Les Ailes du désir
film de Wim Wenders
RFA, 1986, couleur, VOSTF, version restaurée, 2h

À Berlin, deux anges, Cassiel et Damiel, sont les témoins invisibles des pensées des personnes qu’ils croisent. Au cours d’une de ses pérégrinations, Damiel est bouleversé par une jeune trapéziste, Marion. Imprégné par sa relecture des poèmes de Rilke, Wim Wenders voit
s’imposer à lui l’idée des anges, “regards libres”capables de traverser la ville, les murs et de circuler de façon fluide dans un Berlinmarqué par les frontières. C’est au cours de l’écriture qu’émerge le personnage de la trapéziste, interprété par l’immense Solveig Dommartin, qui exécutera elle-même ses numéros, dont Wenders pensait d’abord faire un ange. Le film remporte le Prix de la mise en scène à Cannes et un immense succès.

Centaures, quand nous étions enfants

dans le cadre de  La Nuit du Cirque


La représentation du dimanche 14 novembre à 16h est proposée en audiodescription pour les spectateurs non-voyants ou malvoyants


Un conte amoureux, qui nous mène vers cette terre d’enfance, là où les rêves nous forgent et nous guident. Suivons les Centaures, ils existent si l’on y croit. 

Centaures, quand nous étions enfants est un long poème qui raconte l’histoire de Camille et Manolo, fondateurs du Théâtre du Centaure, compagnie de théâtre équestre, établie à Marseille. De leur utopie d’une existence en symbiose entre hommes et chevaux, l’auteur et metteur en scène Fabrice Melquiot tisse une pièce onirique, où s’entremêlent récits autobiographiques et rêveries mythologiques sur l’enfance. La présence inédite des chevaux sur scène, mêlée aux dispositifs vidéo et photographiques, nourrit l’atmosphère magique et irréelle de la pièce. La fusion des corps humains et des animaux est parfaite et fait naître, sous nos yeux, des créatures chimériques. Oui, les centaures existent ! Ils se nomment Manolo-Idra, mi-homme mi-andalou, et Camille-Gaïa, mi-femme, mi-frison. Ils nous racontent leur histoire et nous invitent à ne jamais renoncer à nos rêves d’enfants.  

 

Bleu tenace


dans le cadre de  P.A.N.G !


Suivant la ligne esthétique qui pousse la compagnie du Rhizome à inventer et à suivre toutes sortes de lignes, ce spectacle dévoile une « structure-sculpture » simple, filaire, autoportée. L’enchevêtrement des imaginaires de Silvain Ohl, Hervé Chantepie, Eric Noël et Chloé Moglia a amorcé le dessin d’un “demi-soupir”. Un signe en forme de ligne de fuite vers un sens en perpétuel devenir, que la suspensive Fanny Austry se donnera d’arpenter.

Rhizikon


dans le cadre de  P.A.N.G !


Que recherche-t-on dans la prise de risque? Qu’est-ce qui nous amène à  cheminer au bord des précipices ? Chloé Moglia nous invite à une expérience intime, physique, visuelle et auditive.
Basculant son corps tête en bas, elle évolue sur un tableau noir d’école et exécute une performance d’une beauté bouleversante. 

Les aventures d’Hektor

représentation scolaire
jeudi 7 avril à 14h


Venez rencontrer Hektor un clown d’un genre nouveau, dans ce solo de cirque pétillant et burlesque qui s’inspire du cinéma muet! Dans une atmosphère à la Charlie Chaplin, le clown Hektor tâche de vivre sa vie sans encombre. Mais, sans raison, les interdictions ne cessent de faire irruption dans son quotidien, l’obligeant à faire face à des frontières invisibles et des règles complètement incohérentes !  Clown auguste plongé dans une scénographie kafkaïenne, malmené, il fait tout son possible pour s’extirper de ce monde absurde. À travers des aventures acrobatiques, qu’il surmonte avec une adresse décalée, il nous prouve qu’il est possible de déjouer les obstacles que notre siècle s’obstine à semer dans nos vies. Matias Pilet met au service de son
personnage l’entièreté de sa palette artistique et l’incarne tout en poésie et fragilité. Hektor nous renvoie aux belles images de notre enfance jouant avec nos émotions les plus simples.

 

Little Nemo ou la vocation de l’aube


 dans le cadre de Saut-de-mouton


représentations scolaires
jeudi 21 octobre à 10h et 14h
vendredi 22 octobre à 14h


Chaque nuit, dans ses rêves, Little Nemo tente de parvenir à Slumberland, le pays du sommeil. Le roi Morphée, souverain de ce royaume, cherche un camarade de jeu pour sa fille. Il a jeté son dévolu sur Nemo et lui envoie des messagers pour l’attirer dans son royaume. Mais le parcours vers Slumberland est parsemé d’embûches qui tirent toujours trop tôt le petit Nemo du sommeil, jusqu’au jour où, après de nombreux essais, il parvient enfin à rejoindre la princesse… Dans cette libre adaptation de la bande dessinée Little Nemo, la metteure en scène Émilie Capliez nous embarque dans l’imaginaire captivant de son auteur, Winsor McCay. Pour rappeler la façon dont nos rêves s’envolent et disparaissent au petit matin, nous laissant seuls face au réel, la metteure en scène a souhaité travailler autour de la notion de chute, traduite par le corps, grâce à la présence d’une circassienne au plateau. Entre effroi et vertige, le petit Nemo se retrouve ainsi suspendu à ses rêves. Tout comme les spectateurs… Les timbres pluriels et charmeurs de la chanteuse Françoiz Breut inventent un conte musical aux couleurs irisées qui porte la circassienne en apesanteur sur son mât chinois.
Spectacle multiple, où chaque sens est à l’affût, Little Nemo s’impose comme un voyage incontournable.

 

Lignes de soi annulé et remplacé par All my skirts


dans le cadre de La Nuit du Cirque


« All My Skirts est une tentative d’équilibre dans le temps et l’espace, dans et au-delà du cadre de vie d’un corps et d’une âme humaine. Le corps féminin qui se souvient et oublie, un corps qui expérimente, rêve et se réveille après des centaines de jours pesants, dans le fardeau des identités personnelles. Les années qui passent vite et les jours qui durent éternellement. Les paradoxes de notre langue, la vie des mères, les voix inouïes des femmes, les corps invisibles. Les compromis que nous faisons pour rester en vie. L’ultime réalisation de soi, ancestrale. Souvenirs, rituels du présent. Que reste-t-il de moi ? »

Ariadna Vendelová