La Mémoire de l’eau

Accueillie au Théâtre depuis maintenant trois saisons, avec son tryptique Une pierre presque immobile (La Figure du baiser, La Figure de l’érosion, La Figure du gisant), Animale ou encore Belladonna, la chorégraphe Nathalie Pernette, nous guide pas à pas dans son univers onirique et singulier.

Après une résidence de création au Théâtre en février 2021, notre artiste associée propose cette année une plongée poétique dans sa dernière création aquatique. Rendez-vous à l’Aquaparc de Saint-Nazaire et à l’Espace Neptune de Donges pour découvrir ces lieux sous un aspect inédit et auréolés de mystères.


« Je n’aime pas les bains, sais à peine nager, suis terrifiée en pleine nuit devant l’eau noire de l’océan et déteste avoir la tête immergée sous l’eau, où les sons m’apparaissent dangereusement déformés. À l’inverse, j’aime, presque par défi, me jeter dans les eaux glacées des torrents de montagne ou flotter dans les lagons des mers chaudes et lointaines…
Quel point de départ idéal à une future création !

Plus sérieusement, élément trouble et double, l’eau me fascine ; tout à la fois sombre et limpide, douce et furieuse, maternelle et mortelle, joueuse et ténébreuse, peuplée d’êtres fantastiques, réels ou imaginaires et dont les abysses nous restent encore aujourd’hui inconnus. Un magnifique réservoir d’images poétiques, de souvenirs enfouis, d’histoires partagées et de reflets de notre intimité. La Mémoire de l’eau se conçoit comme une rêverie chorégraphique fouillant la part sombre, légère et ludique de cet indispensable élément. Plonger et resurgir, disparaître lentement sous la surface, percer la peau des eaux, travailler à la beauté d’une presque immobilité et à la flottaison, troubler d’un geste le miroir de l’eau, traverser d’une rive à l’autre, se noyer ou glisser au fil de l’eau à la manière d’Ophélie. »

Nathalie Pernette

 

 

Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire, remercie la CARENE, Communauté d’agglomération de la Région Nazairienne et de l’Estuaire, pour sa participation à la création du spectacle, et tout particulièrement Monsieur Frank Charpin, directeur des loisirs Aquatiques ainsi que Messieurs Valery Nivelais, responsable de l’Aquaparc situé à Saint Nazaire et Régis Colin, responsable de l’Espace Neptune de Donges.

Je suis plusieurs

Mathilde Lechat, chanteuse, danseuse, conteuse et exploratrice sonore, s’intéresse dans Je suis plusieurs, à l’altérité, à ce qui nous unit, nous réunit et nous distingue les uns des autres. Dans ce concert poétique en mouvement, elle s’adresse aux tout-petits comme aux plus grands, avec la complicité du contrebassiste Samuel Foucault. La musicalité des mots, la diversité des langues, des instruments et des gestes, rythment les poèmes chantés et les transforment en jeux de rencontres. Dans ce petit espace intime, un dialogue musical chorégraphique s’instaure entre les deux interprètes et invite les spectateurs à un voyage imaginaire, fait de douces rêveries et de belles rencontres.

 

M.A.D.

[ REPORT À UNE DATE ULTÉRIEURE ]

 

M.A.D. invite à se rassembler pour célébrer ensemble l’expérience collective, créer une communion festive, un soulèvement positif. Ce spectacle immersif est écrit pour huit interprètes et une musicienne électronique : La Fraicheur.

« M.A.D. puise sa source dans l’énergie de la nuit. La danse et la musique viennent bouleverser les codes du Madison et les confrontent à ceux de la scène underground électro. De nouvelles danses hybrides sont réinventées et servent à questionner les notions de communautés et de soulèvement des peuples. Danse et musique deviennent outils de protestation. M.A.D. est une réponse à la situation répressive internationale et en particulier à la disparition de Steve Maia Caniço, le 21 juin 2019 à Nantes, lors d’une soirée électro légale. Pendant les vingt-cinq années qui séparent l’apparition du Madison et la naissance de la techno, les danses se désorganisent, les codes changent, les corps se libèrent. Danse, musique, performeurs et publics questionnent ensemble les notions de communauté et de résistance. »

Spectacle programmé dans le cadre du Festival de danse Trajectoires, du 15 au 27 janvier 2021

Julien Grosvalet

Adolescent

Une plongée dans les eaux troubles et bouillonnantes de l’adolescence.
Une énergie folle jaillit de ce spectacle qui mêle couleurs et mouvements. Dans cette création à quatre mains, le chorégraphe Sylvain Groud, directeur du Ballet du Nord, et la plasticienne Françoise Pétrovitch explorent les méandres physiques et psychiques de cet âge de l’entre-deux.

Des figures mouvantes et complexes s’esquissent sur un décor changeant, à l’image même de cette période marquée par les paradoxes et les métamorphoses. Ce rite de passage entre l’enfance et l’âge adulte s’exprime différemment chez chacun, tantôt par une évidente facilité, tantôt par une violence inouïe. Les êtres en construction se (dé)battent, se font rigides pour ne plus être vulnérables, traversent à grande vitesse des émotions superbes : la joie qui déstabilise, la crainte et l’inquiétude qui brident ces corps peut-être trop pleins d’une énergie foudroyante, la mélancolie latente dans ces esprits qui parfois souffrent à force de lutter contre des monstres intérieurs. L’adolescence fascine, interroge, accuse et devient ce que l’on a fait d’elle : un moment trouble et essentiel, qui façonne ceux que nous sommes.

spectacle programmé dans le cadre du Festival UP ! proposé par la Soufflerie à Rezé en mars 2021

 

P.A.N.G !

Voyager dans le temps et dans l’espace est à la source d’un imaginaire foisonnant, dont les artistes se sont emparés depuis de nombreuses années pour produire des œuvres littéraires et cinématographiques fantastiques. Cette fascination collective et intergénérationnelle pour l’inconnu, qu’il soit humain ou simplement vivant (extra-terrestres ou robots, monstrueux, féroces, drôles ou attachants, y sont largement mis en scène) se mesure à l’appétit du public pour les œuvres de science-fiction. Au-delà de leur dimension futuriste, ces fables sont des matériaux extraordinaires pour nous faire réfléchir sur notre humanité. Le succès que connaissent ces œuvres vient pourtant, curieusement, se confronter à une peur, malheureusement, intemporelle de rencontrer l’Autre, le différent, l’étranger, l’inconnu.

Cette nouvelle édition de P.A.N.G ! nous promet un fabuleux voyage dans l’espace pour éprouver cette rencontre avec poésie, féerie et humour. C’est aussi, pour tous ceux qui le souhaitent, un voyage dans la pensée et une invitation à s’interroger sur le sens de l’hospitalité.

 


Au programme :

cycle cinéma
Le « Space Opera »
programmation cinéma du 4 au 24 mars
au Cinéma Jacques Tati
tarif cinéma

soirée philo
L’hospitalité
Olivier Dekens
jeudi 11 mars à 19h
durée 1h
au Théâtre
entrée libre dans la limite des places disponibles

théâtre musical
Martien Martienne
Laurent Fréchuret, artiste associé
et les Percussions Claviers de Lyon
samedi 13 mars à 19h
au Théâtre
durée 1h
à partir de 8 ans

 

Ils n’ont rien vu

« Le temps et la disparition.
La disparition d’autant de personnes le temps d’un éclair. La disparition de la nature le temps d’un souffle. L’importance de la mémoire, aujourd’hui et pour demain. »
Thomas Lebrun

Inspiré par le livre de Marguerite Duras Hiroshima mon amour – nourri par des rencontres avec les hibakushas, ces victimes des bombardements atomiques, et un séjour dans la ville d’Hiroshima – Thomas Lebrun évoque avec délicatesse et force, des thèmes qui lui sont chers : la disparition, la mémoire, la transmission de l’Histoire aux nouvelles générations. À la manière d’un film, le chorégraphe construit le récit d’un Japon méconnu, passé de pays aux traditions ancestrales, à nation meurtrie de souvenirs intolérables. Sur un grand tapis de boro, constitué de différentes pièces de tissus colorés, évoluent neufs danseurs. Le tissu géant se métamorphose au même rythme que les danses et les séquences qui se succèdent, emplies d’origamis, d’éventails, de tuniques multicolores et de kimonos chatoyants. La symbolique des couleurs y est omniprésente, car nommer les couleurs fut, pour les survivants, la seule façon de parler de la catastrophe : jaune, orange, aveuglant, avant d’être plaqués au sol, sans rien voir, car Ils n’ont rien vu. Le souvenir du drame d’Hiroshima passe alors par sa mise en scène, telle une vague au ralenti et nous fait perdre toute notion du temps et d’espace.
Un spectacle puissant et touchant qui nous rappelle que quiconque oublie son passé, se condamne à le revivre.

 

 

Spectacle programmé dans le cadre du Festival de danse Trajectoires, du 15 au 27 janvier 2021

Petit Terrien… entre ici et là


Représentations scolaires
mercredi 4 novembre à 10h
jeudi 5 novembre à 10h et 14h
vendredi 6 novembre à 10h et 14h


Dans ce solo ludique et sensible, une danseuse interroge les lois de la gravité terrestre, en jouant avec des objets culbutos de tous genres. Une aventure d’oscillations, de déplacements, de traversées, pour chercher délicatement l’équilibre, la légèreté, puis l’envol.

L’attraction terrestre qui nous oblige, dès le plus jeune âge, à lutter pour rechercher l’équilibre et nous mettre ensuite en mouvement, est le fil rouge de ce spectacle. « Tout est source de jeu » pour la compagnie Hanoumat qui a puisé sa matière chorégraphique en observant les plus petits : comment apprivoisent-ils la gravité, quels gestes et quelles postures cela génère chez eux ? Quelles sont les sources de leur mobilité ? Passés aux filtres de la poésie chorégraphique, ces observations actives nous replongent en enfance, et construisent une pièce ludique et aérienne. Et si l’équilibre de notre planète dépendait de l‘ensemble de nos équilibres combinés ?


dans le cadre de Voisinages, dispositif soutenu par la Région des Pays de la Loire pour encourager la diffusion des équipes artistiques. Ce spectacle est en tournée dans les Pays de la Loire, à Segré, Château-Gontier, Vallet, la Roche-sur-Yon, Nantes, Cholet, Mayenne et Ancenis.
Tout le programme sur
www.culture.paysdelaloire.fr

Boxe Boxe Brasil

Une rencontre inattendue entre dix danseurs brésiliens et le Quatuor à cordes Debussy, dans une re-création qui explore le mouvement et le métissage des genres. Le chorégraphe Mourad Merzouki revisite sa création emblématique Boxe Boxe de 2010 et la présente, cette fois-ci, aux couleurs du Brésil. Un véritable challenge chorégraphique.

Boxe Boxe Brasil, est un spectacle détonant, mélange de force et de grâce, de classique et de contemporain. Cirque, hip-hop, ballet, boxe française, anglaise, full-contact ou capoeira, composent ce moment de poésie dansé et boxé. Les cordes du ring et celles du Quatuor Debussy se répondent à merveille tandis qu’entraînements et combats, rythment le spectacle. L’énergie brésilienne des danseurs se mélange à la musique et nous offre un ballet contemporain festif, une fusion parfaite des corps et des cordes.

 

Kamuyot


représentations scolaires
jeudi 22 avril à 14h
vendredi 23 avril à 10h


Sur des mélodies pop japonaises et des B.O. de séries cultes, la Compagnie Grenade s’empare d’un opus phare du chorégraphe israëlien Ohad Naharin, pour nous en proposer une lecture nouvelle et énergisante.

En 2003, Ohad Naharin, alors directeur artistique de la “Batsheva Dance Company”, crée Kamuyot pour l’ensemble junior. Pièce vive et inclusive, Kamuyot est aujourd’hui reprise par la chorégraphe et pédagogue Josette Baïz. Avec sa compagnie Grenade, elle réinvente et distribue l’énergie de la pièce, d’une manière aussi communicative que jubilatoire. Ce show festif, installé dans un dispositif quadri frontal, nous offre une véritable expérience partagée et une exaltante proximité. Entre spectateurs et danseurs, il n’y a plus de barrières, uniquement le lien de la danse. L’écriture fluide de la chorégraphie, permet aux danseurs en pantalon tartan et aux danseuses en kilt et collants déchirés, d’exprimer toute leur créativité. Ils s’en donnent à cœur joie et nous embarquent sans peine dans leur chorégraphie exaltante. Une véritable ode à la jeunesse et à la joie.


vendredi 16 avril à 20h30, projection du documentaire Mr Gaga, sur les pas d’Ohad Naharin
de Tomer Heymann au Cinéma Jacques Tati.
À la suite de la projection,
rencontre et discussion avec Caroline Boussard, danseuse contemporaine et interprète pour la Compagnie Batsheva de 2001 à 2009.

L’histoire fascinante d’Ohad Naharin, célèbre chorégraphe de la Batsheva Dance Company, dont les performances dégagent une puissance et une beauté inégalées. Le film nous dévoile le processus créatif d’un chef de file incontesté de la danse contemporaine, l’invention d’un langage chorégraphique unique et d’une technique de danse hors-norme appelée « Gaga ».

 


Pillowgraphies

Spectacle initialement programmé dans le cadre de SAUT-DE-MOUTON et reporté en décembre


représentations scolaires
lundi 14 décembre à 10h et 14h
mardi 15 décembre à 14h


Rendez-vous dans la grande salle du Théâtre, pour un ballet fantastique et phosphorescent de… fantômes ! Une plongée en lumière noire pour traverser l’invisible et observer des spectres dansants. 

Un drap et deux trous pour les yeux. Les danseurs, sous la lumière à ultraviolets, virevoltent sur scène et semblent même flotter au-dessus du sol ! De courses folles en files indiennes, de complots en explosion soudaine, cette communauté de spectres, se livre à un ballet hypnotique et jubilatoire. On y devine des citations chorégraphiques diverses et le ballet classique n’est pas la seule référence détournée. La chorégraphie de Maurice Béjart sur le Boléro de Ravel ou les compositions du chorégraphe américain Merce Cunningham, viennent hanter ce ballet rempli d’humour. Petits et grands font travailler leur imaginaire, une histoire se dessine progressivement, le plaisir de l’illusion laisse alors place à celui de la danse.