L’Élixir d’amour


L’Élixir d’amour (Elisir d’amore) est un opéra en deux actes de Gaetano Donizetti créé à Milan en 1832. Donizetti est âgé de trente-cinq ans lorsqu’il compose L’Élixir d’amour, son quarantième opéra, après avoir connu son premier grand succès avec Anna Balena en 1830 à Milan toujours. La comédie douce-amère est ovationnée par le public lors de la première représentation. L’Elisir d’amore sera l’opéra le plus joué en Italie entre 1838 et 1848.

Nemorino, jeune paysan un peu niais, aime éperdument la belle Adina. Une coquette convaincue de ses charmes et bien décidée à se jouer du pauvre transi d’amour. En ayant l’air notamment de céder aux insistances de Belcore, un militaire plus qu’imbu de lui-même. Mais le destin s’en mêle… 

©Capucine de Chocqueuse /©Tristan Jeanne-Valès

Gérald Toto


Auteur-compositeur-interprète, Gérald Toto, l’une des voix du trio Toto Bona Lokua, présente son dernier album solo Manla

Gérald Toto est l’une des voix du célèbre trio panafricain emblématique Toto Bona Lokua (formé avec ses amis Richard Bona et Lokua Kanza). Son précédent album Sway, paru en 2018, était unanimement salué par la presse : « Irrésistiblement apaisant » pour Le Monde, « un récital de ballades intimistes et bucoliques qui invitent à la rêverie » pour Télérama, « une délicate ondulation » pour le Pop&Co de France Inter. Toto y trouvait sa propre voie, guidant les auditeurs avec de belles voix, comme s’il chuchotait à l’oreille de chacun de nous. Les influences musicales de Gérald Toto séduisent et on se laisse facilement porté par ces métissages musicaux qui vont de la romance pop au blues en passant par le jazz, la samba, les mélodies orientales et mandingues et les percussions caribéennes.  Son nouvel EP, Manla, prolonge cette trajectoire en affirmant son identité créole.

© Benoît Peverelli

 

N3rdistan


Le duo N3rdistan affiche un univers à la fois sombre et puissant où les sonorités électro habillent des textes engagés qui mettent la poésie arabe classique à l’honneur.

Walid Ben Selim et Widad Broco se sont rencontrés, adolescents, à Casablanca au Maroc. Ils ont créé l’un des premiers groupes de rap marocain, Thug Gang, en 1999. Sous l’influence de Massive Attack, Portishead ou encore Roni Size et grâce aux logiciels de création musicale, ils fondent N3rdistan et leur univers singulier, tournent à l’étranger (ils sont découverts en France en 2014) et propagent leur poésie urbaine engagée. En 2019, le duo sort son premier album éponyme, à la lisière du trip-hop et de la musique traditionnelle avec la poésie arabe classique comme invitée d’honneur, avec des textes forts, tels ceux de Nizar Qabbani, le poète de la femme, ou de Nazek El  Malaeka,  fondatrice  de  la poésie  libre  et  grande  défenseuse  des conditions de la femme au Moyen-Orient ou encore du poète libanais Gibran Khalil, auteur de l’œuvre « Le Prophète ».

Bienvenue à N3rdistan, ce pays imaginaire, cité ou état indépendant, ce havre de paix dans le chaos mondial.

© Maxime Astier

 

Delgres


Le trio du groupe Delgres présente son deuxième album 4 AM, frontal et profond, évoquant le déracinement, le racisme, l’esclavage moderne et le labeur du monde ouvrier. Un album de l’époque.

Le trio composé de Pascal Danae, Baptiste Brondy et Rafgee, fait son grand retour avec un nouvel album : 4 AM. Quatre heures du matin, l’heure de réveil de bien des ouvriers. L’heure des braves. Un réveil qu’il s’agira de programmer le 16 mars pour découvrir ce nouvel album en profondeur. Un album où Pascal Danae évoque des thématiques très autobiographiques, en replongeant dans son passé et celui de sa famille, « en me reconnectant avec Louis Delgres, héros oublié et sacrifié au nom du combat pour la liberté et contre l’esclavage, retrouver une forme de dignité en tant qu’Antillais qui a eu trop souvent le sentiment d’être un peu comme un émigré invisible. »

Véritable succès public et critique en France, leur premier album Mo Jodi (2018) avait secoué la scène musicale française et valu au groupe une nomination aux Victoires de la musique 2019.

Leur blues/rock fervent et authentique a été largement plébiscité par les médias : Télérama évoquait un « voyage habité par un feeling profond et un groove très rock’n’roll qui mettent en joie », FIP un « blues rock fiévreux et fédérateur » et RFI « un son actuel, entre Tinariwen et les Black Keys ». Delgres, c’est aussi et surtout des concerts généreux et vibrants.

©Boby

 

Fièvre latine


Aux frontières du jazz, du classique et de l’improvisation, les quatre musiciens vénézuéliens du Alexis Cárdenas Quartet, intimement liés par leur identité latino-américaine, interprètent les thèmes des grands compositeurs de leur continent. D’Astor Piazzolla à Gonzalo Grau en passant par Aldemaro Romero, ils traversent les siècles et les mers créant, au son du violon, du piano, de la contrebasse et du cuatro, des passerelles entre la musique d’Amérique Latine et celle de Saint-Saëns ou Ravel.

Créé par Alexis Cárdenas, violon supersoliste de l’Orchestre National d’Île-de-France, le Quartet nous propose ici un fabuleux voyage qui nous entraînera sur les traces du grand héritage du baroque latino-américain. Ce concert sera dirigé par Manuel Hernández Silva, directeur artistique de l’Orchestre Symphonique de Navarre.

©Gabriele Friscia / ©DR

Dans la jungle


Dans la jungle est un concert-dessiné inspiré du grand récit d’aventures de Joseph Conrad Au cœur des ténèbres, sur des thèmes de Duke Ellington arrangés pour un trio. 

Le Sensationnel Major Ut s’associe à l’illustrateur Benjamin Bachelier dans cette fantasmagorie illustrée, inspirée du récit de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres, qui relate la remontée du fleuve Congo par un jeune officier de la marine marchande britannique en Afrique noire, au XIXe siècle. En un rien de temps, le spectateur est plongé au cœur de la jungle et de son atmosphère si particulière, celle de la forêt primaire moite et luxuriante, qui prend la forme d’une aquarelle en constante évolution. La musique, inspirée des thèmes de Duke Ellington, nous embarque dans une exploration zoologique aux sons des tambours de cérémonies occultes et d’appels sorciers. Laissez-vous embarqués, le dépaysement sera total.

Réserver à Trignac.

Réserver à Paimboeuf.

©Illustration Benjamin Bachelier

 

Rouge – Madeleine Cazenave


Entourée de Sylvain Didou à la contrebasse et de Boris Louvet à la batterie, la pianiste Madeleine Cazenave déploie sa palette de couleurs musicales entre Satie et Ravel.

On connaissait l’univers aérien et sensible de la pianiste Madeleine Cazenave qui a longtemps joué en solitaire avec, déjà, une riche carrière derrière elle. Elle forme aujourd’hui un trio avec le Nantais Sylvain Didou à la contrebasse et le Rennais Boris Louvet à la batterie pour une nouvelle aventure musicale, Rouge, un projet à mi-chemin entre jazz et musique classique. C’est la couleur rouge qui a été choisie, « une couleur féminine forte, évocatrice de sentiments puissants comme l’amour et la révolte », une teinte riche d’émotions pour une palette musicale qui emprunte autant à Érik Satie qu’à Philip Glass ou Nils Frahm.

Le premier album de Rouge, Derrière les paupières sorti en 2021, évoque une traversée orageuse, un cheminement aérien et sensible vers une éclaircie intérieure. Avec une simplicité apparente, Madeleine Cazenave, Sylvain Didou et Boris Louvet créent les conditions de l’immersion, contemplative et hypnotique, pour mieux nous entraîner au cœur du mystère : on plonge avec bonheur dans le velours noir d’Abysses et la mélancolie rock de Brumaire, en passant par la joie jubilatoire d’Étincelles. La musique de Madeleine Cazenave nous invite à une éclaircie intérieure, en mélangeant les genres avec subtilité. 

© Sylvain Gripoix

 

Vanessa Wagner


En parallèle de sa carrière de musicienne interprétant le grand répertoire soliste, Vanessa Wagner arpente des chemins plus personnels tout aussi exigeants. 

« Chercher son intériorité, c’est ce que j’aime de plus en plus dans la musique. Après avoir joué Scriabine, Rachmaninov ou Ravel, explorer l’intensité sans déluge de notes, le dépouillement comme mode d’expression me passionne. » Vanessa Wagner

Vanessa Wagner, pianiste aux multiples visages, poursuit une carrière à son image, entre répertoire classique et projets innovants. Sa carrière internationale ainsi que sa discographie riche et ouverte ont été couronnées par de nombreuses distinctions et sa place dans le paysage musical français est aujourd’hui unique en son genre. Celle que Le Monde qualifie de « pianiste la plus délicieusement singulière de sa génération », présente un nouveau voyage musical avec Study of The Invisible, son dernier album sorti en mars 2022.

Après Inland, premier opus dédié au courant post minimaliste, elle poursuit son exploration de ce répertoire à la lisière de plusieurs styles, entre Brian Eno, Suzanne Ciani, Nico Mulhy ou Bryce Dessner. Un projet en forme d’invitation au voyage introspectif et lumineux, où le timbre du piano acoustique résonne avec pureté et sensualité.

©Caroline Doutre

Raphaële Lannadère


Raphaële Lannadère, alias L., présente, en avant-première, son nouveau spectacle Cheminement.

Auteure et compositrice, L. fait irruption dans le monde de la chanson française avec son premier album, Initiales sorti en 2011. Inspirée par Brel, Ferré ou Barbara (qu’elle a interprétés), elle ciselle des textes poétiques, souvent émouvant, magnifiés par une orchestration et des arrangements soignés (portés par le violoncelle, le piano et le violon). En 2015, elle publie son deuxième album sobrement intitulé L. qui se tournait vers l’électro, puis Chansons en 2018, accompagnée par un ensemble de cordes et de harpes.

L. a souvent été comparée à Barbara. En 2019, L. crée avec Thomas Jolly et Babx, le spectacle Un jardin de silence avec des chansons et des mots de Barbara. Cette fois, après un quatrième album intitulé Paysages, et toujours avec Thomas Jolly, Raphaële Lannadère crée un nouveau spectacle, Cheminement. “Le cheminement, pour moi, c’est un parcours, c’est ce qui serpente pas à pas, ce qui prend le temps, c’est l’errance, c’est la rencontre, une ode à l’inefficacité, à la lenteur, à l’opacité, aux plis, ou replis, à l’ombre, à l’intime, au pudique, à l’humain.” Avec Cheminement, L. inventera un répertoire neuf, chaleureux et libre, reflétant plus de 10 ans de recherche, de composition, d’écriture, de collaborations.

© Ojoz

 

Abrazo


Le duo de jazz Peirani & Parisien présente un répertoire placé sous le signe du tango

Le terme « abrazo » désigne, en espagnol, à la fois l’accolade que l’on donne aux amis avec qui l’on partage des moments forts et l’enlacement de sa partenaire de danse, comme une étreinte. Et c’est le titre donné à ce spectacle dédié à l’élégance, la mélancolie, la puissante rythmique et mélodique du tango. Au cœur du répertoire de cette soirée figurent des pièces d’Astor Piazzolla, Tomás Gubitsch ou encore Xavier Cugat mais aussi des arrangements créatifs comme celui de Army Dreamer, de Kate Bush, que Vincent Peirani admire beaucoup. 

Le duo composé de l’accordéoniste Vincent Peirani et du saxophoniste soprano Émile Parisien sont comme les deux doigts de la main : ensemble, ils ont donné plus de 1000 concerts dont plus de 600 en duo. Ils représentent aujourd’hui ce que l’on peut considérer comme l’une des formations les plus talentueuses du jazz européen. C’est véritablement l’alchimie de leur rencontre artistique qui fait de chacun de leur spectacle un véritable bijou musical. 

© JP Retel