Comme souffler dans un violoncelle


Représentations scolaires au Théâtre

• mardi 5 mai à 10h et 14h
• mercredi 6 mai à 10h


Erwan Martinerie et François Robin, artistes nantais et nazairien jouent de la musique depuis leur plus jeune âge, mais n’ont pas suivi le même parcours. L’un découvre la musique en soufflant dans la cornemuse de son père, puis prend ses premiers cours dans un atelier de lutherie rempli de copeaux et d’odeurs de vernis. L’autre, entre au conservatoire à six ans, dans la classe de son papa et travaille la musique à la maison avec sa maman. Leurs histoires sont différentes mais l’idée farfelue de brancher leurs instruments acoustiques à leurs ordinateurs respectifs, provoquera leur rencontre… Dans ce concert d’un nouveau genre, les instruments sont joués de façon acoustique, la veuze s’immisce dans le répertoire classique de Bartók, Bach et Ravel; les voix de chanteurs traditionnels côtoient le chant lyrique. Les musiciens suivent un métronome fou, allument un magnétophone à bande, sont accompagnés par un orchestre symphonique fictif, jouent de la cornemuse et du violoncelle en appuyant sur des boutons colorés. Un joyeux concert, entrainant et familial !

en partenariat avec la Ville de Paimboeuf
une sélection CCP et UIA

 

Jeanne Cherhal

À peine revenue de ses trois tournées successives et de sa collaboration avec Bachar Mar Khalifé, pour une variation à quatre mains et deux pianos en hommage à Barbara, Jeanne Cherhal est de retour avec un nouvel album et nous livre avec délicatesse un concert intime et musical, pour deux pianos. Fin 2017, Jeanne Cherhal décide de s’absenter. Mais très vite, son piano la rappelle. Ses quarante ans l’inspirent aussi et lui donnent l’envie d’écrire. Écrire des “mots-bilan”, un bilan pour le moins heureux, épanoui. Quarante ans, cela représente pour elle ‘’ce beau point d’équilibre entre ce que l’on a déjà accompli et tous les possibles encore à venir’’. Elle entreprend alors d’écrire une chanson par mois, jusqu’à ce que l’album s’en suive.
Elle part seule une semaine par mois dans différents lieux qui l’inspirent (à la Réunion, dans le sud de la France, en Auvergne…) et revient chaque fois avec un morceau. C’est ainsi que naissent ses dix nouveaux titres. Le disque est enregistré entre Paris et Los Angeles, où elle pourchasse ses rêves en sollicitant deux batteurs qu’elle admire et un choeur gospel. En traque d’une ‘’sorte de transe’’, elle revient en groupe avec deux pianos qu’elle souhaite voir jouer en même temps. Au programme: être libre de défier les formats, plus que jamais, s’astreindre à être toujours plus surprenante…

 

Abd Al Malik

Le rappeur français, inspiré par le tableau de Pierre Puvis de Chavannes Le Jeune Noir à l’épée, nous livre son dernier album éponyme. Un concert puissant écrit à la manière d’un long poème, qui nous invite à réfléchir sur nos identités, à l’heure de la mondialisation. Tour à tour rappeur, slameur, compositeur, écrivain ou réalisateur, Abd Al Malik n’a jamais cessé de retourner et détourner les règles de son rap.

Il est aussi auteur de sept ouvrages et vainqueur de quatre victoires de la musique. Bouleversé par le tableau du Jeune Noir à l’épée, il se lance dans un nouveau projet: l’écriture d’un livre et l’enregistrement de son dernier album. Il en résulte neuf titres inédits qui sont un véritable voyage émotionnel dans un monde de pauvreté et de béton. Ce concert est l’histoire d’une rébellion rythmée, déclamée, rappée, slamée et chantée sur une musique noire, blanche, métisse, ancienne et moderne, faite de fragments mélodiques, d’échantillons musicaux disparates. Sur scène, Abd Al Malik s’entoure de quatre danseurs, chorégraphiés par Salia Sanou.
Un concert comme l’allégorie du cheminement du jeune noir de cette histoire et de ces nouvelles générations, nées en Europe et dont les racines viennent du continent
africain ancestral.

 

Fred Pallem & le Sacre du Tympan

L’orchestre de Fred Pallem, Le Sacre du Tympan, lauréat d’une Victoire de la Musique en 2006, catégorie Révélation Jazz, présente un concert hors norme, pour un voyage entre funk music à la française, free jazz, pop, afro beat et musiques de films érotiques et d’horreur. Tout un programme ! Fred Pallem raconte son parcours de vie et nous dévoile ses nouvelles compositions qui traduisent, plus que jamais, son envie de faire fusionner les genres et les sons. L’orchestre lui-même est composé de trois groupes de musiciens et musiciennes: une section rythmique composée de: clavinet-orgue, guitare, guitare basse, et batterie; quatre cuivres et vents: trompette, trombone, deux saxophones et un quatuor à cordes.

Venez vivre ce concert atypique, au son des arrangements jubilatoires de Fred Pallem. En véritable homme-orchestre, il les a composés spécialement pour l’occasion et entend bien nous faire swinguer!

Lambert Wilson chante Kurt Weil

“Ce qui est unique et remarquable dans la musique de Kurt Weill est qu’il a su écrire une musique pour tout le monde… Mais comme ne fait pas tout le monde.”
Jean Wiener

Les musiciens de l’Orchestre National des Pays de la Loire et Lambert Wilson, donnent à entendre les œuvres les plus emblématiques de Kurt Weill, dans leurs langues originales. Ils parcourent avec brio les trois périodes créatrices du compositeur: allemande, française et américaine, pour un moment unique au Théâtre. Kurt Weill marqua son temps par son irréductible désir de régénérer la musique, de l’ouvrir sur la société. Il a également été l’un des rares compositeurs à avoir consacré sa vie entière au théâtre musical. Dans cette proposition exceptionnelle, l’Orchestre National des Pays de la Loire confie à Lambert Wilson la tâche de nous faire parvenir les émotions, l’aura et l’influence de Kurt Weill, qui inspire encore de nos jours les plus grands musiciens.
Un concert rare, à partager ensemble avant les fêtes!

Happy Mood

Le septet Happy Mood, composé entre autres de François Ripoche, Louis Sclavis et Geoffroy Tamisier, improvise autour du jazz populaire. Une soirée festive, riche en swing! On l’oublie parfois, le jazz a d’abord été une musique de fête, issue des fanfares de la Nouvelle-Orléans, jouée dans les cabarets, les rues, les clubs, les maisons closes… Ce septet tire son inspiration de cette tradition très festive et ce n’est pas un hasard si la formation comprend surtout des vents: cuivres et bois.
L’improvisation polyphonique, caractéristique du jazz des premiers temps, est au coeur de ce concert dans lequel le groupe improvise ensemble, autour du même thème. Happy Mood produit de la sorte un son compact, puissant et explosif. Un concert qui célèbre l’énergie et l’invention collective!

une sélection CCP

Céline Bonacina

Céline Bonacina est l’une des grandes révélations féminines de la scène jazz de ces dernières années. Après un séjour fondateur sur l’Ile de la Réunion, elle a inventé, autour de son incroyable saxophone baryton, un univers multicolore qui invite à la danse. Depuis qu’elle a remporté le Prix Rezzo Jazz à Vienne, et qu’elle a été nominée aux Victoires du Jazz, Céline Bonacina ne s’arrête plus! Avec son cinquième album, on retrouve les fondamentaux de son style, un jazz mélodique constamment porté par des rythmes vivifiants, un certain goût pour la symbolique et la transcendance. Vue d’en Haut, Way of life, Open Heart, Crystal Rain et à présent Fly-Fly. Après une étape précédente vers un jazz plus acoustique marqué par la complicité avec le pianiste britannique Gwilym Simcock, Céline Bonacina présente avec Fly-Fly une forme de synthèse et des couleurs nouvelles, un vent du sud porté par la voix et les tambours de Jean-Luc di Fraya, un lyrisme profond où le son de la contrebasse et du sax baryton s’associent à merveille !

 

dans le cadre de Jazz Tempo, avec le partenariat du CRDJ, le Collectif Régional de diffusion du Jazz en Pays de la Loire

en partenariat avec la Ville de Paimboeuf

Mélanie De Biasio

Une voix de velours, intense et bouleversante. Mélanie De Biasio chante ses ballades brumeuses et nous promet un moment de grâce avec ce dernier opus.
Depuis son premier album en 2007, la chanteuse et flûtiste jazz, italo-belge, explore avec grâce son univers hybride et vertigineux. Avec ce quatrième opus, Lilies, elle joue avec les codes du rock, de l’électro et du blues et livre un album vibrant et intime. Sa perte de voix due à une maladie en 2000, a été un facteur important de son inspiration, pour une création plus minimaliste. Ce silence forcé l’a inspirée dans son écriture et poussée à embrasser un horizon musical plus large et une autre manière de chanter. La voix est l’élément central de cet album entièrement enregistré dans la cave de la chanteuse, avec un micro et quelques instruments. Pour celle qui voulait “revenir à l’essence même de la créativité”, c’est une réussite, un moment riche en émotions.

“Une voix feutrée, intime, qui diffuse une mélancolie pourtant universelle. Le blues puissant et gracieux de la chanteuse belge caresse autant qu’il émeut”.
François Gorin, Télérama

 

première partie Simon Mary – Krystal Mundi

 

dans le cadre de Jazz Tempo, avec le partenariat du CRDJ le Collectif Régional de diffusion du Jazz en Pays de la Loire

une sélection UIA

Dhafer Youssef

Un album de partage, de rencontre et de méditation entre quatre artistes virtuoses. Une ode à l’amitié et à la fraternité que nous offre Dhafer Youssef, légende
tunisienne du Oud. Depuis l’âge de dix-neuf ans, Dhafer Youssef rêve de musique indienne. Quelques années en plus et neuf albums plus tard, le musicien voyageur, qui a contribué à introduire le oud dans le jazz, assouvit son rêve et invite trois excellents musiciens à l’accompagner sur cet opus: le percussionniste Zakir Hussain; le clarinettiste turc Hüsnü Senlendirici et le guitariste-jazz norvégien Eivind Aarset.

Cet album, mixé au studio Nilento de Göteborg en Suède, est une invitation au voyage. On y retrouve beaucoup de titres contemplatifs, voire spirituels, mais le goût de Dhafer Youssef pour le groove ne se dément jamais. Quel bonheur pour l’auditeur, d’entendre les expérimentations et le renouvellement permanent de Dhafer Youssef.