SAUT-DE-MOUTON

[ TEMPS FORT ANNULÉ ]

Après une programmation chahutée par la covid-19, la scène nationale reprogramme ses spectacles annulés,
pour votre plus grand plaisir ! De 3 à 99 ans, profitez en famille de 2 spectacles, d’1 concert suivi de son atelier et de films d’animation dans le cadre du festival Télérama enfants. Retrouvons-nous au Théâtre Simone Veil, au Cinéma Jacques Tati et au Centre Culturel Lucie Aubrac de Trignac pour partager à nouveau de beaux moments ensemble !

Au programme :

 

Et pourquoi pas ?!
au Centre Culturel Lucie Aubrac

 

 

Mort de rire
(report d’octobre 2020)
au Théâtre Simone Veil

 

 

 

 

Petit terrien… entre ici et là
(report du mois de novembre 2020)
au Théâtre Simone Veil

 

 

 

Programmation Télérama enfants
au Cinéma Jacques Tati

La mécanique du hasard

Report du mois de février


la représentation du 19 mai à 19h est en audiodescription pour les spectateurs non-voyants ou malvoyants


représentations scolaires
mardi 18 mai à 14h
mercredi 19 mai à 10h
jeudi 20 mai à 10h et 14h


Embarquez à un rythme effréné dans une rocambolesque histoire de transmission intergénérationnelle, au beau milieu du désert texan !

Entre western et voyage initiatique, La mécanique du hasard, adapté du roman américain Le Passage, nous raconte l’histoire mouvementée de Stanley Yelnats, un ado envoyé en camp de redressement pour creuser des trous au fond d’un lac asséché. Ce dernier va déterrer bien plus qu’attendu et découvrira, malgré lui, tout un pan de son héritage familial. Sur fond de bagarre et de jeux de pouvoirs, le jeune Stanley retrace l’histoire de son arrière-arrière-grand-père qui avait volé un cochon à une tzigane unijambiste qui s’était vengée en lui jetant un mauvais sort, mais aussi, celle de son père inventeur de génie, qui s’acharne à recycler de vieilles baskets ! Le récit, porté par deux comédiens, nous entraîne dans différents lieux et époques, à travers des flash-back. Passé et présent se retrouvent étrangement liés tandis que l’histoire se rejoue en permanence sous nos yeux. Une puissante histoire d’amitié sur fond de légende héréditaire, qui questionne les notions d’héritage et de libre arbitre.

La Chauve-Souris

Opéra en allemand, surtitré en français, en direct du Grand-Théâtre d’Angers


Imaginé par Angers Nantes Opéra, cette retransmission en direct et en plein air est une belle occasion pour découvrir ce chef-d’œuvre de la fin du 19ème siècle.

La Chauve-souris est le véritable coup de maître du « roi de la valse » dans le genre, alors tout jeune, de l’opérette viennoise. Un modèle inégalé. Chaque compositeur d’opérette invente son propre dosage des mêmes ingrédients : comique de situation, satire sociale, pittoresque, élégance mélodique et pitrerie musicale. Johann Strauss, réussit le sien avec brio, mais y ajoute une vraie tendresse pour des personnages qui ne semblaient pouvoir que prêter à sourire. Ce qui rend son ouvrage si attachant, c’est que les femmes ne cherchent pas comme chez Offenbach à venger les infâmes traitements que leurs consœurs subissent à l’Opéra, mais se révèlent pleines d’indulgence, de sagesse ou de simple insouciance, face à une gent masculine peu respectable. Tout cela sur une musique irrésistiblement soulevée par la danse, et pas seulement la valse, dont la mise en scène de Jean Lacornerie se laisse joyeusement imprégner.

dans le cadre de la saison d’Angers Nantes Opéra

Martien Martienne


[ SPECTACLE ANNULÉ ]


« Ils habitaient une maison toute en colonnes de cristal sur la planète Mars, au bord d’une mer vide, et chaque matin on pouvait voir Madame K déguster les fruits d’or qui poussaient sur les murs de cristal, en regardant le ciel sombre de mars, comme si quelque chose d’extraordinaire allait arriver… »

Ylla est une martienne. Telle une Madame Bovary de l’espace, elle s’ennuie auprès de son mari. Elle rêve chaque nuit qu’un homme étrange, à la peau curieusement pâle, lui parle de très loin et désire l’emmener sur sa planète à lui, vers une nouvelle vie. Le mari de Mme K la surprend une nuit à rêver, à rire et à parler dans son sommeil, à cet homme qu’il pense être imaginaire.
Tout ceci est pourtant bien réel et quelqu’un est effectivement en approche. Il s’agit du premier astronaute américain en direction de la planète Mars…

Dans cette fable émouvante, aux airs d’opéra parlé, Laurent Fréchuret invite les spectateurs à un voyage dans l’espace, pour dresser en réalité, le portrait de notre société. Pour restituer toute la force de cette histoire et la magie de la relation entre martiens et humains, les vibraphones, marimbas et xylophones virtuoses des Percussions Claviers de Lyon, jouent en direct dans ce spectacle musical aérien et engagé.

 

Le grand théâtre d’Oklahama

Un spectacle fascinant et d’une poésie bouleversante, qui s’inspire du dernier chapitre du roman de Franz Kafka, Le Disparu (Amerika), publié à titre posthume en 1927. Il réunit les comédiens en situation de handicap de l’Atelier Catalyse, dirigés par Madeleine Louarn et Jean-François Auguste, déjà accueilli au Théâtre avec le spectacle Tendres fragments de Cornelia Sno.

« Le grand théâtre d’Oklahama vous appelle ! Il vous appelle aujourd’hui ; c’est la première et la dernière fois ! Qui rate cette occasion la rate pour toujours ! Si vous pensez à votre avenir vous êtes des nôtres ! Chacun est le bienvenu chez nous. » C’est guidé par ce rêve d’intégration et d’acceptation que Karl Rossman, jeune juif exilé en Amérique, intègre ce théâtre qui « emploie tout le monde et met chacun à sa place ». Il espère alors découvrir un environnement accueillant, dans lequel il serait enfin accepté. Mais très vite, cet anti-héros est obligé de faire face à la réalité. La communauté du grand théâtre d’Oklahama, qui lui paraissait si différente et tolérante, n’est qu’en fait le reflet de la société moderne qu’il voulait fuir. Reprenant à leur compte les derniers et souvent méconnus écrits de Franz Kafka, les deux metteurs en scène proposent une immersion dans la pensée bouillonnante de l‘auteur pragois. Le grand théâtre d’Oklahama est une pièce puissante, qui raconte nos aveuglements et nos désirs communs d’acceptation. Elle raconte aussi nos besoins de liberté et d’émancipation, qu’elle met en scène de manière touchante, juste là, sous nos yeux.

 

Mille ans

[ SPECTACLE ANNULÉ ]


Sur l’île de Diamezek, île éloignée de tout, vivent 77 personnes : Milan, 7 ans et 76 personnes âgées dont Jonas, vieil homme pétillant et attachant. Milan vit pleinement son enfance bien qu’elle soit singulière puisqu’il a en charge la communauté des vieilles personnes, qu’il est le seul élève dans sa salle de classe, que ses jeux sont solitaires. Quand Peste, petite cousine débarquée du continent le temps d’un bref passage, lui affirme que tout ceci n’est pas normal, qu’il risque d’être cassé, foutu pour de bon ; Milan prend une grande décision. Ignorer les règles établies, éprouver le plaisir de la bêtise, ne s’affairer de rien, assumer l’insouciance de l’enfance. Très vite sa décision bouscule le fonctionnement de l’île, l’âge même de Jonas. Dans sa rébellion, dans sa quête, Milan pose la question de l’enfance : c’est quoi, c’est comment, c’est quand ? Pour porter cette communauté de 77 personnes, deux comédiens d’âges différents se partagent un espace de jeu totalement blanc, minuscule bout de rocher posé sur l’eau.

en partenariat avec la Ville de Paimbœuf

 

Le pied de Rimbaud

[ SPECTACLE ANNULÉ ]


Promis à Dieu, un jeune séminariste sent naître en lui le double feu du désir et de la poésie. Dans une brûlante confidence, il nous dévoile son projet inouï: changer le langage, les relations, les opinions, les perceptions, l’amour… Bref, la vie!
Un programme révolutionnaire plein d’humour et une déclaration d’intention visionnaire qui ouvre une fenêtre sur la modernité, voilà ce que nous propose Laurent Fréchuret – nouvel artiste associé au Théâtre – dans sa dernière création. Le metteur en scène du Théâtre de l’Incendie, réunit des extraits d’Un coeur sous une soutane et de La lettre du voyant, pour construire un spectacle singulier, qui rend compte de l’état d’âme révolutionnaire du jeune poète Arthur Rimbaud.
Un jeune religieux se confesse et nous raconte ses aspirations pour l’avenir, son souhait de moderniser les codes et de ré-enchanter la vie.
Accompagné du joueur de veuze nazairien François Robin, le comédien Maxime Dambrin livre un moment de théâtre poétique et nous fait découvrir un des premiers textes de Rimbaud, qui inaugure la naissance d’un poète majeur.

Blanche-Neige, histoire d’un Prince

 

[ SPECTACLE ANNULÉ ]

 


« Choisir un conte fameux et lui filer trois baffes. »
Michel Raskine

 

Entre l’ombre des frères Grimm et l’esthétique pop de Walt Disney, Marie Dilasser et Michel Raskine proposent une variation autour de Blanche-Neige totalement nouvelle, dégenrée et déjantée. L’histoire commence bien des années après le mariage. Blanche-Neige a grandi, grandi, et le Prince a vieilli, vieilli. Leur royaume a totalement dépéri et le temps semble s’être refermé sur eux. Escortés de Souillon aux cheveux jaunes et de leurs 101 nains, ces héros mélancoliques et joyeux cherchent un sens à leur vie. Ils clopent, chantent, se disputent et divaguent, en tricotant des bonnets pour les nains de la forêt.  En un tourbillon burlesque, étrangement onirique et déglingué, Blanche-Neige, histoire d’un Prince nous plonge dans un récit moderne, traversé par des questions sociales et politiques, interrogeant les archétypes, le patriarcat, le féminisme, l’environnement… Et s’il était une fois une histoire d’émancipation, un conte d’aujourd’hui ?