SAUT-DE-MOUTON

De 3 à 99 ans, profitez en famille des spectacles, concerts, films, ateliers et conférences programmés au Théâtre Simone Veil, au Cinéma Jacques Tati, à Athénor, à la médiathèque et chez nos voisins de Paimboeuf !

 

Au programme :

 

Pillowgraphies
vendredi 16 octobre à 19h
au Théâtre

 

 

Et pourquoi pas ?!
mardi 20 octobre à 11h et 15h
au Théâtre
mercredi 21 octobre à 18h30
à la salle Jean Cutullic à Paimbœuf

Mort de rire
jeudi 22 octobre à 15h
au Théâtre

Petit Vampire
Séance spéciale Halloween !
samedi 31 octobre à 14h30
Venez déguisés !

 

La mécanique du hasard


la représentation est en audiodescription pour les spectateurs non-voyants ou malvoyants


représentations scolaires
mardi 9 février à 14h
mercredi 10 février à 10h
jeudi 11 février à 10h et à 14h


Embarquez à un rythme effréné dans une rocambolesque histoire de transmission intergénérationnelle, au beau milieu du désert texan !

Entre western et voyage initiatique, La mécanique du hasard, adapté du roman américain Le Passage, nous raconte l’histoire mouvementée de Stanley Yelnats, un ado envoyé en camp de redressement pour creuser des trous au fond d’un lac asséché. Ce dernier va déterrer bien plus qu’attendu et découvrira, malgré lui, tout un pan de son héritage familial. Sur fond de bagarre et de jeux de pouvoirs, le jeune Stanley retrace l’histoire de son arrière-arrière-grand-père qui avait volé un cochon à une tzigane unijambiste qui s’était vengée en lui jetant un mauvais sort, mais aussi, celle de son père inventeur de génie, qui s’acharne à recycler de vieilles baskets ! Le récit, porté par deux comédiens, nous entraîne dans différents lieux et époques, à travers des flash-back. Passé et présent se retrouvent étrangement liés tandis que l’histoire se rejoue en permanence sous nos yeux. Une puissante histoire d’amitié sur fond de légende héréditaire, qui questionne les notions d’héritage et de libre arbitre.

Qu’est-ce que le temps ?

Les Confessions de saint Augustin sont un des écrits les plus célèbres de la culture occidentale. L’évêque, philosophe et théologien y pose une question à la fois simple et vertigineuse : Qu’est-ce que le temps ?  « Si personne ne me le demande, je sais. Si on me le demande et que je veux l’expliquer, je ne sais plus. ». Dans ce spectacle aux allures d’expérience théâtrale ou de one-man-show théorique, brillamment interprété par le comédien Stanislas Roquette, les spectateurs sont invités à accompagner ce penseur dans sa réflexion.

Augustin veut comprendre ce qu’est le temps. Dès le début de sa recherche, en explorateur intrépide de l’intelligence humaine qu’il est, il embarque les spectateurs dans son voyage théorique et physique. Augustin teste différentes pistes pour trouver sa réponse, il s’adresse au public, projette son corps dans l’espace pour y chercher le temps, chante… Il essaie de trouver l’essence du passé, du présent et du futur. Cette quête si ambitieuse (et difficilement atteignable) donne au comédien une énergie considérable. Augustin s’entête à s’en arracher les cheveux, et rend drôle une quête qui ne l’est pas, dans une ambiance comico-métaphysique très efficace, à la Raymond Devos. Augustin essaye de toucher du doigt, sur le plateau, ce que nous cherchons tous intimement, la présence à soi-même et au monde, dégagée des regrets du passé et de la peur du futur.

Arlequin poli par l’amour


la représentation du 16 février est en audiodescription pour les spectateurs non-voyants ou malvoyants


représentation scolaire
mardi 16 février à 14h


Le metteur en scène Thomas Jolly, arrivé en juin dernier à la direction du Quai – Centre dramatique national d’Angers Pays de la Loire, connu pour ses mises en scènes spectaculaires, nous propose ici une adaptation du texte de Marivaux aux allures de conte de fée.

Amour, questionnements, quiproquos et désenchantement, sont au programme de cette version revue avec panache, d’Arlequin poli par l’amour. On y découvre qu’une fée amoureuse d’Arlequin le retient prisonnier dans son palais et entend bien se faire aimer de lui. Les sentiments du bel idiot Arlequin, se portent hélas sur la jeune bergère Silvia… La fée jalouse, échafaude duperies et manipulations pour séparer les deux amants. Le triangle amoureux prend vie, dans une ambiance rock et poétique, nourrie par des guirlandes brillantes, des confettis dorés et des perfectos en cuir. Sottes convenances et méchancetés menacent la fraîcheur et la spontanéité des jeunes amoureux et conduisent Silvia et Arlequin à l’effroi…

 

La Chauve-Souris

Opéra en allemand, surtitré en français, en direct du Grand-Théâtre d’Angers


Imaginé par Angers Nantes Opéra, cette retransmission en direct et en plein air est une belle occasion pour découvrir ce chef-d’œuvre de la fin du 19ème siècle.

La Chauve-souris est le véritable coup de maître du « roi de la valse » dans le genre, alors tout jeune, de l’opérette viennoise. Un modèle inégalé. Chaque compositeur d’opérette invente son propre dosage des mêmes ingrédients : comique de situation, satire sociale, pittoresque, élégance mélodique et pitrerie musicale. Johann Strauss, réussit le sien avec brio, mais y ajoute une vraie tendresse pour des personnages qui ne semblaient pouvoir que prêter à sourire. Ce qui rend son ouvrage si attachant, c’est que les femmes ne cherchent pas comme chez Offenbach à venger les infâmes traitements que leurs consœurs subissent à l’Opéra, mais se révèlent pleines d’indulgence, de sagesse ou de simple insouciance, face à une gent masculine peu respectable. Tout cela sur une musique irrésistiblement soulevée par la danse, et pas seulement la valse, dont la mise en scène de Jean Lacornerie se laisse joyeusement imprégner.

dans le cadre de la saison d’Angers Nantes Opéra

Martien Martienne


représentations scolaires
vendredi 12 mars à 10h et 14h


Dans le cadre du temps fort P.A.N.G! à vivre au Théâtre et au Cinéma !

« Ils habitaient une maison toute en colonnes de cristal sur la planète Mars, au bord d’une mer vide, et chaque matin on pouvait voir Madame K déguster les fruits d’or qui poussaient sur les murs de cristal, en regardant le ciel sombre de mars, comme si quelque chose d’extraordinaire allait arriver… »

Ylla est une martienne. Telle une Madame Bovary de l’espace, elle s’ennuie auprès de son mari. Elle rêve chaque nuit qu’un homme étrange, à la peau curieusement pâle, lui parle de très loin et désire l’emmener sur sa planète à lui, vers une nouvelle vie. Le mari de Mme K la surprend une nuit à rêver, à rire et à parler dans son sommeil, à cet homme qu’il pense être imaginaire.
Tout ceci est pourtant bien réel et quelqu’un est effectivement en approche. Il s’agit du premier astronaute américain en direction de la planète Mars…

Dans cette fable émouvante, aux airs d’opéra parlé, Laurent Fréchuret invite les spectateurs à un voyage dans l’espace, pour dresser en réalité, le portrait de notre société. Pour restituer toute la force de cette histoire et la magie de la relation entre martiens et humains, les vibraphones, marimbas et xylophones virtuoses des Percussions Claviers de Lyon, jouent en direct dans ce spectacle musical aérien et engagé.

 

L’Encyclopédiste

L’Encyclopédie de la parole est un projet artistique qui explore l’oralité sous toutes ses formes. Composé de poètes, d’acteurs, d’artistes plasticiens, de musiciens, de dramaturges, de chorégraphes, de réalisateurs de radio…, ce collectif a présenté plusieurs de ses pièces au cours de la saison 2018-2019, Parlement, blablabla et Hmm Hmm. Depuis plus de dix ans, l’Encyclopédie de la parole collecte toutes sortes d’enregistrements et les répertorie en fonction de phénomènes particuliers de la parole telles que la cadence, la choralité, le timbre, l’adresse, la mélodie. À partir de cette collection, le collectif produit des pièces sonores, des performances, des spectacles, des conférences, des concerts et des installations.

L’Encyclopédiste est un seul-en-scène, porté par un fervent collectionneur et pratiquant de la parole, spécialiste en mécanique, Frédéric Danos. Évoluant à travers une abondante collection de paroles enregistrées, il décortique des paroles, fait de singulières analyses, émet des hypothèses, dans lesquelles se mêlent humour, politique et poésie. Dans un jeu de collages, de décomposition et de reconfiguration, mené par un passionné fantasque et amoureux de la langue, L’Encyclopédiste nous entraîne au-delà de nos habitudes d’usagers de la parole, pour un spectacle vivant !

 

Le grand théâtre d’Oklahama

Un spectacle fascinant et d’une poésie bouleversante, qui s’inspire du dernier chapitre du roman de Franz Kafka, Le Disparu (Amerika), publié à titre posthume en 1927. Il réunit les comédiens en situation de handicap de l’Atelier Catalyse, dirigés par Madeleine Louarn et Jean-François Auguste, déjà accueilli au Théâtre avec le spectacle Tendres fragments de Cornelia Sno.

« Le grand théâtre d’Oklahama vous appelle ! Il vous appelle aujourd’hui ; c’est la première et la dernière fois ! Qui rate cette occasion la rate pour toujours ! Si vous pensez à votre avenir vous êtes des nôtres ! Chacun est le bienvenu chez nous. » C’est guidé par ce rêve d’intégration et d’acceptation que Karl Rossman, jeune juif exilé en Amérique, intègre ce théâtre qui « emploie tout le monde et met chacun à sa place ». Il espère alors découvrir un environnement accueillant, dans lequel il serait enfin accepté. Mais très vite, cet anti-héros est obligé de faire face à la réalité. La communauté du grand théâtre d’Oklahama, qui lui paraissait si différente et tolérante, n’est qu’en fait le reflet de la société moderne qu’il voulait fuir. Reprenant à leur compte les derniers et souvent méconnus écrits de Franz Kafka, les deux metteurs en scène proposent une immersion dans la pensée bouillonnante de l‘auteur pragois. Le grand théâtre d’Oklahama est une pièce puissante, qui raconte nos aveuglements et nos désirs communs d’acceptation. Elle raconte aussi nos besoins de liberté et d’émancipation, qu’elle met en scène de manière touchante, juste là, sous nos yeux.

 

Mille ans

Sur l’île de Diamezek, île éloignée de tout, vivent 77 personnes : Milan, 7 ans et 76 personnes âgées dont Jonas, vieil homme pétillant et attachant. Milan vit pleinement son enfance bien qu’elle soit singulière puisqu’il a en charge la communauté des vieilles personnes, qu’il est le seul élève dans sa salle de classe, que ses jeux sont solitaires. Quand Peste, petite cousine débarquée du continent le temps d’un bref passage, lui affirme que tout ceci n’est pas normal, qu’il risque d’être cassé, foutu pour de bon ; Milan prend une grande décision. Ignorer les règles établies, éprouver le plaisir de la bêtise, ne s’affairer de rien, assumer l’insouciance de l’enfance. Très vite sa décision bouscule le fonctionnement de l’île, l’âge même de Jonas. Dans sa rébellion, dans sa quête, Milan pose la question de l’enfance : c’est quoi, c’est comment, c’est quand ? Pour porter cette communauté de 77 personnes, deux comédiens d’âges différents se partagent un espace de jeu totalement blanc, minuscule bout de rocher posé sur l’eau.

en partenariat avec la Ville de Paimbœuf

 

En Marge !

En Marge ! est un spectacle de théâtre atmosphérique à vivre comme une expérience.

Cette pièce, nourrie par le roman de Hermann Hesse Le Loup des steppes, n’en est ni une adaptation, ni une transposition. L’empreinte qu’elle a laissé chez le metteur en scène l’a conduit à écrire cette fable, proche de l’autofiction. En Marge ! expose la complexité de trouver sa place et de définir son identité et sa relation à l’Autre, dans un monde en perpétuel mouvement. Dans un jeu de doubles permanents, entre les comédiens, peut-être aussi entre le plateau et la salle, cette pièce interroge le regard porté sur nous-même et sur les autres. Chacun, tour à tour, et par effet miroir, observe ses états d’âme et sa conscience. Portés par une mise en scène pop et colorée, accompagnée de vidéoprojections permanentes qui renforcent ce va et vient entre fiction et réalité documentaire, les trois comédiens au plateau réussissent à chambouler nos convictions et à nous questionner sur le sens profond de notre vie. En Marge ! ouvre notre imaginaire sur une multitude de questionnements intimes mais aussi sociétaux.

“Alors Harry,
 que les choses soient bien claires à présent,
 une bonne fois pour toutes :
 les phrases pathétiques,
 la morbidité
 c’est terminé !
Alors oui, il faut en finir avec la désolation.
Et le seul moyen d’y parvenir est sans aucun doute de réinventer nos modes de vie.”
 

À chacun de nous de s’en emparer !