Sleeper Train

Après leur premier album Old and New Songs, les musiciens emmenés par Frédéric Chiffoleau et Yoann Loustalot, continuent d’écrire et de transmettre leur carnet de vie.

Sleeper train – que l’on peut traduire par « train de nuit » – est une réflexion sur l’élasticité du temps, déclenchée par un avion manqué lors d’une tournée du groupe en Russie et d’un voyage en train couchette de seize heures pour se rendre au concert suivant. Le quartet de jazz revisite des chansons récoltées au cours de leurs nombreux voyages, au fil de leurs rencontres et de leurs amitiés liées. Ainsi, dans leur dernier opus, le groupe nous embarque à travers la Russie, dans les steppes mongoles, sur les rivages japonais, dans la brume et sur les rocs d’Ecosse. C’est ainsi que le quartet de jazz considère la musique : une immersion, un voyage qui s’étire, un sourire qui dure longtemps. Parmi les ingrédients nécessaires, il faut pour eux « qu’il y ait du sens et de la joie, un souffle et un groove organique ». Rendez-vous au Théâtre pour vivre avec eux un moment aussi riche que leurs voyages.

 

La mécanique du hasard


la représentation est en audiodescription pour les spectateurs non-voyants ou malvoyants


représentations scolaires
mardi 9 février à 14h
mercredi 10 février à 10h
jeudi 11 février à 10h et à 14h


Embarquez à un rythme effréné dans une rocambolesque histoire de transmission intergénérationnelle, au beau milieu du désert texan !

Entre western et voyage initiatique, La mécanique du hasard, adapté du roman américain Le Passage, nous raconte l’histoire mouvementée de Stanley Yelnats, un ado envoyé en camp de redressement pour creuser des trous au fond d’un lac asséché. Ce dernier va déterrer bien plus qu’attendu et découvrira, malgré lui, tout un pan de son héritage familial. Sur fond de bagarre et de jeux de pouvoirs, le jeune Stanley retrace l’histoire de son arrière-arrière-grand-père qui avait volé un cochon à une tzigane unijambiste qui s’était vengée en lui jetant un mauvais sort, mais aussi, celle de son père inventeur de génie, qui s’acharne à recycler de vieilles baskets ! Le récit, porté par deux comédiens, nous entraîne dans différents lieux et époques, à travers des flash-back. Passé et présent se retrouvent étrangement liés tandis que l’histoire se rejoue en permanence sous nos yeux. Une puissante histoire d’amitié sur fond de légende héréditaire, qui questionne les notions d’héritage et de libre arbitre.

Tony Paeleman

Boutons en tous genres, pédales d’effets, synthétiseurs et machines électroniques, entourent le claviériste Tony Paeleman et son nouveau trio électrique ! Clavier Rhodes, synthétiseur et effets électro sont au cœur du groupe qu’il forme avec Julien Herné et Stéphane Huchard, solides références dans leur domaine. Explosion des sons jusqu’à la transe, caractérisent ce triangle musical qui nourrit des morceaux alternant puissance et douceur. Les propositions fusent et s’appuient sur les possibilités infinies que recèle cet alliage, entre groove organique, indie-jazz et électro.

en partenariat avec la Ville de Paimbœuf

La Mémoire de l’eau

Accueillie au Théâtre depuis maintenant trois saisons, avec son tryptique Une pierre presque immobile (La Figure du baiser, La Figure de l’érosion, La Figure du gisant), Animale ou encore Belladonna, la chorégraphe Nathalie Pernette, nous guide pas à pas dans son univers onirique et singulier.

Après une résidence de création au Théâtre en février 2021, notre artiste associée propose cette année une plongée poétique dans sa dernière création aquatique. Rendez-vous à l’Aquaparc de Saint-Nazaire et à l’Espace Neptune de Donges pour découvrir ces lieux sous un aspect inédit et auréolés de mystères.


« Je n’aime pas les bains, sais à peine nager, suis terrifiée en pleine nuit devant l’eau noire de l’océan et déteste avoir la tête immergée sous l’eau, où les sons m’apparaissent dangereusement déformés. À l’inverse, j’aime, presque par défi, me jeter dans les eaux glacées des torrents de montagne ou flotter dans les lagons des mers chaudes et lointaines…
Quel point de départ idéal à une future création !

Plus sérieusement, élément trouble et double, l’eau me fascine ; tout à la fois sombre et limpide, douce et furieuse, maternelle et mortelle, joueuse et ténébreuse, peuplée d’êtres fantastiques, réels ou imaginaires et dont les abysses nous restent encore aujourd’hui inconnus. Un magnifique réservoir d’images poétiques, de souvenirs enfouis, d’histoires partagées et de reflets de notre intimité. La Mémoire de l’eau se conçoit comme une rêverie chorégraphique fouillant la part sombre, légère et ludique de cet indispensable élément. Plonger et resurgir, disparaître lentement sous la surface, percer la peau des eaux, travailler à la beauté d’une presque immobilité et à la flottaison, troubler d’un geste le miroir de l’eau, traverser d’une rive à l’autre, se noyer ou glisser au fil de l’eau à la manière d’Ophélie. »

Nathalie Pernette

 

 

Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire, remercie la CARENE, Communauté d’agglomération de la Région Nazairienne et de l’Estuaire, pour sa participation à la création du spectacle, et tout particulièrement Monsieur Frank Charpin, directeur des loisirs Aquatiques ainsi que Messieurs Valery Nivelais, responsable de l’Aquaparc situé à Saint Nazaire et Régis Colin, responsable de l’Espace Neptune de Donges.

Je suis plusieurs

Mathilde Lechat, chanteuse, danseuse, conteuse et exploratrice sonore, s’intéresse dans Je suis plusieurs, à l’altérité, à ce qui nous unit, nous réunit et nous distingue les uns des autres. Dans ce concert poétique en mouvement, elle s’adresse aux tout-petits comme aux plus grands, avec la complicité du contrebassiste Samuel Foucault. La musicalité des mots, la diversité des langues, des instruments et des gestes, rythment les poèmes chantés et les transforment en jeux de rencontres. Dans ce petit espace intime, un dialogue musical chorégraphique s’instaure entre les deux interprètes et invite les spectateurs à un voyage imaginaire, fait de douces rêveries et de belles rencontres.

 

M.A.D.

M.A.D. invite à se rassembler pour célébrer ensemble l’expérience collective, créer une communion festive, un soulèvement positif. Ce spectacle immersif est écrit pour huit interprètes et une musicienne électronique : La Fraicheur.

« M.A.D. puise sa source dans l’énergie de la nuit. La danse et la musique viennent bouleverser les codes du Madison et les confrontent à ceux de la scène underground électro. De nouvelles danses hybrides sont réinventées et servent à questionner les notions de communautés et de soulèvement des peuples. Danse et musique deviennent outils de protestation. M.A.D. est une réponse à la situation répressive internationale et en particulier à la disparition de Steve Maia Caniço, le 21 juin 2019 à Nantes, lors d’une soirée électro légale. Pendant les vingt-cinq années qui séparent l’apparition du Madison et la naissance de la techno, les danses se désorganisent, les codes changent, les corps se libèrent. Danse, musique, performeurs et publics questionnent ensemble les notions de communauté et de résistance. »

Spectacle programmé dans le cadre du Festival de danse Trajectoires, du 15 au 27 janvier 2021

Julien Grosvalet

Qu’est-ce que le temps ?

Les Confessions de saint Augustin sont un des écrits les plus célèbres de la culture occidentale. L’évêque, philosophe et théologien y pose une question à la fois simple et vertigineuse : Qu’est-ce que le temps ?  « Si personne ne me le demande, je sais. Si on me le demande et que je veux l’expliquer, je ne sais plus. ». Dans ce spectacle aux allures d’expérience théâtrale ou de one-man-show théorique, brillamment interprété par le comédien Stanislas Roquette, les spectateurs sont invités à accompagner ce penseur dans sa réflexion.

Augustin veut comprendre ce qu’est le temps. Dès le début de sa recherche, en explorateur intrépide de l’intelligence humaine qu’il est, il embarque les spectateurs dans son voyage théorique et physique. Augustin teste différentes pistes pour trouver sa réponse, il s’adresse au public, projette son corps dans l’espace pour y chercher le temps, chante… Il essaie de trouver l’essence du passé, du présent et du futur. Cette quête si ambitieuse (et difficilement atteignable) donne au comédien une énergie considérable. Augustin s’entête à s’en arracher les cheveux, et rend drôle une quête qui ne l’est pas, dans une ambiance comico-métaphysique très efficace, à la Raymond Devos. Augustin essaye de toucher du doigt, sur le plateau, ce que nous cherchons tous intimement, la présence à soi-même et au monde, dégagée des regrets du passé et de la peur du futur.

Arlequin poli par l’amour


la représentation du 16 février est en audiodescription pour les spectateurs non-voyants ou malvoyants


représentation scolaire
mardi 16 février à 14h


Le metteur en scène Thomas Jolly, arrivé en juin dernier à la direction du Quai – Centre dramatique national d’Angers Pays de la Loire, connu pour ses mises en scènes spectaculaires, nous propose ici une adaptation du texte de Marivaux aux allures de conte de fée.

Amour, questionnements, quiproquos et désenchantement, sont au programme de cette version revue avec panache, d’Arlequin poli par l’amour. On y découvre qu’une fée amoureuse d’Arlequin le retient prisonnier dans son palais et entend bien se faire aimer de lui. Les sentiments du bel idiot Arlequin, se portent hélas sur la jeune bergère Silvia… La fée jalouse, échafaude duperies et manipulations pour séparer les deux amants. Le triangle amoureux prend vie, dans une ambiance rock et poétique, nourrie par des guirlandes brillantes, des confettis dorés et des perfectos en cuir. Sottes convenances et méchancetés menacent la fraîcheur et la spontanéité des jeunes amoureux et conduisent Silvia et Arlequin à l’effroi…

 

Têtes Raides

Les Têtes Raides sont de retour sur scène pour fêter avec nous l’heureux anniversaire des trente ans de Ginette ! Cette chanson éponyme, présente sur leur premier album Not dead but bien raides, sorti en 1989, nous rappelle l’univers poétique du groupe français et nous promet une soirée de retrouvailles festive et généreuse !

Entraînante synthèse entre le rock alternatif et le bal musette, la musique des Têtes Raides nous touche au cœur. Ces musiciens revendiquent une activité artistique qui dépasse souvent le cadre musical, des arts graphiques à l’écriture, en passant par le cirque et le théâtre, les Têtes Raides est un groupe protéiforme de performers militants et contestataires. Ils nous embarquent pour la soirée, dans un concert éclatant, qui reprend leurs plus beaux morceaux et célèbre le plaisir de se retrouver ! Ils nous embarquent pour la soirée, dans un concert éclatant, qui reprend leurs plus beaux morceaux et célèbre le plaisir de se retrouver 30 ans après !

« La mer ça n’s’invente pas
Et nous on crève à rester là
Et le funambule beau qu’il est
Marchant sur son fil
Charles il disait l’albatros
Il en est mort
À marcher sur la terre
Mais c’est pas fini
On va continuer
À marcher dans les airs
Et les supermarchés
Pour nous donner l’air
De ne pas rien faire
Et pour manger
On va s’aimer encore et encore
Pendant des années
J’étais là moi monsieur
Sinon on sait pas trop c’qu’il faut faire
Et là y a la Ginette qui valse en guinguette
Qu’a toujours un verre d’avance
Des fois qu’on ferme la dernière porte
Faut s’enivrer quoi qu’il arrive
Et puis rêver et faire la fête
C’est des musiciens sur des tréteaux
Tôt ou tard ça va s’écrouler
Mais leur histoire on s’en fout
Ginette continue à tourner
Sur cet air de ferraille et de verres cassés
Allez Ginette !… »

La Chauve-Souris

Opéra en allemand, surtitré en français, en direct du Grand-Théâtre d’Angers


Imaginé par Angers Nantes Opéra, cette retransmission en direct et en plein air est une belle occasion pour découvrir ce chef-d’œuvre de la fin du 19ème siècle.

La Chauve-souris est le véritable coup de maître du « roi de la valse » dans le genre, alors tout jeune, de l’opérette viennoise. Un modèle inégalé. Chaque compositeur d’opérette invente son propre dosage des mêmes ingrédients : comique de situation, satire sociale, pittoresque, élégance mélodique et pitrerie musicale. Johann Strauss, réussit le sien avec brio, mais y ajoute une vraie tendresse pour des personnages qui ne semblaient pouvoir que prêter à sourire. Ce qui rend son ouvrage si attachant, c’est que les femmes ne cherchent pas comme chez Offenbach à venger les infâmes traitements que leurs consœurs subissent à l’Opéra, mais se révèlent pleines d’indulgence, de sagesse ou de simple insouciance, face à une gent masculine peu respectable. Tout cela sur une musique irrésistiblement soulevée par la danse, et pas seulement la valse, dont la mise en scène de Jean Lacornerie se laisse joyeusement imprégner.

dans le cadre de la saison d’Angers Nantes Opéra