Grande Marée

Fête familiale, conviviale et populaire bien connue des habitants de Saint-Nazaire, annonciatrice d’un été animé sur le front de mer et sur les plages, Grande Marée revient chaque année avec une programmation d’animations et de spectacles gratuits pour toute la famille.

Spectacles en tout genre, pour petits et grands, viennent animer le front de mer et distiller çà et là, poésie et humour. Grande Marée nous invite à la rêverie et au dépaysement cette année encore, au gré des univers portés par les différentes compagnies artistiques programmées.

©Ludovic des Cognets.

©Nicolas Lelièvre

Sprint – Sprint 33

Dans le cadre de  la soirée Sprint – Sprint 33

Le Théâtre vous propose mardi 12 mars une soirée orchestrée  par la chorégraphe Emmanuelle Vo-Dinh autour du thème de  la course avec deux spectacles, Sprint 33 avec des danseurs et danseuses amateur·ices et Sprint. La soirée se poursuivra avec un DJ Set.

Sprint 33

Sprint 33 est une course chorégraphiée pour coureurs et coureuses de fond, marathoniens et marathoniennes. 

“Se consumer au mieux à l’intérieur de ses limites individuelles, voilà le principe fondamental de la course, et c’est aussi une métaphore de la vie et, pour moi, une métaphore de l’écriture.” Haruki Murakami 

 

Sprint 33 est une version démultipliée de la pièce originelle Sprint. Emmanuelle Vo-Dinh a réécrit la chorégraphie  première pour amplifier les jeux d’espace et de relais entre chaque coureur et coureuse, augmentant ainsi la puissance chorale de cette course. La démultiplication des espaces circulaires, qui sont au cœur de la partition, ne sont pas sans faire un clin d’œil aux cinq anneaux olympiques.  

Sprint  

Solo chorégraphié par Emmanuelle Vo-Dinh, Sprint emmène son interprète Maeva Cunci  dans une véritable performance physique  et rythmique. Hors de ses retranchements. 

Courir jusqu’à l’épuisement et renaître dans  la joie d’un deuxième souffle.” Emmanuelle Vo-Dinh  

Maeva Cunci court. Elle court sur un plateau nu. Soudain, sa trajectoire bifurque. Aux séquences uniformes  viennent se substituer des pauses où la seule respiration pourrait valoir rythme. “Maeva déteste courir et c’est  en connaissance de cause que je lui propose ce «sprint» de départ. Je souhaite provoquer ce qui viendra contourner et/ou altérer cette course, pensée comme une basse continue, une figure presque neutre de  laquelle jailliraient d’autres états de corps, présences multiples et protéiformes marquées par les épuisements successifs de ce sprint.” Emmanuelle Vo-Dinh entraîne  la performeuse dans une descente vers les origines  archaïques de la danse : rythme, souffle, volonté aveugle de mettre un pas devant l’autre, jusqu’à l’épuisement. “Ici, la course n’agit pas comme le symbole d’une mobilité  ni même d’une fuite en avant mais plutôt comme  un révélateur.”

++DJ SET à partir de 21h30

 Le DJ Olyphant (David Monceau) rendra le rythme de la course frénétique et sautillant, pour danser encore, avec des musiques qui nous emmèneront vers le lâcher prise. Un dernier sprint ? Dansant et effervescent celui-là ! Entrée libre (durée 1h30).

Food Truck Sarah Vive les papilles : cuisine locale et traditionnelle, à base de produits frais et locaux. Commandez par téléphone avant le spectacle au 07 82 89 09 94.

©Laurent Philippe

Ce projet est soutenu par le ministère de la Culture (Direction Régionale des Affaires Culturelles) dans le cadre de l’Olympiade Culturelle.

Péplum Médiéval

Péplum Médiéval est une œuvre contemporaine qui questionne la folie colorée et l’esprit du Moyen Âge, un spectacle poétique et plein d’humour où se mêlent théâtre, arts plastiques, danse et musique.   

Face aux périodes glorieuses de l’Antiquité et de la Renaissance, on a pu avoir une image erronée du Moyen Âge. Grâce à des médiévistes et historiens lus et rencontrés, je découvre au contraire un monde subtil, poétique, rempli d’humour et plein d’une puissance créatrice puisant sa source dans le Merveilleux.” Olivier Martin-Salvan  

 

Le temps est arrêté. Par une malédiction, le cycle du jour et de la Nuit est gelé et en ce pays-là, personne ne sait fermer les yeux. L’action se déroule autour d’un château blanc comme un os. Toute une communauté insomniaque vit là recluse dans son ennui d’une vie sans sommeil. Dans l’espoir du retour de La Nuit, ils se livrent aux jeux, aux guerres, aux danses et aux contes qui leur restent. C’est une peinture de Pieter Brueghel l’Ancien qui, peu à peu, se transforme en celle de Jérôme Bosch. 

 La période de la fin du Moyen Âge s’est imposée comme une matière foissonnante, visuelle et sonore, très spectaculaire, pour la création de cette pièce pour quinze interprètes, parmi lesquels sept comédiens et comédiennes en situation de handicap*. Péplum Médiéval est une grande œuvre chorale, notamment inspirée des tableaux de Brueghel L’Ancien. Une œuvre contemporaine dans laquelle le metteur en scène Olivier Martin-Salvan, accueilli la saison dernière à Saint-Nazaire avec  Les gros patinent bien, s’inspire de cette période moyenâgeuse caractérisée, selon lui, par “l’absence de frontière entre le comique, le tragique et le spirituel, mais aussi par les couleurs, très présentes et très vives, et par la nature.” Découvrez une pièce magistrale, à la fois poétique et drôle. Spectaculaire ! 

*Ils forment la troupe professionnelle Catalyse, au sein du Centre National  pour la Création Adaptée (CNCA de Morlaix)

création 2023 spectacle coproduit par Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire.

Écoutez le podcast Le Zoom de la rédaction sur France Inter, avec l’interview d’Olivier Martin-Salvan.

Ce projet a bénéficié d’une subvention de Paris 2024 dans le cadre de l’Olympiade Culturelle.

©Julien Cigana

©Martin Argyroglo

Shai Maestro

Jazzimut Festival, festival annuel de jazz et musiques voisines, porté par l’association Jazzimut, déroule sa deuxième édition. Il aura lieu à Saint- Nazaire du 21 au 25 mai 2024. Le Théâtre, scène nationale, est heureux d’accueillir le Quartet Shai Maestro à cette occasion, en co-réalisation avec Jazzimut. 

Dans sa critique du premier album du pianiste Shai Maestro sur ECM, The Dream Thief, le site américain, All About Jazz, parlait d’une “atmosphère lyrique, d’une éloquence émotionnelle et d’une virtuosité collective au service de la musique”. Tout cela s’applique également à Human, où le groupe extraverti et très communicatif de Maestro, avec son compatriote israélien Ofri Nehemya à la batterie et le bassiste péruvien Jorge Roeder, devient un quartet avec l’ajout inspiré du trompettiste américain Philip Dizack. Le pianisme expansif de Shai s’accorde parfaitement avec l’approche alerte et réfléchie de Dizack en matière d’improvisation.

Et, comme toujours, le Maestro fait progresser la musique tout en respectant son sens de la tradition. Vers la fin d’un programme composé presque exclusivement de compositions originales de Maestro, explorant toute une gamme de tempéraments, le quartet propose sa propre interprétation de “In A Sentimental Mood” de Duke Ellington, tandis que la mélodie “Hank and Charlie” de Shai rend hommage à l’empathie musicale partagée par les regrettés Hank Jones et Charlie Haden. 

Retrouvez tout le programme sur le site du festival www.jazzimut.fr

©Liri Agami

 

Les Conversations du Théâtre

La place des femmes dans le spectacle vivant reste, encore aujourd’hui, inférieure à celle des hommes. Dans une étude menée par le Syndeac, (Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles) en partenariat avec Les Archives du spectacle et portant sur la saison 20-21, il apparaît que seuls 38% des spectacles programmés sont mis en scène par des femmes et 33% seulement sont l’œuvre d’autrices tandis que 42% des artistes sur scène sont des femmes. Les scènes françaises sont le reflet d’inégalités spectaculaires et le monde du cirque contemporain n’échappe pas à ce constat. Pour en parler et parce que ces chiffres font écho à la place des femmes dans la société, Le Théâtre invite trois générations de femmes artistes circassiennes : Fred Deb’, Chloé Moglia et Camille Judic. Nous parlerons performance physique et technique, corps contraint, entraînement mais aussi maternité, égalité hommes-femmes, évolution des mentalités et des pratiques.

La philosophe et professeure de science politique, Camille Froidevaux-Metterie, viendra conclure cette rencontre avec toutes les intervenantes. Elle sera également l’invitée de la librairie L’Oiseau Tempête le vendredi 22 mars à 18h30 (entrée libre).

Rencontre animée par Sabrina Rouillé. En partenariat avec la librairie L’Oiseau tempête.

Diplômée en 1992 du CNAC (Centre National des Arts du Cirque), Fred Deb’ fait partie des artistes précurseurs du cirque contemporain en France. Au sein de la compagnie Les Arts Sauts, elle a mené une carrière internationale qui l’a fait côtoyer toutes les formes artistiques : la danse contemporaine avec Nathalie Pubellier, Frédéric Lescure ou encore le chorégraphe américain Ron Bunzl, le théâtre contemporain avec Véronique Bellegarde, la musique, les arts plastiques et cinématographiques… En 2008, elle a participé au Forum économique mondial de Davos lorsque la France est désignée pour présenter le spectacle de clôture. En parallèle, Fred Deb’ a enseigné les disciplines aériennes à travers le monde et formé de nombreux artistes. Elle dirige aujourd’hui La Volière, lieu dédié aux arts du cirque aérien à Saint-Nazaire. 

Performeuse, suspensive, artiste et directrice du Rhizome, Chloé Moglia développe au travers de ses spectacles une exploration singulière de la suspension. Défendant une pensée incarnée, autant qu’une corporéité sensible, elle s’attache à déployer attention et acuité en liant pratique physique, réflexion et sensitivité. Ainsi conjugue-t-elle son rapport complice à l’apesanteur et sa confrontation avec le vide dans de multiples expérimentations aériennes. Ses créations en solo ou collectives jouent avec les corps, la lenteur, les lois de la physique et le vertige. Convoquant tout à la fois la peur et le goût du risque comme socle de ses spectacles et performances, Chloé Moglia y expose une maîtrise sidérante qui parle tout autant de fragilité. Chloé Moglia a été artiste associée au Théâtre de SaintNazaire de 2020 à 2023. 

Diplômée de l’ESAC (École Supérieure des Arts du Cirque de Bruxelles) en 2018, Camille Judic ne cesse de développer sa recherche, sa technique et ses expérimentations autour des sangles aériennes. Elle est passionnée par l’exploration des innombrables possibilités du corps en mouvement qu’offre cet agrès. Camille Judic a joué pour des compagnies de cirque telles que Le Cirque du Soleil et Rasposo mais également pour des compagnies mêlant la danse à des éléments circassiens comme Panama Pictures aux Pays-Bas ou la Compagnie Samuel Mathieu. L’artiste a créé L’Âme de Hécata au Théâtre de Saint-Nazaire en 2023, le deuxième solo d’une trilogie autour des sangles aériennes.

Camille Froidevaux-Metterie est philosophe, chercheuse et professeure de science politique. Ses travaux portent sur les transformations de la condition féminine à l’époque contemporaine, dans une perspective phénoménologique qui place la question du corps au centre de la réflexion. Elle a notamment publié  Le corps des femmes, la bataille de l’intime (Philosophie Magazine Editeur, 2018), Pleine et douce (Sabine Wespieser, 2023),  Un si gros ventre, Expériences vécues du corps enceint, (Stock, 2023).

©Jérôme Blin

©Samia Puk Photography

©Joël Estrade

Arlequin poli par l’amour

Thomas Jolly, directeur artistique des cérémonies des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 et metteur en scène à succès de Starmania, pose ses valises à SaintNazaire. C’est à une recréation de la pièce de Marivaux, Arlequin poli par l’amour, que s’est livré Thomas Jolly, avec une nouvelle génération d’acteurs et d’actrices. Pour convoquer la jeunesse et sa fougue, son insolence et sa bêtise, sa maladresse et son enchantement.

Première mise en scène du talentueux Thomas Jolly, recréée depuis, maturée mais pas assagie, elle brille et pétille comme une fête joyeuse.”  La Terrasse 

 

Arlequin est un beau jeune homme qui ne comprend rien aux choses de l’amour. Sa beauté a séduit une fée machiavélique, transie d’amour pour lui, qui décide de le retenir prisonnier. La raison de cet enlèvement ? Arlequin s’est épris d’une jeune bergère qui a fait surgir chez lui la force et l’innocence des premiers sentiments amoureux. Face aux jeunes gens sincères et naïfs se dresse une femme de pouvoir animée par la jalousie et la colère.  Les emprunts au conte fantastique, au cabaret et au carnaval créent un plateau féérique fait d’effets spéciaux, de guirlandes lumineuses et de paillettes, d’ombres chinoises, de ballons et de serpentins. La mise en scène de Thomas Jolly, très rythmée, mêle chansons, danse, chœurs et rires, pour faire partager au public son sens incroyable du merveilleux. Les jeunes générations qui ne goûtent guère aux textes classiques auront ici tout le plaisir de découvrir un théâtre intelligent et festif.

©Nicolas Joubard

La Nantaise de Tarentelle

Le Sensationnel MajoR Ut est un collectif  de musiciens nantais sensibles aux rencontres qui désorientent et qui permettent  d’expérimenter des territoires inattendus. Après L’Appel du Clairon Éternel en 2018,  puis le concert dessiné Dans la Jungle,  en co-écriture avec Benjamin Bachelier en  2021, le Sensationnel MajoR Ut propose ici  sa troisième création, La Nantaise de  Tarentelle, en collaboration avec la danseuse  Aurélie Burgeot. 

Laissez-vous tenter par une sucrerie tonique pour  une danseuse et trois instrumentistes autour d’un triporteur  gourmand, dans un paysage de musiques italiennes.  Sous des apparences faussement régressives, La Nantaise de Tarentelle pose les notions d’une gourmandise militante  comme acte de résistance : la lutte des glaces! Tantôt douce et sucrée, tantôt acidulée, c’est une friandise  que l’on partage avec tendresse en famille ou entre amis. La Nantaise de Tarentelle, c’est aussi une réflexion nostalgique  sur l’exigeante condition d’adulte et l’inexorable fuite du temps.

en partenariat avec les Villes de Trignac et Paimbœuf

©Pauline Rühl-Saur

Sauvage

Après la Trilogie du Ring, Annabelle Sergent poursuit sa collaboration avec l’autrice Karin Serres en proposant un spectacle toujours centré autour d’une héroïne adolescente, qui explore, cette fois, le monde du vivant. 

Aujourd’hui plus que jamais, à tous les âges, nous avons un besoin urgent d’imaginaire.”  Karin Serres   

Sauvage, c’est l’histoire d’une bande de trois collégiens et collégiennes, dont l’héroïne fait partie, qui s’échappent régulièrement de l’internat, le jour, la nuit, pour rejoindre la forêt d’à côté : leur espace de liberté, de jeu et d’imaginaire collectif. Escapade après escapade, ils et elles s’enfoncent de plus en plus loin dans la forêt, y restent de plus en plus longtemps, y vivent des moments de plus en plus intenses et de plus en plus reliés au monde vivant qui les entoure.  Repérée par un piège photographique, la petite bande se joue du danger. Bientôt dépassée par l’ampleur des événements, elle décide de quitter la forêt, cachant son secret pour préserver sa joyeuse et insolente liberté.  Où se situe le “sauvage” dans ce récit ? Sans doute dans cette exploration du monde du vivant, “dans une usine abandonnée puis dans la forêt, des espaces laissés par l’humain, quitte à réveiller des forces qui nous dépassent…”. Annabelle Sergent met en scène une pièce riche de sens et de sensorialité, une fable merveilleuse et poétique où l’imaginaire permet de s’inventer un avenir meilleur. 

+ rencontre avec l’autrice Karin Serres mercredi 6 décembre à la médiathèque Jules Verne de Donges, dans le cadre du PCT de la Carène 

++ Inédit de Karin Serres jeudi 7 décembre au Théâtre

©Delphine Perrin

Cinéma : carte blanche à Emmanuelle Vo-Dinh

“ES fuit la Palestine à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. La promesse d’une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l’absurde. Aussi loin qu’il voyage, de Paris  à New York, quelque chose lui rappelle sa patrie. Un conte burlesque explorant l’identité, la nationalité et l’appartenance, dans  lequel Elia Suleiman pose une question  fondamentale : où peut-on se sentir «chez soi»?”  Festival de Cannes-2019 

“Elia Suleiman dit de Buster Keaton qu’il est «le plus grand!» et l’on cite souvent ce dernier (ou bien Jacques Tati) en parlant du travail de ce cinéaste palestinien. J’ai vu It Must Be Heaven il y a un an, et donc bien après avoir créé Attractions (qui rend à ma façon, hommage au cinéma). 

C’est un film construit comme une chorégraphie (avec un souci de l’importance des apparitions, où qu’elles soient dans l’image), alors que le sens du cadrage et le rythme, nous font apparaître chaque détail de façon presque capitale. Je l’envisage aussi comme de multiples «attractions», visibles de façon indépendante et autonome, des micros-fictions ! Enfin, les émotions mesurées mais visibles du visage du protagoniste du film, interprété par Suleiman lui-même, sont «redoutables».

Au-delà du message et de sa force politique qui tissent en creux son propos, It Must Be Heaven invite à découvrir les leitmotivs et les associations d’idées, dans une relation au rêve, à la nostalgie, au temps qui passe, en forme parfois d’hommage aux absents et d’espoir pour la jeunesse…” Emmanuelle Vo-Dinh

Mention spéciale du Jury Festival de Cannes 2019 et Prix FIPRESCI

© Rectangle production, Nazia films, Pallas film, Possibles media, Zeyno films

Un soir de gala

Après son premier seul-en-scène triomphant en forme d’autoportrait, Vincent Dedienne revient avec Un soir de gala, un spectacle dans lequel il décline une série de portraits sensibles et mordants. Toujours avec un humour grinçant et désopilant. 

Porté par une mise en scène sublime, ce nouveau spectacle est un véritable bijou d’humanité. A ne pas manquer.” Télérama 

Un journaliste inculte dopé au buzz, une bourgeoise réac désœuvrée, un chorégraphe prétentieux, un CRS “redresseur de chansons”, une petite fille surdouée… Dans Un soir de gala, Vincent Dedienne déploie une désopilante galerie de personnages, écrits dans un style incisif et hilarant, pour ausculter nos névroses. “Il y a des jeunes, des vieux, des gentils-comme-tout, des cinglés, des optimistes et des foutus. Des héros et des ordures… Des gens. Tous différents et tous réunis pour Un soir de gala.” 

Formé à la Comédie de Saint-Etienne, passionné aussi bien par le théâtre classique que par le one-man-show, Vincent Dedienne est le point de rencontre entre ces deux univers. Jonglant entre l’interprétation de textes de Molière ou Victor Hugo à ses débuts, tout en écrivant des chroniques pour la télévision et la radio, il a poursuivi son travail de comédien au cinéma et au théâtre. Dans ce deuxième seul-en-scène où les formules font mouche, Vincent Dedienne convoque le passé et s’interroge sur le temps qui passe à travers une forme de mélancolie sensible et touchante.

©Jean-Louis Fernandez