Péplum Médiéval

Péplum Médiéval est une œuvre contemporaine qui questionne la folie colorée et l’esprit du Moyen Âge, un spectacle poétique et plein d’humour où se mêlent théâtre, arts plastiques, danse et musique.   

Face aux périodes glorieuses de l’Antiquité et de la Renaissance, on a pu avoir une image erronée du Moyen Âge. Grâce à des médiévistes et historiens lus et rencontrés, je découvre au contraire un monde subtil, poétique, rempli d’humour et plein d’une puissance créatrice puisant sa source dans le Merveilleux.” Olivier Martin-Salvan  

 

Le temps est arrêté. Par une malédiction, le cycle du jour et de la Nuit est gelé et en ce pays-là, personne ne sait fermer les yeux. L’action se déroule autour d’un château blanc comme un os. Toute une communauté insomniaque vit là recluse dans son ennui d’une vie sans sommeil. Dans l’espoir du retour de La Nuit, ils se livrent aux jeux, aux guerres, aux danses et aux contes qui leur restent. C’est une peinture de Pieter Brueghel l’Ancien qui, peu à peu, se transforme en celle de Jérôme Bosch. 

 La période de la fin du Moyen Âge s’est imposée comme une matière foissonnante, visuelle et sonore, très spectaculaire, pour la création de cette pièce pour quinze interprètes, parmi lesquels sept comédiens et comédiennes en situation de handicap*. Péplum Médiéval est une grande œuvre chorale, notamment inspirée des tableaux de Brueghel L’Ancien. Une œuvre contemporaine dans laquelle le metteur en scène Olivier Martin-Salvan, accueilli la saison dernière à Saint-Nazaire avec  Les gros patinent bien, s’inspire de cette période moyenâgeuse caractérisée, selon lui, par “l’absence de frontière entre le comique, le tragique et le spirituel, mais aussi par les couleurs, très présentes et très vives, et par la nature.” Découvrez une pièce magistrale, à la fois poétique et drôle. Spectaculaire ! 

*Ils forment la troupe professionnelle Catalyse, au sein du Centre National  pour la Création Adaptée (CNCA de Morlaix)

création 2023 spectacle coproduit par Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire.

Écoutez le podcast Le Zoom de la rédaction sur France Inter, avec l’interview d’Olivier Martin-Salvan.

Ce projet a bénéficié d’une subvention de Paris 2024 dans le cadre de l’Olympiade Culturelle.

©Julien Cigana

©Martin Argyroglo

Sauvage

Après la Trilogie du Ring, Annabelle Sergent poursuit sa collaboration avec l’autrice Karin Serres en proposant un spectacle toujours centré autour d’une héroïne adolescente, qui explore, cette fois, le monde du vivant. 

Aujourd’hui plus que jamais, à tous les âges, nous avons un besoin urgent d’imaginaire.”  Karin Serres   

Sauvage, c’est l’histoire d’une bande de trois collégiens et collégiennes, dont l’héroïne fait partie, qui s’échappent régulièrement de l’internat, le jour, la nuit, pour rejoindre la forêt d’à côté : leur espace de liberté, de jeu et d’imaginaire collectif. Escapade après escapade, ils et elles s’enfoncent de plus en plus loin dans la forêt, y restent de plus en plus longtemps, y vivent des moments de plus en plus intenses et de plus en plus reliés au monde vivant qui les entoure.  Repérée par un piège photographique, la petite bande se joue du danger. Bientôt dépassée par l’ampleur des événements, elle décide de quitter la forêt, cachant son secret pour préserver sa joyeuse et insolente liberté.  Où se situe le “sauvage” dans ce récit ? Sans doute dans cette exploration du monde du vivant, “dans une usine abandonnée puis dans la forêt, des espaces laissés par l’humain, quitte à réveiller des forces qui nous dépassent…”. Annabelle Sergent met en scène une pièce riche de sens et de sensorialité, une fable merveilleuse et poétique où l’imaginaire permet de s’inventer un avenir meilleur. 

+ rencontre avec l’autrice Karin Serres mercredi 6 décembre à la médiathèque Jules Verne de Donges, dans le cadre du PCT de la Carène 

++ Inédit de Karin Serres jeudi 7 décembre au Théâtre

©Delphine Perrin

Roman d’apprentissage

“Dans la suite d’une série de courts métrages documentaires consacrés à la jeunesse, Voilà c’est tout (2008), Quatrième (2018) et Quatrième Sarcelles (2022), nous projetons de tourner un nouveau volet de ces portraits de groupe à la Maison de l’Apprentissage de Saint-Nazaire. Centré sur la parole et les réponses de chacun à une même série de questions, le tournage se fera à partir d’entretiens individuels, façon de passer un peu de temps avec les élèves mais aussi de filmer les gestes du travail pendant les exercices et les moments d’apprentissage.  

 

L’aspect social et humain m’intéresse et se retrouve de plus en plus au centre de mes travaux. Ce que vivent et traversent nos semblables, mon voisin, des adolescents très éloignés de moi, les personnes que je ne rencontrerais pas dans mon quotidien si je n’allais pas à leur rencontre, par l’intermédiaire d’institutions culturelles qui nous mettent en relation et créent des passerelles, des liens. La rencontre autour de l’objet filmique se fait en parallèle avec des ateliers d’écriture : je leur propose de composer collectivement des histoires à partir d’images que chacun doit choisir au préalable. C’est aussi une façon de les rencontrer et de passer du temps ensemble, autour d’un exercice qui sollicite leur créativité et leur imagination.  

 

C’est dans le cadre d’une collaboration au long cours avec le Théâtre de Saint-Nazaire que nous avons eu l’idée de ces ateliers et d’un film, pour créer un nouveau rapprochement avec la Maison de l’Apprentissage. Il s’agit de mettre en valeur les élèves et ceux qui les encadrent. Histoires familiales, récits de déplacements, de migrations, parcours parfois chaotiques : les trajectoires de chacun des jeunes qui suivent une formation professionnalisante ont leurs lots de vicissitudes, de découvertes, d’incertitudes. À travers des morceaux de réponses, des silences ou des phrases très claires et concises, on devine par l’effet de montage des pans de réalité et de situations vécues.” Valérie Mréjen 

 

Dans le cadre du jumelage de quartier Ouest  soutenu par la DRAC et en partenariat avec  la Maison de l’Apprentissage de Saint-Nazaire.

 

©Valérie Mréjen

IT Dansa : trois pièces chorégraphiques

Souvenez-vous de IT Dansa accueilli en 2019 !  Le ballet junior barcelonais crépite de fougue. Dans cette soirée composée en trois parties,  les dix-huit jeunes danseurs internationaux,  sous la direction de Catherine Allard, offrent  un spectacle étourdissant d’énergie et de beauté. 

 

 > Twenty Eight Thousand Waves durée 20 mn 

Dans Twenty Eight Thousand Waves, le chorégraphe  Cayetano Soto s’est inspiré du fait qu’un pétrolier en mer est frappé par les vagues en moyenne vingt-huit mille fois par jour. Cette résistance à l’extrême a inspiré une vision sur la fine frontière entre la vie et la mort, et sur l’instinct humain de survie

 

> Lo Que No Se Ve  durée 18 mn 

Dans Lo Que No Se Ve, le chorégraphe Gustavo Ramírez Sansano explore les liens interpersonnels avec une proposition intimiste et pleine de sensibilité. Sur scène, trois duos de danseurs et danseuses se succèdent et donnent à voir différentes façons de comprendre les relations de couple. L’œuvre rompt avec l’idéal de l’amour parfait, en exposant tout ce que les relations amoureuses impliquent et en normalisant les séparations.  

 

 > Minus 16 durée 35 mn 

Minus 16 est une pièce construite à partir d’extraits de précédentes œuvres du chorégraphe Ohad Naharin, dont Mabul, Anaphaza et Zachacha. Au son de musiques traditionnelles israéliennes et cubaines, les danseurs parés de costumes noirs se soumettent aux contraintes de l’improvisation et de la participation du public. Dans cette pièce, Ohad Naharin utilise sa technique Gaga pour capturer les mouvements instinctifs des danseurs, ajoutant ou soustrayant des éléments qui permettent de refléter l’individualité de chacun. 

©Jordi Vidal

©Anna Fàbrega

©Ros Ribas

CANTATE / 2

En 2019, le chorégraphe Louis Barreau a inauguré une série chorégraphique sur les cantates de Jean Sebastien Bach (1685 – 1750). Au fil des années, plusieurs créations chorégraphiques se succéderont et formeront une grande tresse de danses qui seront autant d’hommages au travail éblouissant et à la persévérance infaillible de Bach à travers ses quelques 300 cantates. Louis Barreau interroge : “Comment continuer à faire exister ces cantates autrement que par leur unique présence musicale, en les faisant résonner dans notre présent? Comment le corps dansant – celui qui respire, qui vibre et qui catalyse dans son geste les échos de notre actualité – peut-il devenir un medium par lequel les cantates passent et nous parlent ici et maintenant?”

Dans ce deuxième volet de la série, deux danseurs poursuivent la recherche de mise en dialogue entre la danse et la musique. Unissons, déclinaisons, répétitions, contrepoints, variations et autres formules mathématiques relient les deux corps en mouvement, tissant ensemble un riche entrelacs de musique incarnée dans l’espace et le temps.

création 2023 – spectacle coproduit par Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire

© Didier Olivre Thibault Montamat

Attractions

Dans le sillage de ses allers-retours entre chorégraphie et cinéma, Emmanuelle Vo-Dinh présente Attractions, un travail chorégraphique qui emprunte au montage cinématographique, tant visuel que sonore, en s’inspirant notamment du cinéaste russe Eisenstein, mais aussi de Jean-Luc Godard, des films de Buster Keaton et de Méliès.  

La vie d’une pièce commence et finit au moment où elle se joue.” Peter Brook  

“Attractions” qualifie une forme cinématographique apparue à la naissance du cinéma et consistant en de très courts films. Films courts que le cinéaste russe Eisenstein s’est attaché à confronter dans un montage qui s’affranchissait de toute narration. 

Ce faisant, Emmanuelle Vo-Dinh a développé un projet qui s’attache à faire vivre des images à travers la question du montage. Attractions résulte ainsi d’un montage d’images et de sons collectés (extraits de films, de musiques, de textes, d’actualités), centré sur la question du rythme et de la musicalité, permettant des associations d’idées inédites pour aboutir à un livre d’images vivantes, à la narration non linéaire. Les sept danseurs d’Attractions apparaissent et disparaissent dans différentes micro-saynètes qui se succèdent, prenant aussi bien l’allure de numéros de cabarets, de paysages abstraits, de fictions raccourcies voire détournées, empruntées au cinéma ou à d’autres médiums. 

 

+ Un bord de plateau vous est proposé pour échanger avec l’équipe artistique, à l’issue de la représentation

création 2023 – spectacle coproduit par Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire

© Laurent Philippe

Rendez-vous avec le Conservatoire

Cette année encore, le Théâtre s’associe au  Conservatoire à Rayonnement Départemental Musique et Danse (CRD) pour vous présenter une nouvelle saison d’impromptus !

Avant un spectacle, rendez-vous dans le hall du Théâtre, pour écouter les élèves du Conservatoire vous jouer un petit air ou danser un instant…

 

Entrée libre