Série CANTATES


En 2019, le chorégraphe Louis Barreau a inauguré une série chorégraphique en proposant de composer tous les deux ou trois ans une courte forme dansée sur une cantate de Johann Sebastian Bach (1685-1750). Au fil des années, plusieurs créations chorégraphiques se succéderont et formeront une grande tresse de danses qui seront autant d’hommages au travail éblouissant et à la persévérance infaillible de Bach à travers ses quelques 300 cantates. Louis Barreau interroge : « Comment continuer à faire exister ces cantates autrement que  par  leur  unique  présence  musicale,  en  les  faisant  résonner dans notre présent ? Comment le corps dansant – celui qui respire, qui vibre, et qui catalyse dans son geste les échos de notre actualité – peut-il devenir un médium par lequel les cantates passent et nous parlent ici et maintenant ? »

CANTATES / 1

Durée  30 mn

Ce premier volet a été composé sur l’une des premières cantates pour le premier jour  de  l’Avent, la  BWV  61,  Nun  komm  der  Heiden  Heiland  (I) (Viens donc, Sauveur des gentils), entendue pour la première fois le 2 décembre 1714 à la chapelle ducale de Weimer. CANTATES / 1, solo pour la danseuse Marion David, se présente comme une forme « abstraite » dans laquelle la danseuse ouvre un dialogue structurel, spatial et musical avec l’œuvre de Bach. Le corps dansant cherche à devenir une matière sensible, un médium qui enveloppe et développe les lignes, les points, les couleurs et  les intensités de la musique en lui et hors de lui.

CANTATES / 2

durée 30 mn

Dans ce deuxième volet de la série chorégraphique sur les cantates de Bach, deux danseurs  poursuivront la recherche de mises en dialogue entre la danse et la musique. Unissons,  déclinaisons,  répétitions,  contrepoints, variations et autres formules mathématiques relieront les deux corps en mouvement, tissant ensemble un riche entrelacs de musique incarnée dans l’espace et le temps.

©Louis Barreau

+ Louis Barreau sera en résidence de création du lundi 20 février au mardi 28 février pour Cantates /2 au Théâtre de Saint-Nazaire 

++ Retrouvez Louis Barreau dimanche 7 mai pour le spectacle participatif écrit à l’occasion de la saison anniversaire, 100 COEURS 4 SAISONS

Dans la jungle


Dans la jungle est un concert-dessiné inspiré du grand récit d’aventures de Joseph Conrad Au cœur des ténèbres, sur des thèmes de Duke Ellington arrangés pour un trio. 

Le Sensationnel Major Ut s’associe à l’illustrateur Benjamin Bachelier dans cette fantasmagorie illustrée, inspirée du récit de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres, qui relate la remontée du fleuve Congo par un jeune officier de la marine marchande britannique en Afrique noire, au XIXe siècle. En un rien de temps, le spectateur est plongé au cœur de la jungle et de son atmosphère si particulière, celle de la forêt primaire moite et luxuriante, qui prend la forme d’une aquarelle en constante évolution. La musique, inspirée des thèmes de Duke Ellington, nous embarque dans une exploration zoologique aux sons des tambours de cérémonies occultes et d’appels sorciers. Laissez-vous embarqués, le dépaysement sera total.

Réserver à Trignac.

Réserver à Paimboeuf.

©Illustration Benjamin Bachelier

 

Rouge – Madeleine Cazenave


Entourée de Sylvain Didou à la contrebasse et de Boris Louvet à la batterie, la pianiste Madeleine Cazenave déploie sa palette de couleurs musicales entre Satie et Ravel.

On connaissait l’univers aérien et sensible de la pianiste Madeleine Cazenave qui a longtemps joué en solitaire avec, déjà, une riche carrière derrière elle. Elle forme aujourd’hui un trio avec le Nantais Sylvain Didou à la contrebasse et le Rennais Boris Louvet à la batterie pour une nouvelle aventure musicale, Rouge, un projet à mi-chemin entre jazz et musique classique. C’est la couleur rouge qui a été choisie, « une couleur féminine forte, évocatrice de sentiments puissants comme l’amour et la révolte », une teinte riche d’émotions pour une palette musicale qui emprunte autant à Érik Satie qu’à Philip Glass ou Nils Frahm.

Le premier album de Rouge, Derrière les paupières sorti en 2021, évoque une traversée orageuse, un cheminement aérien et sensible vers une éclaircie intérieure. Avec une simplicité apparente, Madeleine Cazenave, Sylvain Didou et Boris Louvet créent les conditions de l’immersion, contemplative et hypnotique, pour mieux nous entraîner au cœur du mystère : on plonge avec bonheur dans le velours noir d’Abysses et la mélancolie rock de Brumaire, en passant par la joie jubilatoire d’Étincelles. La musique de Madeleine Cazenave nous invite à une éclaircie intérieure, en mélangeant les genres avec subtilité. 

© Sylvain Gripoix

 

La danse baroque

La représentation de Requiem est précédée d’une conférence de Béatrice Massin, chorégraphe et spécialiste de la danse baroque. Elle est à la tête de la compagnie Fêtes Galantes.

“Le coup de foudre pour la notation chorégraphique baroque a été le point de départ d’une aventure qui aboutit aujourd’hui à la création de Requiem. Convaincue que cette danse dite historique était profondément contemporaine, je continue à en questionner les fondamentaux pour ne garder que son essence. Les partitions de danse convoquent la relation espace – musique. Les sculptures nous emportent vers une texture charnelle des corps. Tout cela fabrique mon univers «baroque» bien particulier.” Béatrice Massin

©Patrick Cockpit _ Hans Lucas

Requiem – la mort joyeuse


Le projet Requiem – la mort joyeuse pour 12 danseurs décline les fondamentaux de la danse baroque pour en explorer les multiples détournements, le tout sur un postlude du Requiem de Mozart.

Tout commence lors d’une tournée au Mexique, dans la ville baroque de Guanajuato, où la chorégraphe et danseuse Béatrice Massin est interpellée par « ces couleurs affirmées autour de la mort, ces enfants dévorants avec un immense plaisir des sucreries en forme de squelette de toutes les couleurs les plus fluorescentes ».

Partant d’une interprétation musicale qui désacralise le célèbre Requiem de Mozart,  Requiem – la mort joyeuse s’inspire de la vision joyeuse de la mort dans la culture mexicaine, une vision colorée et dansante, en opposition avec la culture de la mort dans nos sociétés occidentales. Avec Requiem, Béatrice Massin et ses trois complices créateurs Olivier Beriot, Emmanuele Stauble et Yann Philippe font de cette pièce chorégraphique une célèbration joyeuse de la mort, baignée de couleurs toniques.

Avec la compagnie Fêtes galantes, Béatrice Massin poursuit son travail de valorisation et de transmission du patrimoine chorégraphique français des XVIIe et XVIIIe siècles tout en poursuivant son travail de création contemporaine résolument tourné vers le XXIe siècle.

Ce spectacle est coproduit par Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire.

© Benoite Fanton et de Laurent Paillier

++ La représentation est précédée d’une conférence de Béatrice Massin vendredi 3 février à 19h. Béatrice Massin est chorégraphe et spécialiste de la danse baroque. Elle est à la tête de la compagnie Fêtes Galantes. Gratuit sur réservation.

+++ Soirée A tout à l’heure ! un spectacle pour les parents/un atelier pour les enfants (atelier musique) de 6 à 10 ans (tarif 5€ par enfant) à 20h30. Réserver