La Chute des anges

Une écriture puissante et un univers visuel fort, pour un spectacle d’une rare poésie. La Chute des anges nous invite à réfléchir sur le comportement de l’Homme, dans un monde où la technologie règne en maîtresse et où la nature n’a plus sa place. À la croisée de la danse, du théâtre et du cirque, ce spectacle est un récit futuriste. Dans un univers cinématographique en noir et blanc, la metteure en scène Raphaëlle Boitel, évoque un monde victime de la sur-technologie qui nous dépasse et finit progressivement par abandonner la nature. Le plateau en clair-obscur est occupé par sept interprètes, tantôt anges déchus tantôt humains, qui tentent de s’évader. Le ton tragi-comique de La Chute des anges veut nous porter vers une réflexion globale et être un réel vecteur d’émotions. Car, à l’image de ces personnages qui veulent changer le monde, elle nous rappelle qu’il nous faudra de la force pour affronter les choses.
Et si rien n’était irrévocable ?

 

une sélection UIA

En Ré mineur

création 2020
première au Théâtre

Yuval Pick crée un spectacle pour neuf danseurs et nous fait plonger au coeur de la musique universelle de Jean-Sébastien Bach. Le chorégraphe connecte spectateurs et danseurs, de manière sensible, grâce à l’une des pièces les plus puissantes de la musique baroque: la Partita en ré mineur BWV 1004, de Jean-Sébastien Bach. Il y entremêle des éléments chorégraphiques et musicaux, pour nous faire vibrer. Un moment pour explorer les relations entre la musique et les mouvements, pour faire corps ensemble. Yuval Pick chorégraphie une danse qui dialogue avec la musique et crée un langage orchestral unique. Cette danse inspirée de son “besoin d’aller vers l’autre” puise sa force dans la charge émotionnelle que procure la musique. Il réinvente, dans un groupe, la manière d’être, pour être soi, faire ensemble et faire avec l’autre, au-delà de tous codes sociaux.

 

 

P.P. les p’tits cailloux

1 poucet, 6 frangins pas dégourdis, 3 cailloux facétieux, 1 forêt terrifiante…

Ce spectacle nominé aux Molières du jeune Public 2011 nous entraîne sur les traces du fameux Petit Poucet. Un récit déjanté, pour un pied de nez jubilatoire à nos imageries traditionnelles. Quel enfant n’a jamais redouté d’être abandonné par ses parents? Et qui n’a pas rêvé de les abandonner à son tour, par vengeance, par dépit ou par envie de grandir? P.P. les p’tits cailloux questionne la notion de fratrie, de place choisie ou imposée dans la famille, et sonne comme un air de rébellion! Finalement Annabelle Sergent ne crée pas que pour le jeune public, elle crée plutôt des liens pour s’adresser aux jeunes ou moins jeunes. Rejoignez-nous au Théâtre pour rire et frissonner avec ce spectacle décapant, qui vous replongera dans vos peurs et rêves d’enfants. On vous attend! Mais attention, ne vous perdez pas en chemin…

en partenariat avec la Ville de Paimboeuf

Nous venons de trop loin pour oublier qui nous sommes

Avec A taxi driver, an architect and the High Line, lié à New York, Emmanuelle Huynh et Jocelyn Cottencin ont posé les bases d’un cycle qui s’intéresse aux territoires urbains, à l’histoire et aux présents des lieux. Ils reviennent cette année avec un nouveau projet qui touche au territoire nazairien.
Les travaux respectifs d’Emmanuelle Huynh et Jocelyn Cottencin traversent collectivement des questions qui touchent aux territoires, aux contextes, aux corps, aux histoires. Non pour en rendre compte, mais avec la volonté de faire se confronter des images qui prennent la réalité comme cadre fictionnel. Leur but est de faire émerger des questions artistiques, sociales, politiques, qui leur semblent aujourd’hui importantes à traiter. Nous venons de trop loin pour oublier qui nous sommes, n’est pas un portrait descriptif de la ville de Saint-Nazaire, mais un récit polysémique qui s’inscrit sur ce territoire si particulier. Ville portuaire à l’histoire riche, qui dépend de la nature et de ses forces. Ses marées, ses vents, régissent les rythmes industriels, les sorties de paquebots de croisière et la vie de l’Estuaire. Saint-Nazaire, une ville où se croisent des communautés venant d’Europe et d’ailleurs et qui fut une porte, vers ou en provenance de l’Amérique. Nous venons de trop loin pour oublier qui nous sommes confronte des figures du travail et de la production, des images de groupes engagés dans des mouvements communs et des figures singulières, qui habitent et rêvent leur ville par leur corps et leur histoire. Le geste et le mouvement installent une mémoire éphémère dans les environnements traversés. Il en émerge des figures utopiques, rituelles, ou simplement en dialogue avec le paysage.

 

En partenariat avec Le Grand Café – centre d’art contemporain d’intérêt national

Carte blanche à Laurent Gaudé

Inédits le rendez-vous lecture du Théâtre, à goûter des lèvres même de l’auteur. La lecture d’un texte, déjà édité ou en cours d’écriture, est suivie d’une rencontre.

“J’écris parce que je veux explorer l’Homme. Plonger dans sa conscience, dans le grouillement de ses sentiments, approcher ses abymes, ses failles. J’écris pour être multiple. Explorer les vies écartées, les chemins pas pris, les sentiments dont on se tient éloignés. Faire parler des foules d’êtres variés. Tout un peuple est là, en mon esprit: des morts, des vivants, des êtres imaginaires, tous mélangés dans une longue colonne qui vient danser sous la plume.
J’écris pour être vieux et jeune à la fois. Homme et femme. Blanc et noir. Vivre ici ou là-bas. Être seul ou au milieu d’une foule bruyante. Pour approcher de tous les sentiments de la gamme humaine: avoir honte, avoir peur, être heureux, éprouver la fraternité, douter, être arrogant ou bienveillant, brutal ou mesuré, tout, pêle-mêle… Une voix, juste une voix – mais dans laquelle tient le monde entier.”

Laurent Gaudé

 

La Folle Journée en Région 2019

Programme à Saint-Nazaire et Savenay

Après l’exil subi en 2018, place à l’exil choisi. La Folle Journée sera consacrée aux “Carnets de voyages” et à tous ces compositeurs qui ont créé des œuvres intemporelles à l’occasion d’un séjour à l’étranger. Que ce soit Debussy en Russie, Saint-Saëns en Algérie ou Dvorák aux États-Unis, de nombreux compositeurs ont franchi les frontières pour écrire des morceaux d’anthologie. Une atmosphère dépaysante enrichie de traditions culturelles différentes provoque immanquablement des rencontres et devient une source inépuisable d’inspiration pour ces musiciens en quête d’ouverture sur le monde. Une nouvelle voie enthousiasmante qui rend hommage aux échanges internationaux des compositeurs de la Renaissance au XXe siècle.

Manifestation organisée et proposée en Région par le Conseil Régional des Pays de la Loire co-réalisation locale Ville de Saint-Nazaire et le Théâtre, scène nationale.