Sleeper Train

Après leur premier album Old and New Songs, les musiciens emmenés par Frédéric Chiffoleau et Yoann Loustalot, continuent d’écrire et de transmettre leur carnet de vie.

Sleeper train – que l’on peut traduire par « train de nuit » – est une réflexion sur l’élasticité du temps, déclenchée par un avion manqué lors d’une tournée du groupe en Russie et d’un voyage en train couchette de seize heures pour se rendre au concert suivant. Le quartet de jazz revisite des chansons récoltées au cours de leurs nombreux voyages, au fil de leurs rencontres et de leurs amitiés liées. Ainsi, dans leur dernier opus, le groupe nous embarque à travers la Russie, dans les steppes mongoles, sur les rivages japonais, dans la brume et sur les rocs d’Ecosse. C’est ainsi que le quartet de jazz considère la musique : une immersion, un voyage qui s’étire, un sourire qui dure longtemps. Parmi les ingrédients nécessaires, il faut pour eux « qu’il y ait du sens et de la joie, un souffle et un groove organique ». Rendez-vous au Théâtre pour vivre avec eux un moment aussi riche que leurs voyages.

 

La Mémoire de l’eau

Accueillie au Théâtre depuis maintenant trois saisons, avec son tryptique Une pierre presque immobile (La Figure du baiser, La Figure de l’érosion, La Figure du gisant), Animale ou encore Belladonna, la chorégraphe Nathalie Pernette, nous guide pas à pas dans son univers onirique et singulier.

Après une résidence de création au Théâtre en février 2021, notre artiste associée propose cette année une plongée poétique dans sa dernière création aquatique. Rendez-vous à l’Aquaparc de Saint-Nazaire et à l’Espace Neptune de Donges pour découvrir ces lieux sous un aspect inédit et auréolés de mystères.


« Je n’aime pas les bains, sais à peine nager, suis terrifiée en pleine nuit devant l’eau noire de l’océan et déteste avoir la tête immergée sous l’eau, où les sons m’apparaissent dangereusement déformés. À l’inverse, j’aime, presque par défi, me jeter dans les eaux glacées des torrents de montagne ou flotter dans les lagons des mers chaudes et lointaines…
Quel point de départ idéal à une future création !

Plus sérieusement, élément trouble et double, l’eau me fascine ; tout à la fois sombre et limpide, douce et furieuse, maternelle et mortelle, joueuse et ténébreuse, peuplée d’êtres fantastiques, réels ou imaginaires et dont les abysses nous restent encore aujourd’hui inconnus. Un magnifique réservoir d’images poétiques, de souvenirs enfouis, d’histoires partagées et de reflets de notre intimité. La Mémoire de l’eau se conçoit comme une rêverie chorégraphique fouillant la part sombre, légère et ludique de cet indispensable élément. Plonger et resurgir, disparaître lentement sous la surface, percer la peau des eaux, travailler à la beauté d’une presque immobilité et à la flottaison, troubler d’un geste le miroir de l’eau, traverser d’une rive à l’autre, se noyer ou glisser au fil de l’eau à la manière d’Ophélie. »

Nathalie Pernette

 

 

Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire, remercie la CARENE, Communauté d’agglomération de la Région Nazairienne et de l’Estuaire, pour sa participation à la création du spectacle, et tout particulièrement Monsieur Frank Charpin, directeur des loisirs Aquatiques ainsi que Messieurs Valery Nivelais, responsable de l’Aquaparc situé à Saint Nazaire et Régis Colin, responsable de l’Espace Neptune de Donges.

les paroles impossibles

La trajectoire et l’ascension fulgurante de Yoann Bourgeois n’a pas d’équivalent. En dix petites années, cet artiste incomparable, acrobate hors pair, aura décloisonné les disciplines et les milieux artistiques, devenant l’une des personnalités les plus emblématiques de notre époque. Souvenez-vous de Celui qui tombe et de ses six danseurs acrobates qui défiaient les lois de la gravité.

Aujourd’hui, Yoann Bourgeois revient armé de nouveaux talents : il a conçu des dispositifs inédits préparés secrètement dans ses ateliers grenoblois. Il présentera l’étendue de ses facultés dans d’époustouflants numéros issus de la grande tradition de voltige aérienne où la grâce côtoie l’éternel, mais pas que. Nous le retrouverons en imitateur de chant d’oiseau, derviche prestidigitateur, haute-contre tout, fakir lévitateur, ou illusionniste honnête pour ne révéler que quelque unes de ses nouvelles aptitudes.

Martien Martienne


représentations scolaires
vendredi 12 mars à 10h et 14h


Dans le cadre du temps fort P.A.N.G! à vivre au Théâtre et au Cinéma !

« Ils habitaient une maison toute en colonnes de cristal sur la planète Mars, au bord d’une mer vide, et chaque matin on pouvait voir Madame K déguster les fruits d’or qui poussaient sur les murs de cristal, en regardant le ciel sombre de mars, comme si quelque chose d’extraordinaire allait arriver… »

Ylla est une martienne. Telle une Madame Bovary de l’espace, elle s’ennuie auprès de son mari. Elle rêve chaque nuit qu’un homme étrange, à la peau curieusement pâle, lui parle de très loin et désire l’emmener sur sa planète à lui, vers une nouvelle vie. Le mari de Mme K la surprend une nuit à rêver, à rire et à parler dans son sommeil, à cet homme qu’il pense être imaginaire.
Tout ceci est pourtant bien réel et quelqu’un est effectivement en approche. Il s’agit du premier astronaute américain en direction de la planète Mars…

Dans cette fable émouvante, aux airs d’opéra parlé, Laurent Fréchuret invite les spectateurs à un voyage dans l’espace, pour dresser en réalité, le portrait de notre société. Pour restituer toute la force de cette histoire et la magie de la relation entre martiens et humains, les vibraphones, marimbas et xylophones virtuoses des Percussions Claviers de Lyon, jouent en direct dans ce spectacle musical aérien et engagé.

 

Saint-Nazaire, 30 mars 2021

Inédits est le rendez-vous lecture du Théâtre confié à un auteur, en lien avec la programmation de la saison.

Qu’il soit metteur en scène, comédien, dramaturge, musicien, chorégraphe, … il offre une autre facette du travail de l’artiste qui nous fait entendre un de ses textes, déjà édité ou en cours d’écriture.


« Saint-Nazaire, 30 mars 2021

Tu reviens à Saint-Nazaire, après plusieurs années. Tu arrives un samedi soir. Tu poses ta valise à l’hôtel. Tu prends une douche. Tu sors. Tu trouves un endroit où t’asseoir : un bar, un banc. Tu regardes, tu écoutes. Autour de toi, tu lis tout ce qu’il est possible de lire. Tu voles des images, des bouts de conversation, tu repenses à Juan Rulfo, tu te dis qu’il y a là des morts et des vivants, des souvenirs et du présent ; rien n’est vraiment à l’état brut, c’est rare l’état brut des choses ou des êtres. Tu prends des notes, tu écris, tu essaies. Puis, fourbu, tu vas te coucher au milieu de la nuit. Le lendemain, c’est dimanche. Tu écris encore. Et le lundi encore. Le mardi, tu achèves une volée de pages. Il y en a 10 ou 15. Elles sont nées là, en une trentaine d’heures d’écriture sans recul, en apnée dans une ville que tu aimes depuis longtemps, sans très bien savoir pourquoi. Tu intitules provisoirement le texte Saint-Nazaire, 30 mars 2021. Le soir, dans un faisceau de lumière un peu crue, tu lis le texte en question devant des gens, après leur avoir dit : voilà, je viens de finir, mais ce n’est pas une raison pour que vous soyez particulièrement indulgent avec moi.
Et puis tu ouvres les guillemets pour citer la ville, les rues, les passants, les façades, les plages. »

Fabrice Melquiot

 

La piste aux oiseaux

Trois musiciens collecteurs de sons s’associent pour composer ensemble un spectacle musical, hommage au chant des oiseaux.

Entre écriture et oralité, variations de textes et de vocalises, les artistes mélangent leurs influences musicales, pour un concert aux sonorités rares. Tout au long du processus de création, les oiseaux ont guidé les choix artistiques d’Antoine Berland, Albert Marcœur et André Minvielle. Les trois acolytes musiciens réussissent à créer un univers musical étonnant, fédérant voix d’enfants, chants d’oiseaux, imitations et instruments de toutes sortes, aux timbres et tessitures avoisinantes.

« Tout notre travail consistera à mettre en relation les oiseaux vivants et tout le matériel sonore et musical qui a servi jusqu’ici à les décrire, à les imiter, à les transformer, en un mot à les honorer. »
Albert Marcœur

Mille ans

Sur l’île de Diamezek, île éloignée de tout, vivent 77 personnes : Milan, 7 ans et 76 personnes âgées dont Jonas, vieil homme pétillant et attachant. Milan vit pleinement son enfance bien qu’elle soit singulière puisqu’il a en charge la communauté des vieilles personnes, qu’il est le seul élève dans sa salle de classe, que ses jeux sont solitaires. Quand Peste, petite cousine débarquée du continent le temps d’un bref passage, lui affirme que tout ceci n’est pas normal, qu’il risque d’être cassé, foutu pour de bon ; Milan prend une grande décision. Ignorer les règles établies, éprouver le plaisir de la bêtise, ne s’affairer de rien, assumer l’insouciance de l’enfance. Très vite sa décision bouscule le fonctionnement de l’île, l’âge même de Jonas. Dans sa rébellion, dans sa quête, Milan pose la question de l’enfance : c’est quoi, c’est comment, c’est quand ? Pour porter cette communauté de 77 personnes, deux comédiens d’âges différents se partagent un espace de jeu totalement blanc, minuscule bout de rocher posé sur l’eau.

en partenariat avec la Ville de Paimbœuf

 

L’hospitalité

À l’occasion du temps-fort P.A.N.G ! l’association Philosophia nous invite à réfléchir sur le concept de L’hospitalité, avec Olivier Dekens, en écho au spectacle Martien Martienne de Laurent Fréchuret.

 

« L’hospitalité est un drôle de mot, et pour la philosophie un drôle de concept. Dans son sens le plus commun, il est l’autre nom de l’accueil, de l’ouverture à autrui, de cette disposition inconditionnée à se laisser déranger par celui qui vient, et que je n’ai peut-être pas choisi. Exigence éthique, morale, donc, en même temps qu’attitude psychique et relationnelle. Mais dès qu’il s’agit d’élargir cette exigence à la dimension du politique, les choses se gâtent : encadrée par le droit, limitée par les conditions du réel, l’hospitalité se réduit à une question de frontières plus ou moins ouvertes, à des règlements et des circulaires sur l’accueil – si le terme convient encore – des immigrés. On peut bien sûr déplorer ce cruel flottement de l’hospitalité entre un devoir impossible à respecter, et un effet politique qui n’en retient rien. Il s’agira, en compagnie de Lévinas, de Kant et de Derrida, de prendre en charge cette tension, qui est peut-être le trait spécifique de tout ce qui se veut justice : ne jamais être à la hauteur d’une Loi de l’hospitalité, infinie et due à tout homme ; et pourtant devoir se donner concrètement dans des lois, sans lesquelles l’hospitalité ne serait qu’un vain idéal. »

Olivier Dekens

 

 

 

 

P.A.N.G !

Voyager dans le temps et dans l’espace est à la source d’un imaginaire foisonnant, dont les artistes se sont emparés depuis de nombreuses années pour produire des œuvres littéraires et cinématographiques fantastiques. Cette fascination collective et intergénérationnelle pour l’inconnu, qu’il soit humain ou simplement vivant (extra-terrestres ou robots, monstrueux, féroces, drôles ou attachants, y sont largement mis en scène) se mesure à l’appétit du public pour les œuvres de science-fiction. Au-delà de leur dimension futuriste, ces fables sont des matériaux extraordinaires pour nous faire réfléchir sur notre humanité. Le succès que connaissent ces œuvres vient pourtant, curieusement, se confronter à une peur, malheureusement, intemporelle de rencontrer l’Autre, le différent, l’étranger, l’inconnu.

Cette nouvelle édition de P.A.N.G ! nous promet un fabuleux voyage dans l’espace pour éprouver cette rencontre avec poésie, féerie et humour. C’est aussi, pour tous ceux qui le souhaitent, un voyage dans la pensée et une invitation à s’interroger sur le sens de l’hospitalité.

 


Au programme :

cycle cinéma
Le « Space Opera »
programmation cinéma du 4 au 24 mars
au Cinéma Jacques Tati
tarif cinéma

soirée philo
L’hospitalité
Olivier Dekens
jeudi 11 mars à 19h
durée 1h
au Théâtre
entrée libre dans la limite des places disponibles

théâtre musical
Martien Martienne
Laurent Fréchuret, artiste associé
et les Percussions Claviers de Lyon
samedi 13 mars à 19h
au Théâtre
durée 1h
à partir de 8 ans

 

Rendez-vous avec le Conservatoire

Cette année encore, le Théâtre s’associe au  Conservatoire à Rayonnement Départemental Musique et Danse (CRD) pour vous présenter une nouvelle saison d’impromptus musicaux !


Avant un spectacle, venez-vous détendre au bar du Théâtre pour écouter les élèves du Conservatoire vous jouer un petit air ou danser un instant !

Impromptus musicaux

– mardi 9 mars à 19h avant
Sleeper Train

– vendredi 26 mars à 19h avant
La piste aux oiseaux

Impromptu dansé
– jeudi 22 avril à 19h
avant
Kamuyot

 

Entrée libre