13&14

L’une des compagnies phare de la danse contemporaine chinoise, le TAO Dance Theater, propose deux performances chorégraphiques 13 et 14, issues des « Séries numériques » qui explorent la richesse de la danse dans sa plus pure expression, celle du mouvement. La venue de cette compagnie à Saint-Nazaire est un événement à ne pas manquer !

 

« C’est dans le corps, dans notre existence physique qui porte en elle l’ordre intrinsèque de la vie, que réside la plus grande des sagesses ». Tao Ye*, fondateur du TAO Dance Theater à l’âge de 23 ans, explore depuis plus de dix ans l’idée d’un mouvement pur dégagé de toute forme de narration. Ses pièces ne cherchent pas à plaire mais à expérimenter. Il ne donne aucun titre à ses chorégraphies mais les numérote, dessinant ainsi une sorte d’ensemble composé. Inspiré par la pensée orientale, il développe des chorégraphies marquées par un style minimaliste, alternant répétitions et restrictions.

La forme chorégraphique 13 convoque le concept de trinité, incluant solos, duos et danses en groupe, trois manières de connecter les corps qui jalonnent l’ensemble de l’œuvre. 

La forme 14 explore la thématique du rythme et du changement, rompant avec la méthode créative de 13 reposant sur des cycles pour se fonder sur la texture du mouvement en constante mutation. 

 

*Le chorégraphe Tao Ye a reçu le Lion d’argent de la Biennale de la danse de Venise en 2023.

© Duan Ni

Teaser Jérémy Blahay

MIRARI

Emmanuelle Vo-Dinh, artiste associée à la scène nationale, revient avec MIRARI une pièce chorégraphique dans laquelle un trio féminin réinterroge la question du paysage.

« MIRARI est un trio féminin composé de quatre rituels, faisant chacun écho à un paysage particulier, un monde végétal ou animal, aquatique ou sylvestre, où se succèdent sirènes nocturnes et ectoplasmes bruyants, avatars lumineux et persistance rétinienne. 

A l’aide de trois tapis, de feuilles de papiers et de lampes bricolées, nous entrons dans l’esprit des « routines » du magicien : un ensemble de passes structurées qui permet la réalisation d’un tour de magie.

Nos passes sont aussi celles que nos corps ont pour mémoire depuis que nous dansons, et à travers nos différentes expériences, une décennie séparant chacune d’entre nous.

Les petits mondes de MIRARI sont sans effets spéciaux, les corps engagés jouant bien plus avec les puissances de l’imaginaire que celles de l’illusion pure. Quand réalité et illusion finissent par se confondre, il est toujours rassurant de pouvoir encore dire abracadabra ! Mirari ! » Emmanuelle Vo-Dinh

© Anette Lenz

Le Trio Joubran

Issus d’une longue lignée de luthiers, Samir, Wissam et Adnan Joubran perpétuent la tradition du oud qu’ils ont profondément renouvelée. Écouter le Trio Joubran, c’est aussi plonger dans l’âme de la culture palestinienne.

 

Palestiniens natifs de Nazareth, les trois frères Samir, Wissam et Adnan, virtuoses du oud, se lancent dans l’aventure du Trio Joubran fin 2003 avec leur premier album Tamaas.
Depuis maintenant vingt ans, le trio célèbre, avec une sensibilité et un talent rare, la culture palestinienne à travers le monde en passant de l’Olympia au Carnegie Hall, de la Salle Pleyel à L’Opéra de Dubaï.

 

Alors qu’en février 2013 le Trio Joubran fêtait ses dix ans à l’Olympia, c’est à la Philharmonie de Paris que le trio a fêté ses vingt ans, ou plutôt ses “20 PRINTEMPS”, avec un spectacle qui le voit piocher dans l’ensemble de sa discographie riche de six albums forts et singuliers. Chez les Joubran, la virtuosité ne cède jamais le pas à la démonstration. Ce qui est en jeu, c’est la perpétuation d’une tradition. Une tradition qu’ils ont aussi profondément renouvelée par leur innovation sur le oud, cet instrument soliste qu’ils conjuguent à merveille au pluriel.

 

++ Soirée A tout à l’heure ! Un spectacle pour les parents, un atelier pour les enfants.

vendredi 22 novembre à 20h au Théâtre, de 6 à 10 ans.

tarif : 8 €/enfant

 

© Myriam Boulos et © Louise Feugier

Teaser Jérémy Blahay

Le Funambule

création 2024

 

Immense comédien, Philippe Torreton porte et met en scène le texte de Jean Genet qui aborde des questions sur la création, l’engagement et le renoncement de soi.

Le texte du Funambule, écrit au printemps 1957, est dédié à Abdallah Bentaga, funambule et compagnon de Jean Genet. Ce texte symbolise un retour à la lumière et à l’écriture pour Genet après une crise personnelle et artistique intense. C’est par une écriture magnifique et enflammée qu’il adresse des conseils à son amant pour atteindre les sommets de son art. Un spectacle que Philippe Torreton interprète et met en scène en poursuivant ce savoureux mélange texte/musique qu’il avait déjà expérimenté, en invitant cette fois le guitariste et pianiste Boris Boublil, passionné d’instruments électroniques et le fildefériste Julien Posada, époustouflant de précision pour un pur moment de création.

Un bord de plateau vous est proposé pour échanger avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation mardi 26 novembre.

 

© Pascale Cholette

 

Traviata – Vous méritez un avenir meilleur

Entre théâtre et opéra, cette adaptation de La Traviata de Verdi se veut intimiste et inventive, éloignée des conventions lyriques, avec la talentueuse Judith Chemla dans le rôle-titre. Une pièce atypique saluée par un triomphe à sa création en 2016.

C’est à une version décalée de l’œuvre de Verdi (mais pas une trahison !) que nous vous convions ce soir. Le metteur en scène Benjamin Lazar, avec Florent Hubert et Judith Chemla, ont imaginé une « fête musicale et fantastique ». La Traviata, cette femme dite « dévoyée », incontournable héroïne lyrique, est inspirée de Marie Duplessis, comtesse de Perregaux et courtisane au destin tragique, qu’Alexandre Dumas fils, l’un de ses amants, fit revivre sous les traits de Marguerite Gautier dans La Dame aux camélias. Peu de temps après, c’est le compositeur italien Giuseppe Verdi qui l’immortalisa sous les traits de Violetta Valéry dans La Traviata. Derrière l’audace de l’irrévérence musicale voulue par les trois artistes, se cache une mise en scène pleine d’intelligence, de délicatesse et d’humour. Judith Chemla y est drôle, troublante et incandescente.

en français et en italien parlé et chanté, surtitré en français

© Pascal Victor et Pascal Gély

Teaser Jérémy Blahay

La feuille blanche

100 % famille

 

Cécile Briand, artiste marionnettiste, conjugue dans ce spectacle la manipulation de la matière papier, du dessin et de la danse, pour faire émerger un tableau vivant sous les yeux des enfants.

Au départ était une feuille blanche. Dessin, découpage, pliage… Apparaissent alors des paysages de montagne et de forêt, les vagues de l’océan s’agitent. Surgit une silhouette, comme une ombre, qui devient un personnage à part entière. Il est l’heure de partir en voyage et le corps bouge, la feuille tourne et se transforme. Jouant à cache-cache avec son double de papier, la comédienne Cécile Briand qui s’est inspirée pour ce spectacle du théâtre de papier, fait naître des formes en à-plats bleus et blancs aux contours simples dans un style qui rappelle le peintre Matisse. Et partage avec les plus petit·es la joie de créer autour de sa propre imagination.

++ Atelier parent/enfant

samedi 16 novembre de 10h à 12h au Théâtre, à partir de 6 ans
tarif : 15 € le duo et 20 € le trio

©Clotilde Briand

Teaser Jérémy Blahay

Nos matins intérieurs

100% famille

 

Le collectif Petit Travers collabore avec le Quatuor Debussy dans un spectacle total où dialoguent jonglerie, musique et danse.

Nos matins intérieurs est la rencontre entre le Quatuor Debussy, l’un des plus célèbres quatuors à cordes français, et les jongleurs et jongleuses du Collectif Petit Travers autour de l’œuvre musicale de deux compositeurs : Henry Purcell et ses fantaisies baroques pour violes et Marc Mellits, dont la musique est empreinte de culture populaire. Sur une scène pensée comme un plateau de lego, dix jongleurs et jongleuses et quatre musiciens se rencontrent pour « dévoiler un peu de soi et se fondre dans le mouvement commun pour proposer un monde de jeux, de relations, d’espièglerie et de lyrisme, de musique et de danse ».

©Blandine Soulage

Teaser Jérémy Blahay

Anne Paceo

Avec S.H.A.M.A.N.E.S, la chanteuse, batteuse et compositrice Anne Paceo s’inspire de l’énergie des tambours de transe et des chants sacrés du chamanisme.

Star incontournable de la scène jazz contemporaine, Anne Paceo délivre depuis plusieurs années un jazz ouvert à la pop, au rock ou à l’électro, toujours en quête de nouvelles cultures et de nouvelles sonorités. Pour elle, le jazz « n’est pas une musique d’ego mais une musique de collectif ». D’abord accompagnatrice de musicien·nes à la renommée internationale comme Henri Texier ou Michel Legrand, elle s’affirme comme leadeuse avec un style indentifiable dès les premières mesures. Avec son neuvième album S.H.A.M.A.N.E.S, unanimement salué par la critique, l’artiste explore les mondes réels et parallèles avec lesquels les chamanes dialoguent, « à travers un son profondément organique ».

©Sylvain Gripoix

Teaser Jérémy Blahay