Wazo


 dans le cadre de Saut-de-mouton


Ce spectacle participatif et poétique pour petits et grands, est présenté par la jeune compagnie nazairienne, Les Passereaux. Inspirés par ces petits oiseaux communs qui viennent égayer nos jardins, la chanteuse Suzanne Tandé accompagnée du musicien vielliste et multi-instrumentiste Gurvan Liard, rend hommage à la nature dans cette forme sensible et intimiste. Wazo, comme un cri du cœur, raconte la ritournelle d’un petit oiseau plein de vie, mais dont le temps est compté. Telle une chef d’orchestre, Suzanne Tandé organise avec l’aide du public un petit concert-spectacle, nous invitant à rencontrer la nature et à la contempler. Munis de toutes sortes d’instruments simples à manier, les spectateurs deviennent alors les membres d’un seul et même orchestre, jouant leur ode à la nature et ses saisons. Instruments en matériaux de récupération, chants et rythmiques venus d’ailleurs, vent, mer, oiseaux, vous accompagneront en toute tranquillité, dans ce doux voyage musical. Suivez la guide!

 

Le Sacre du Printemps

création 2021

Dans cette création, le jeune chorégraphe nantais, nouvel artiste associé du Théâtre : Louis Barreau, développe son travail sur la composition chorégraphique dans un dialogue très ténu avec la musique. Porté par cinq danseuses et danseurs, ce moment de poésie dansé est structuré par des séquences chorégraphiques, à la fois distinctes et reliées, issues de l’analyse de la partition musicale du Sacre du Printemps de Stravinsky. Les interprètes tissent et déploient la toile d’une dense structure, dont les innombrables fils spatiaux, musicaux, gestuels et relationnels s’entrelacent pour ne créer finalement qu’un seul et long chemin, nous menant vers l’éclatement du printemps. L’arrivée du printemps est synonyme de renouveau. La glace craque et fond, la sève remonte dans les arbres, les plantes bourgeonnent. La vie repart après l’endormissement de l’hiver. L’explosion du printemps renaît dans un cycle ininterrompu.

“Le Sacre du Printemps nous rappelle, dans une longue et intense inspiration, que nous sommes à chaque instant à la lisière entre la vie et la mort. Il nous invite à mesurer la précieuse valeur de nos existences, reliées les unes aux autres par une synchronie de souffles qui ne s’épuise jamais.” Louis Barreau

Un bord de plateau vous est proposé pour échanger avec l’équipe artistique, à l’issue de la représentation.

Ce spectacle est en tournée dans les Pays de la Loire, dans le cadre de Voisinages, dispositif soutenu par la Région des Pays de la Loire, pour encourager la diffusion des équipes artistiques. Tout le programme sur www.culture.paysdelaloire.fr

 

L’eau douce


 dans le cadre de Saut-de-mouton


représentations scolaires
mercredi 20 octobre à 10h15
jeudi 21 octobre à à 9h15
vendredi 22 octobre à 9h15 et 10h45


Avec cette nouvelle création aquatique et fantastique L’eau douce, Nathalie Pernette remue la part étrange et légère de cet insaisissable élément qu’est l’eau. Collectant un ensemble d’impressions, de sensations et de mouvements liés à notre lien intime et millénaire avec l’eau, elle appelle nos sens à s’éveiller dans une quête du merveilleux, mêlée d’un brin d’inquiétude. L’Eau douce cultive la part accueillante, ludique et parfois furieuse de l’eau et réussi à saisir son humeur changeante et imprévisible.
Un solo poétique et mystérieux qui stimule les imaginaires et pique la curiosité des petits comme des grands !

 

CrossBorder Blues

« Une collaboration bluffante, pour faire vivre la musique du Diable”, d’après Télérama.
CrossBorder Blues est un concert rare, qui rassemble au plateau trois grands musiciens d’exception, pour un voyage musical généreux au coeur du blues. Harrison Kennedy, reconnu comme l’un des représentants de la “note bleue”, fameuse note jouée ou chantée, qui donne sa couleur musicale au blues, et titulaire du Grand Prix Blues de l’Académie Charles Cros 2015, s’associe pour ce concert à Jean-Jacques Milteau, maître harmonica français et à Vincent Ségal, titulaire d’un nombre impressionnant de Victoires de la Musique et riche de ses collaborations musicales en tous genres (chanson française, soul, rock, jazz, hip-hop…) Tous les trois se lancent avec ce dernier album, dans une série d’explorations musicales jubilatoires en s’appuyant sur l’univers du blues acoustique et sur les mariages sonores inédits naissant de leur rencontre.

La voix, le banjo, les cuillers et la guitare roots de Harrison Kennedy, les harmonicas imaginatifs de Jean-Jacques Milteau et le violoncelle lyrique de Vincent Ségal, se lient pour nous offrir un concert inventif et festif. Ces trois bluesmen rendent hommage au genre, sans jamais sombrer dans la nostalgie et réussissent, ensemble, à nous transmettre l’universalité du blues.

“Douze titres magistraux de complicité, de créativité, d’émotion”. Libération

 

Phèdre !

Le comédien Romain Daroles interprète avec finesse le chef-d’oeuvre antique de Racine revisité dans un monologue talentueux et tendrement loufoque. Phèdre prend ici la forme d’une étonnante conférence, où l’intervenant se laisse autant emporter par sa passion pour ce grand classique, que Phèdre l’a été par son amour pour Hippolyte. Entre développement sur l’alexandrin, rapide historique de la tragédie, point sur les origines mythologiques des protagonistes, détour par la notion de catharsis et chanson française, le fougueux comédien Romain Daroles, se joue des différentes facettes de l’oeuvre qu’il déploie sous nos yeux. Jeux de mots, calembours, mises en situation pleines d’humour et digressions, sont au rendez-vous de cette comédie… sur une tragédie !
Un seul en scène qui revisite ce classique et ressemble à une déclaration d’amour, portée au théâtre.
Car comme le dit Racine : “Hâtons-nous aujourd’hui de jouir de la vie; Qui sait si nous serons demain?”.

 

Les Fables ou le jeu de l’illusion

L’Agence de Voyages Imaginaires est de retour à Saint-Nazaire et vous attend dans le hall du Théâtre, pour lancer les festivités…
Préparez-vous à une soirée atypique et généreuse, en bonne compagnie !

Les Fables ou le jeu de l’illusion est une célébration joyeuse de la pensée du poète disparu, mettant en scène ses valeurs et son engagement politique, dans un esprit de théâtre forain, cher à la compagnie. Les Fables de La Fontaine y sont présentées sous un nouveau jour, reliées les unes aux autres par un même fil rouge, celui de la recherche de bonheurs simples dans nos sociétés, sans mépris du vivant qu’il soit humain, animal ou végétal. N’oublions pas que “l’on a toujours besoin d’un plus petit que soi”!

Des fourmis dans les jambes ?
Découvrez ce tuto pour apprendre un flashmob à danser dans le hall,  avec la compagnie, les soirs de spectacle… 👇

 

La Mémoire de l’eau

création 2021

Accueillie au Théâtre depuis maintenant trois saisons, la chorégraphe Nathalie Pernette nous emmène dans l’univers sensible et poétique de l’eau. Rendez-vous à l’Espace Neptune de Donges !


« Je n’aime pas les bains, sais à peine nager, suis terrifiée en pleine nuit devant l’eau noire de l’océan et déteste avoir la tête immergée sous l’eau, où les sons m’apparaissent dangereusement déformés. À l’inverse, j’aime, presque par défi, me jeter dans les eaux glacées des torrents de montagne ou flotter dans les lagons des mers chaudes et lointaines…
Quel point de départ idéal à une future création !

Plus sérieusement, élément trouble et double, l’eau me fascine ; tout à la fois sombre et limpide, douce et furieuse, maternelle et mortelle, joueuse et ténébreuse, peuplée d’êtres fantastiques, réels ou imaginaires et dont les abysses nous restent encore aujourd’hui inconnus. Un magnifique réservoir d’images poétiques, de souvenirs enfouis, d’histoires partagées et de reflets de notre intimité. La Mémoire de l’eau se conçoit comme une rêverie chorégraphique fouillant la part sombre, légère et ludique de cet indispensable élément. Plonger et resurgir, disparaître lentement sous la surface, percer la peau des eaux, travailler à la beauté d’une presque immobilité et à la flottaison, troubler d’un geste le miroir de l’eau, traverser d’une rive à l’autre, se noyer ou glisser au fil de l’eau à la manière d’Ophélie. »

Nathalie Pernette

Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire, remercie la CARENE, Communauté d’agglomération de la Région Nazairienne et de l’Estuaire, pour sa participation à la création du spectacle, et tout particulièrement Messieurs François Chéneau, vice-Président de la Commission Services au public et Cadre de vie, Frank Charpin, directeur des loisirs Aquatiques et Régis Colin, responsable de l’Espace Neptune de Donges.

 

 

Mille ans


 dans le cadre de Saut-de-mouton


Sur l’île de Diamezek, île éloignée de tout, vivent 77 personnes : Milan, 7 ans et 76 personnes âgées dont Jonas, vieil homme pétillant et attachant. Milan vit pleinement son enfance bien qu’elle soit singulière puisqu’il a en charge la communauté des vieilles personnes, qu’il est le seul élève dans sa salle de classe, que ses jeux sont solitaires. Quand Peste, petite cousine débarquée du continent le temps d’un bref passage, lui affirme que tout ceci n’est pas normal, qu’il risque d’être cassé, foutu pour de bon ; Milan prend une grande décision. Ignorer les règles établies, éprouver le plaisir de la bêtise, ne s’affairer de rien, assumer l’insouciance de l’enfance. Très vite sa décision bouscule le fonctionnement de l’île, l’âge même de Jonas. Dans sa rébellion, dans sa quête, Milan pose la question de l’enfance : c’est quoi, c’est comment, c’est quand ? Pour porter cette communauté de 77 personnes, deux comédiens d’âges différents se partagent un espace de jeu totalement blanc, minuscule bout de rocher posé sur l’eau.

en partenariat avec la Ville de Paimbœuf

 

Little Nemo ou la vocation de l’aube


 dans le cadre de Saut-de-mouton


représentations scolaires
jeudi 21 octobre à 10h et 14h
vendredi 22 octobre à 14h


Chaque nuit, dans ses rêves, Little Nemo tente de parvenir à Slumberland, le pays du sommeil. Le roi Morphée, souverain de ce royaume, cherche un camarade de jeu pour sa fille. Il a jeté son dévolu sur Nemo et lui envoie des messagers pour l’attirer dans son royaume. Mais le parcours vers Slumberland est parsemé d’embûches qui tirent toujours trop tôt le petit Nemo du sommeil, jusqu’au jour où, après de nombreux essais, il parvient enfin à rejoindre la princesse… Dans cette libre adaptation de la bande dessinée Little Nemo, la metteure en scène Émilie Capliez nous embarque dans l’imaginaire captivant de son auteur, Winsor McCay. Pour rappeler la façon dont nos rêves s’envolent et disparaissent au petit matin, nous laissant seuls face au réel, la metteure en scène a souhaité travailler autour de la notion de chute, traduite par le corps, grâce à la présence d’une circassienne au plateau. Entre effroi et vertige, le petit Nemo se retrouve ainsi suspendu à ses rêves. Tout comme les spectateurs… Les timbres pluriels et charmeurs de la chanteuse Françoiz Breut inventent un conte musical aux couleurs irisées qui porte la circassienne en apesanteur sur son mât chinois.
Spectacle multiple, où chaque sens est à l’affût, Little Nemo s’impose comme un voyage incontournable.

 

Programme Mahler, Dvořák et Lacaze

Après avoir contemplé la lune
Sophie Lacaze (1963)

Kindertotenlieder
Gustav Mahler (1860-1911)

Le compositeur Gustav Mahler est un des pionniers de la transition vers le post-romantisme et le modernisme entre le XIXème et le XXème siècle. Le compositeur autrichien bouleverse le genre symphonique et devient alors l’un des symboles du romantisme. En 1905, Mahler innove dans le domaine du lied, en y introduisant un sujet douloureux et sensible, celui de la disparition des enfants. Il compose alors les Kindertotenlieder de 1901 à 1904, comprenant cinq lieder pour voix et orchestre. Les poèmes sont extraits du recueil du poète Friedrich Rückert.

Symphonie n°9 en mi mineur op.95 “Du Nouveau Monde”
Antonín Dvorák (1841-1904)

Antonín Dvorák s’installe en Amérique et devient en 1892, directeur du Conservatoire national de New-York. Il découvre dans cette ville un environnement sonore qui lui laisse une impression durable, la musique des Indiens et des Noirs d’Amérique, tout d’abord, mais aussi l’agitation de New-York, ses locomotives et ses bateaux à vapeur. Ce nouveau lieu de vie inspire le compositeur tchèque, mais il reste souvent en proie au mal du pays. Toute la symphonie témoigne de cette ambivalence: l’exaltation d’un nouvel univers sonore d’un côté et nostalgie de la bohême de l’autre.