Le Plein Pays


Dans le cadre de P.A.N.G !


Un homme vit reclus depuis trente ans dans une forêt en France. Il creuse en solitaire de profondes galeries souterraines qu’il orne de gravures archaïques. Elles doivent résister à la catastrophe planétaire annoncée et éclairer, par leurs messages clairvoyants, les futurs habitants. Le film raconte cette expérience en marge de la société moderne, affectée par la misère humaine et la perte définitive d’un monde parfait.

Nos cœurs en Terre


dans le cadre de P.A.N.G !


S’amusant d’une théorie du XVIIe siècle sur une possible sexualité des pierres, David Wahl et Olivier de Sagazan créent une performance poétique autour de nos origines.

Et si les dernières découvertes scientifiques révélaient des liens inattendus et poétiques entre les espèces minérales et les écosystèmes biologiques ? Au XVIIe siècle, Pierre Borel, anatomiste du roi Louis XIV, assure détenir la preuve irréfutable de la sexualité des pierres. Ce débat, virulent au Grand Siècle, oppose deux camps : ceux qui croient la Terre inerte et ceux qui la pensent comme un organisme vivant. Quelle résonance aujourd’hui, à l’épreuve de toutes les avancées scientifiques ? La pierre et la chair, plus proches qu’on ne le croit ? 

Né au Congo en 1959, Olivier de Sagazan se consacre après des études de biologie à la peinture et à la sculpture. Depuis plus de vingt ans, il a développé une pratique hybride qui intègre peinture, sculpture et performance. David Wahl est auteur, dramaturge et interpète. Il aime à tisser des liens entre des domaines trop souvent séparés : théâtre et science, recherches savantes et récits populaires.

Après avoir fait ses études au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, Gaëlle Hausermann joue au théâtre, au cinéma et à la télévision. Elle travaille depuis plusieurs années avec David Wahl pour les Causeries

©Christophe Raynaud de Lage

++ Retrouvez David Wahl du 13 au 15 mars au Théâtre avec Histoires de fouilles 

 

Kolik


dans le cadre de P.A.N.G !


Hubert Colas met en scène Thierry Raynaud dans une performance-spectacle où la libération de la parole conduit à la purification de l’esprit.

« Qu’est-ce que l’on attend de l’Homme. De cet autre soi qui nous encombre du dedans ? » Hubert Colas

Kolik constitue le troisième volet de la trilogie Guerre, écrite au milieu des années 80 par l’auteur berlinois Rainald Goetz, également docteur en médecine et en mathématiques. Suite à un premier volet consacré à la guerre dans la société contemporaine, un deuxième volet évoquant le conflit dans la sphère familiale, Kolik met en scène l’individu face à lui-même.

L’homme est attablé, seul. Devant lui des dizaines de verres qu’il vide régulièrement. Il s’invective. Il cherche l’Humain en lui. À partir de mots simples, banals, de fragments du langage, surgit la pensée d’un monde qui se décompose, égrenée en différents chapitres : musique, science, travail, lumière… Les mots se bousculent, se répètent comme une loghorrée inclassable. Le comédien Thierry Raynaud livre une performance étonnante et entière, portée par un texte dur pour une expérience fascinante de spectateur.

©Bellamy

Rencontre – Olivier de Sagazan et Renaud Barbaras

Une rencontre avec Olivier de Sagazan et le philosophe Renaud Barbaras*, animée par Catherine Drouet**, pour parler des liens tissés entre leurs recherches, ou comment la philosophie, comme quête d’intelligibilité, travaille intérieurement l’art.

L’un, Olivier de Sagazan, biologiste de formation, artiste plasticien et performeur nazairien, conçoit ses œuvres comme des amplificateurs de présence. En donnant à voir leur métamorphose, analogue à celle des organismes vivants, il produit des images fortes, qui peuvent nous conduire vers des états proches de la transe.  

L’autre, Renaud Barbaras, construit une des œuvres philosophiques les plus fortes et les plus originales de notre temps. Comme Olivier de Sagazan, il cherche à mettre au jour la dynamique originaire par laquelle nous sommes un corps sensible parce que nous appartenons profondément au monde.

*Professeur de philosophie contemporaine à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

**Catherine Drouet est présidente de l’association Le Théâtre et professeure de philosophie

©Didier Carluccio

O


dans le cadre de P.A.N.G !


Chloé Moglia présente sa nouvelle création, O, et poursuit sa recherche autour des lignes qui tracent le chemin qu’elle emprunte.

« J’ai choisi cette figure du Cercle, d’une simplicité extrême, pour jamais n’arriver à en faire le tour. » Chloé Moglia

« Les cercles, courbures et spirales reviennent, récurrentes, car apparemment je n’en ai pas encore fini avec elles. O est l’histoire d’un cercle, qui abrite d’autres cercles. O est comme le rond d’une bouche dans l’autre rond d’un visage, qui raconte une multiplicité d’histoires de cercles. » Performeuse, suspensive, artiste et directrice du Rhizome, Chloé Moglia développe au travers de ses spectacles une exploration singulière de la suspension. Défendant une pensée incarnée, autant qu’une corporéité sensible, elle s’attache à déployer attention et acuité en liant pratique physique, réflexion et sensitivité.

©Didier Olivré / ©Nans Kong Win Chang

Ce spectacle est coproduit par Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire.

Il nous est arrivé quelque chose


dans le cadre de P.A.N.G !


Olivier de Sagazan  livre une performance à la frontière de la science et de l’art autour de la course et de sa mémoire, associée à la respiration et au rythme qu’elle engendre dans notre corps. Création 2023

« Je  cours  tous  les  jours,  depuis  mes  20  ans,  la  course  est  pour  moi  comme  un amplificateur  de  présence,  un  temps  de  reconnexion  à  moi-même  et  au  monde. Le  bruit  des  pas  et  de  la  respiration  font  déjà  une musique et ouvrent le commencement d’une danse. » Olivier de Sagazan

Nous voici face à une expérience bien étrange: un individu coincé dans un grand tube à essai se livre à un expérience où il semble être à la fois le cobaye et l’examinateur. Il parle et lance des mots qui lui viennent spontanément dans sa bouche et tente de comprendre d’où il viennent. En même temps, il court sur place comme pour activer tout son sytème physiologique dont de nombreux indices (ECG, T°, Cal) apparaissent sur un fond d’écran. Les mots ne sont qu’un  « pré-texte », un élément du corps mis en branle par le corps-orchestre. Cet homme n’est pas le capitaine dans ce navire, juste un passager clandestin.

Depuis deux millions d’années, l’homme court. La planète toute entière court frénétiquement. Mais après quoi courons-nous ? Obsédé par le sentiment de n’être qu’une marionnette, le « sujet » d’Olivier de Sagazan va tenter de trouver dans la folie et la musique des mots une raison pour continuer sa course.

Laissant une large part à l’improvisation, la performance est accompagnée d’un texte philosophique et scientifique dit par Renaud Barbaras décrivant les processus qui ont lieu depuis l’énergie extraterrestre du soleil jusqu’aux mouvements mécaniques du corps.

©Gaëlle Le Rouge / ©Didier Carluccio

Ce spectacle est coproduit par Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire.