Il était une fois dans l’Ouest


dans le cadre de P.A.N.G !


Il était une fois dans l’Ouest
western de Sergio Leone

En pleine révolution industrielle, le chemin de fer se développe dans le Grand Ouest. Sur un quai de gare désert, trois hommes armés attendent un voyageur, un énigmatique joueur d’harmonica.

“À toutes mes collaboratrices suspensives je suggère et même insiste: il faut absolument qu’elles regardent ce chef-d’oeuvre, pour, entre autres merveilles, la grande attention accordée à l’infime. Un clignement d’oeil, une atmosphère ou le bourdonnement d’une mouche demeurent souvent sous le seuil de notre attention. Dans Il était une fois dans l’Ouest et c’est une sorte de signature de Sergio Leone, ils apparaissent dans la plénitude de leur importance: immenses et implacables. Face à leur grandeur, nous pouvons succomber à nos peurs et nous laisser ligoter par nos propres tensions, ou, comme certains des personnages nous l’enseignent, préserver une détente pour le moins précise (dans les deux sens du terme!). Cette détente ne sacrifie pas la vigilance sur l’autel du «cool». Détendus mais ouverts, à l’affût et tranquilles : un bel et exigeant exercice d’équilibre et de ténacité.”

Chloé Moglia

Yoyo


dans le cadre de La Nuit du Cirque


Yoyo
film de Pierre Étaix
samedi 13 novembre à 16h30
et dimanche 14 novembre à 10h30
France, 1965, noir et blanc, version restaurée

Un milliardaire qui s’ennuie et qui rêve d’un amour perdu, avec une écuyère de cirque. Une crise économique qui bouleverse l’ordre du monde. Un enfant de la balle qui devient un clown célèbre et qui veut restaurer le château de son père. Et l’appel de la route, qui est toujours là.

Notes on The Circus – Les Ailes du désir


dans le cadre de La Nuit du Cirque


Notes On The Circus
film expérimental de Jonas Mekas
États-Unis, 1966, couleur, copie 16mm, 12 mn

Jeux de vitesse et de couleurs, surimpressions, ellipses montées dans la caméra, comme un exercice de structuration instantanée: une vision
cinématographique de la mémoire d’un cirque, singulière et enchantée, sur une musique de la Jug Band de Jim Kweshin.

 

Les Ailes du désir
film de Wim Wenders
RFA, 1986, couleur, VOSTF, version restaurée, 2h

À Berlin, deux anges, Cassiel et Damiel, sont les témoins invisibles des pensées des personnes qu’ils croisent. Au cours d’une de ses pérégrinations, Damiel est bouleversé par une jeune trapéziste, Marion. Imprégné par sa relecture des poèmes de Rilke, Wim Wenders voit
s’imposer à lui l’idée des anges, “regards libres”capables de traverser la ville, les murs et de circuler de façon fluide dans un Berlinmarqué par les frontières. C’est au cours de l’écriture qu’émerge le personnage de la trapéziste, interprété par l’immense Solveig Dommartin, qui exécutera elle-même ses numéros, dont Wenders pensait d’abord faire un ange. Le film remporte le Prix de la mise en scène à Cannes et un immense succès.

Centaures, quand nous étions enfants

dans le cadre de  La Nuit du Cirque


La représentation du dimanche 14 novembre à 16h est proposée en audiodescription pour les spectateurs non-voyants ou malvoyants


Un conte amoureux, qui nous mène vers cette terre d’enfance, là où les rêves nous forgent et nous guident. Suivons les Centaures, ils existent si l’on y croit. 

Centaures, quand nous étions enfants est un long poème qui raconte l’histoire de Camille et Manolo, fondateurs du Théâtre du Centaure, compagnie de théâtre équestre, établie à Marseille. De leur utopie d’une existence en symbiose entre hommes et chevaux, l’auteur et metteur en scène Fabrice Melquiot tisse une pièce onirique, où s’entremêlent récits autobiographiques et rêveries mythologiques sur l’enfance. La présence inédite des chevaux sur scène, mêlée aux dispositifs vidéo et photographiques, nourrit l’atmosphère magique et irréelle de la pièce. La fusion des corps humains et des animaux est parfaite et fait naître, sous nos yeux, des créatures chimériques. Oui, les centaures existent ! Ils se nomment Manolo-Idra, mi-homme mi-andalou, et Camille-Gaïa, mi-femme, mi-frison. Ils nous racontent leur histoire et nous invitent à ne jamais renoncer à nos rêves d’enfants.  

 

Wazo


 dans le cadre de Saut-de-mouton


Ce spectacle participatif et poétique pour petits et grands, est présenté par la jeune compagnie nazairienne, Les Passereaux. Inspirés par ces petits oiseaux communs qui viennent égayer nos jardins, la chanteuse Suzanne Tandé accompagnée du musicien vielliste et multi-instrumentiste Gurvan Liard, rend hommage à la nature dans cette forme sensible et intimiste. Wazo, comme un cri du cœur, raconte la ritournelle d’un petit oiseau plein de vie, mais dont le temps est compté. Telle une chef d’orchestre, Suzanne Tandé organise avec l’aide du public un petit concert-spectacle, nous invitant à rencontrer la nature et à la contempler. Munis de toutes sortes d’instruments simples à manier, les spectateurs deviennent alors les membres d’un seul et même orchestre, jouant leur ode à la nature et ses saisons. Instruments en matériaux de récupération, chants et rythmiques venus d’ailleurs, vent, mer, oiseaux, vous accompagneront en toute tranquillité, dans ce doux voyage musical. Suivez la guide!

 

L’eau douce


 dans le cadre de Saut-de-mouton


représentations scolaires
mercredi 20 octobre à 10h15
jeudi 21 octobre à à 9h15
vendredi 22 octobre à 9h15 et 10h45


Avec cette nouvelle création aquatique et fantastique L’eau douce, Nathalie Pernette remue la part étrange et légère de cet insaisissable élément qu’est l’eau. Collectant un ensemble d’impressions, de sensations et de mouvements liés à notre lien intime et millénaire avec l’eau, elle appelle nos sens à s’éveiller dans une quête du merveilleux, mêlée d’un brin d’inquiétude. L’Eau douce cultive la part accueillante, ludique et parfois furieuse de l’eau et réussi à saisir son humeur changeante et imprévisible.
Un solo poétique et mystérieux qui stimule les imaginaires et pique la curiosité des petits comme des grands !

 

Nature / Culture en suspension

table ronde organisée par Chloé Moglia artiste associée dans le cadre de P.A.N.G !
programme détaillé à retrouver à partir de janvier 2022


“Dans le cadre de l’association avec le Théâtre et d’un processus d’exploration-réflexion en cours, j’organise cette table ronde pour suspendre momentanément le dualisme Nature/Culture afin de regarder comment le monde s’organise à l’écart de ce prisme. Nature et Culture tiennent debout en s’appuyant l’une sur l’autre. Si l’une s’effondre, l’autre tombe aussi.
L’idée de Nature n’est plus si limpide  depuis que nous pressentons que nous en faisons partie. D’un extérieur sauvage à dompter et auquel opposer nos missions civilisatrices, la Nature devient «ce qui est là»: l’enchevêtrement du vivant et du minéral qui nous inclue. Que devient alors la Culture? Une ultime bouée pour tenter de sauver in extremis un «propre de l’homme»? Où ranger alors le chant des oiseaux, les danses par lesquelles les abeilles dessinent des cartes, les cultures des fourmis, les différentes gastronomies lupines…? Quand s’efface, avec Nature/Culture, une opposition constitutive de notre façon de penser et d’agir, elle entraine dans son sillage les dualismes sauvage/ civilisé, occident/reste-du-monde, corps/esprit, instinct/intelligence ou encore homme/femme. Nous plongeons dans l’enchevêtrement d’un monde infiniment plus complexe, surprenant et foisonnant d’interdépendances où les hiérarchies sont douteuses, étranges et mouvantes. Nous espérons y découvrir, sous le mot Culture, ce qui en réalité nous importe.”

Chloé Moglia

 

Bleu tenace


dans le cadre de  P.A.N.G !


Suivant la ligne esthétique qui pousse la compagnie du Rhizome à inventer et à suivre toutes sortes de lignes, ce spectacle dévoile une « structure-sculpture » simple, filaire, autoportée. L’enchevêtrement des imaginaires de Silvain Ohl, Hervé Chantepie, Eric Noël et Chloé Moglia a amorcé le dessin d’un “demi-soupir”. Un signe en forme de ligne de fuite vers un sens en perpétuel devenir, que la suspensive Fanny Austry se donnera d’arpenter.

Rhizikon


dans le cadre de  P.A.N.G !


Que recherche-t-on dans la prise de risque? Qu’est-ce qui nous amène à  cheminer au bord des précipices ? Chloé Moglia nous invite à une expérience intime, physique, visuelle et auditive.
Basculant son corps tête en bas, elle évolue sur un tableau noir d’école et exécute une performance d’une beauté bouleversante. 

Maison Mère


dans le cadre de  P.A.N.G !


Bâtir, détruire, reconstruire. La performeuse, chorégraphe et metteuse en scène Phia Ménard construit, sous nos yeux et seule en scène, un Parthénon de carton. Au-dessus de l’édifice, flotte un nuage menaçant… Dans cette métaphore d’une Europe sans cesse en reconstruction, la performeuse embrasse une fois de plus la matière et interroge les capacités ainsi que les limites du corps dans une proposition physiquement intense. Par ce geste symbolique comme politique, Phia Ménard offre une véritable expérience aux spectateurs et met en scène un spectacle saisissant.