Drame
  • DURÉE
    1h55
  • ANNÉE
    2022
  • PAYS
    États-Unis
  • LANGUES
    VOSTF
  • Sortie nationale

Armageddon Time

de James Gray

CINÉMA JACQUES TATI
  • 1 décembre 2022 à 14h00
  • 2 décembre 2022 à 18h00
  • 3 décembre 2022 à 14h00
  • 6 décembre 2022 à 18h15
  • 8 décembre 2022 à 16h00
  • 13 décembre 2022 à 18h30
  • 19 décembre 2022 à 20h45
  • 23 décembre 2022 à 18h15
  • 30 décembre 2022 à 20h45

L’histoire très personnelle du passage à l’âge adulte d’un garçon du Queens dans les années 1980, de la force de la famille et de la quête générationnelle du rêve américain.

en compétition au Festival de Cannes

Tarifs

plein tarif 6,50€ 

tarif réduit 5,50€

carte 6 entrées 30€ (soit 5€ l’entrée)

– de 18 ans 4€

Casting

avec Anthony Hopkins, Anne Hathaway, Jeremy Strong, Banks Repeta, Jaylin Webb

Revue de presse

“S’il fallait prendre son titre au pied de la lettre, on préciserait que le nouveau film de James Gray – l’un des derniers très grands auteurs du cinéma américain – se déroule sur la montagne de Megiddo, à cet endroit historique du royaume d’Israël où le livre de l’Apocalypse situe la grande bataille finale entre le bien et le mal.
Plus prosaïquement, le terme est emprunté à un bref passage du film où le gouverneur Ronald Reagan, à la veille d’être élu président des États-Unis et de faire basculer le pays dans une ère conservatrice, l’emploie à des fins électorales.
Plus prosaïquement encore, c’est à l’aune de ce bouleversement politique que se déroule le roman de formation du jeune héros de ce film, Paul Graff (remarquable Banks Repeta), préadolescent issu d’une paisible famille juive du Queens dans les années 1980. Sa vision du monde va basculer en l’espace des quelques mois décisifs que dure l’action de ce récit d’inspiration autobiographique, l’articulation du familial au social constituant l’un des principaux paris de ce film.
On verra donc ici comment la trivialité d’une histoire enfantine se généralise en principe moral, comment l’anecdote intime débouche sur la structuration future de notre être dans la société des hommes. Toute la cruauté du roman de formation – qui tient dans l’amertume du renoncement à l’enfance – parcourt donc ce film qui est sans doute le plus personnel de James Gray. Tourné dans les couleurs du souvenir, Armageddon Time nous livre l’archéologie intime de son oeuvre, laquelle s’épanouit comme on le sait dans le néoclassicisme noir : le prestige et la trahison des pères, la révolte et la honte des fils, le devoir de la fidélité et le trouble dans la transmission. Armageddon Time est, à cet égard, le film de James Gray qui reconnaît dans la question qu’il ne cesse de creuser comme artiste, celle que lui a posée la vie lorsqu’il s’est agi d’accéder à la conscience de soi.”
Le Monde

Bande annonce