portrait de femme
  • DURÉE
    1h30
  • ANNÉE
    2019
  • PAYS
    Allemagne
  • LANGUES
    VOSTF
  • Coup de coeur

Comme si de rien n’était

d’Eva Trobisch

CINÉMA JACQUES TATI

Janne est une femme moderne, éduquée, rationnelle, une femme qui réclame le droit d’être qui elle veut. Lors d’une réunion entre anciens camarades sa vie bascule. Mais elle va persister à faire semblant que tout va bien, refuser de se considérer comme une victime et de perdre le contrôle… jusqu’à quand ?

Dans le sillage de Maren Ade (Toni Erdmann), Valeska Grisebach (Western) et Ulrich Köhler (le récent In My Room, montré au Tati en janvier), il faut louer une fois de plus l’extraordinaire qualité d’écriture du jeune cinéma allemand. Eva Trobisch, dont c’est le premier film, hérite d’un art de traiter le réalisme avec une intransigeance qui refuse les facilités psychologiques et les clichés de cinéma. La réalisatrice décrit avec une virtuosité discrète et précise la charge morale et mentale qui assaille lentement Janne et les spectateurs. Sans jamais nous inonder de pathos, le film nous plonge dans le quotidien d’une femme moderne qui doit gérer en permanence ses émotions et celles de ses proches, notamment son compagnon, obnubilé par ses problèmes, qui oublie de la soutenir, jusqu’à une scène de fin absolument magistrale.

Grand Prix au Festival Premiers Plans d’Angers

Tarifs

plein tarif 6,50€ 

tarif réduit 5,50€

carte 6 entrées 30€ (soit 5€ l’entrée)

– de 18 ans 4€

Casting

Aenne Schwarz, Andreas Döhler, Hans Löw

Bande annonce