film-procès
  • DURÉE
    1h45
  • ANNÉE
    2020
  • PAYS
    France
  • LANGUES
    VF
  • Ouvrir la jeune fille

La Fille au bracelet

de Stéphane Demoustier

CINÉMA JACQUES TATI

Lise, 18 ans, vit dans un quartier résidentiel sans histoire et vient d’avoir son bac. Mais depuis deux ans, Lise porte un bracelet car elle est accusée d’avoir assassiné sa meilleure amie.

“Je voulais mettre le spectateur face au mystère”, nous écrit Stéphane Demoustier dans une formule laconique. Ce qui passionne dès le départ de cette intrigante Fille au bracelet repose en effet sur son mystère. Connaissons-nous vraiment nos enfants ? Et surtout, avons-nous le courage de les connaître ? Hypothèse convaincante que celle qui ferait du tribunal un cadre au sein duquel, derrière le procès qui fait du spectateur un juré à part entière, Demoustier met en scène une confrontation plus énigmatique encore : celle qui se joue entre la génération des parents et la génération des adolescents. Une génération mise à nue et minutieusement examinée à travers l’objectif agrandissant que représente le procès, qui en dévoile toutes les petites libertés apparemment banales : le sexe dépourvu de dimension émotionnelle, la perméabilité des genres, la légèreté dans le passage d’un partenaire à l’autre, la recherche constante d’une gratification difficile à définir. Loin des lourdeurs qui empèsent souvent les récits judiciaires, Stéphane Demoustier fait simple. Il pose la question : qu’est-ce qu’être une jeune fille au XXIème siècle ?

Tarifs

plein tarif 6,50€ 

tarif réduit 5,50€

carte 6 entrées 30€ (soit 5€ l’entrée)

– de 18 ans 4€

Casting

Mélissa Guers, Chiara Mastroianni, Roschdy Zem, Anaïs Demoustier

Revue de presse

“La caméra épouse le point de vue des parents. L’expérience qui est proposée au spectateur, c’est celle de vivre un procès. Comme le ferait un juré. Dès lors, je ne voulais pas créer de mouvements artificiels. C’eût été superflu car le procès se suffit à lui-même. Lors d’audiences auxquelles j’ai assisté, j’ai remarqué à quel point le récit d’un témoin pouvait être captivant. Le pari du film, c’était de restituer cela, cette expérience du procès. Cela engage l’image, les cadres, mais aussi le son. Car je voulais faire un film qui donne à voir par la parole mais qui impose aussi ses silences, d’autant plus notables qu’ils agissent en contraste avec le régime du procès qui fait constamment la part belle aux discours. Lise ne se conforme jamais à l’attitude que l’on attend d’une accusée. Cela peut être dû à sa personnalité, cela peut être aussi une forme de protection, l’expression d’une vulnérabilité. Chacun interprète ce silence différemment. Il faut garder à l’esprit que c’est avant tout une adolescente et le mystère de cet âge reste entier.”
Stéphane Demoustier

Bande annonce