épopée
  • DURÉE
    1h43
  • ANNÉE
    2018
  • PAYS
    France
  • LANGUES
    VF
  • Dans la terrible jungle

Les Confins du monde

de Guillaume Nicloux

CINÉMA JACQUES TATI

Indochine, 1945. Robert Tassen, jeune militaire français, est le seul survivant d’un massacre dans lequel son frère a péri sous ses yeux. Aveuglé par sa vengeance, Robert s’engage dans une quête solitaire et secrète à la recherche des assassins. Mais sa rencontre avec Maï, une jeune Indochinoise, va bouleverser ses croyances.

Guillaume Nicloux poursuit une oeuvre protéiforme et toute en zigzags, où chaque film semble obstinément ne vouloir ressembler en rien à celui qui le précède. Si ce n’est par une inclination, depuis Valley of Love (2015), pour les dérives existentielles, les expéditions autant extérieures qu’intérieures de personnages itinérants. Les Confins du monde, son dernier film présenté à la Quinzaine des réalisateurs, ne déroge pas à la tendance, puisqu’il décrit, pendant la guerre d’Indochine, la longue marche à travers la jungle de Robert Tassen (Gaspard Ulliel), soldat de l’infanterie française, en même temps que son enlisement dans une obsession de plus en plus déliquescente. Film stupéfiant.

Quinzaine des Réalisateurs 2018

Tarifs

plein tarif 6,50€ 

tarif réduit 5,50€

carte 6 entrées 30€ (soit 5€ l’entrée)

– de 18 ans 4€

Casting

Gaspard Ulliel, Gérard Depardieu, Guillaume Gouix, Lang-Khê Tran

Revue de presse

“1945 et 1946 sont deux années assez opaques, empreintes de zones d’ombre, peu photographiées et filmées. Si l’on admet qu’il n’existe pas de vérité historique objective mais seulement des interprétations, alors c’est une période très stimulante, propice à l’imaginaire. Sans tomber dans l’uchronie, c’est le sentiment d’une vérité fantasmée qui m’a intéressé, non la représentation d’une histoire officielle. Ce début de guerre était très archaïque, très physique au sens organique. La jungle du Nord-Vietnam impose un climat radical où la végétation accentue l’étouffement, et cet environnement agressif place les individus dans une obligation de survie alors que ces mêmes individus n’ont jamais été aussi proches de la mort. La période décrite livre un cadre historique qu’il est important de préciser mais c’est le destin humain qui m’intéresse. La façon dont l’enfermement amoureux et la vengeance dictent les pulsions. Robert se livre à une guerre interne, celle qui n’obéit pas à la raison mais au chaos intime.”
Guillaume Nicloux

Bande annonce