Drame
  • Nostalgia regia di Mario Martone Produzione MAD Entertainment fotografie di scena Mario Spada

  • Nostalgia regia di Mario Martone Produzione MAD Entertainment fotografie di scena Mario Spada

  • Nostalgia regia di Mario Martone Produzione MAD Entertainment fotografie di scena Mario Spada

  • DURÉE
    1h57
  • ANNÉE
    2022
  • PAYS
    Italie
  • LANGUES
    VOSTF
  • Sortie nationale

Nostalgia

de Mario Martone

CINÉMA JACQUES TATI

Après 40 ans d’absence, Felice retourne dans sa ville natale : Naples. Il redécouvre les lieux, les codes de la ville et un passé qui le ronge.

en compétition au Festival de Cannes

Tarifs

plein tarif 6,50€ 

tarif réduit 5,50€

carte 6 entrées 30€ (soit 5€ l’entrée)

– de 18 ans 4€

Casting

Pierfrancesco Favino, Tommaso Ragno, Francesco Di Leva

Revue de presse

“Né lui-même à Naples, ayant régulièrement filmé sa ville, Mario Martone adapte cette fois le roman posthume d’Ermanno Rea, dans lequel ce dernier dépeint un personnage de prêtre militant, Padre Luigi Rega. Ennemi déclaré de la Camorra, il s’active dans son église, où il a installé une salle de boxe et où il organise des fêtes et des concerts, à empêcher les jeunes d’être aspirés dans la spirale de la délinquance.

La figure de Rega (le magnétique Francesco Di Leva) s’inspire de Don Antonio Loffredo, prêtre de Sanità, ayant depuis le début des années 2000 multiplié des actions de terrain en faveur de la réhabilitation sociale du quartier et de sa jeunesse déshéritée. Ouverture de coopérative, développement du tourisme, création d’orchestres symphoniques, on en voit les effets et les acteurs puisque Martone s’est complètement installé dans les lieux, en utilisant non seulement ses décors décatis mais aussi les habitants, leurs appartements, les marchés, les restaurants… Si bien que la nature louche de la ville, sa mythologie mal famée s’accordent au fil des déambulations de Felice à une douceur du regard inhabituelle, une humeur napolitaine de constante épiphanie.

C’est tout le thème de Nostalgia, où l’action est réduite à peu des choses et où tout consiste en travaux d’approche et en déambulation rêveuses, le personnage paraissant s’émerveiller de ce dont on lui assure qu’il doit surtout se méfier. Felice n’est de toute façon jamais sur le même sol que ceux qui l’entourent et ne sont pas partis. Il conjugue et rassemble en lui plusieurs lieux, plusieurs biographies. Le nostalgique est celui qui perçoit un nouvel infini dans ce qui n’était autrefois qu’un monde routinier et décevant. La ville avec ses strates d’histoires comme écroulées les unes dans les autres se rassemble dans ses fragments, sa géographie disparate, sa religiosité bizarre, ses éruptions de violence sous le regard attendri et réconciliateur du personnage principal qui entrevoit, à l’épicentre de sa perdition, la fragile assise d’une utopie collective.”
Libération

Bande annonce