Drame
  • DURÉE
    1h40
  • ANNÉE
    2019
  • PAYS
    Royaume-Uni
  • LANGUES
    VOSTF
  • Film de l’année

Sorry We Missed You

de Ken Loach

CINÉMA JACQUES TATI
  • 23 octobre 2019 à 16h00
  • 23 octobre 2019 à 20h30
  • 24 octobre 2019 à 18h45
  • 24 octobre 2019 à 20h45
  • 25 octobre 2019 à 17h00
  • 25 octobre 2019 à 21h00
  • 26 octobre 2019 à 14h00
  • 26 octobre 2019 à 18h00
  • 27 octobre 2019 à 16h15
  • 27 octobre 2019 à 20h30

Ricky, Abby et leurs deux enfants vivent à Newcastle. Leur famille est soudée et les parents travaillent dur. Alors qu’Abby travaille avec dévouement pour des personnes âgées à domicile, Ricky enchaîne les jobs mal payés ; ils réalisent que jamais ils ne pourront devenir indépendants ni propriétaires de leur maison. Une réelle opportunité semble leur être offerte par la révolution numérique : Abby vend alors sa voiture pour que Ricky puisse acheter une camionnette afin de devenir chauffeur-livreur à son compte. Mais les dérives de ce nouveau monde auront des répercussions majeures sur toute la famille…

Voilà des décennies que Ken Loach mesure, dans un travail immense et inégalé à l’échelle du cinéma mondial, l’onde de choc du big bang libé ral. Il a chroniqué l’érosion, puis la dissolution de la solidarité ouvrière, l’atomisation de la vie sociale, la substitution des illusions consuméristes aux utopies collectives. Sorry We Missed You prend acte de la dernière étape du processus, le remplacement du salariat par la gig economy qui fait des travailleurs — ici les chauffeurs d’un centre de livraison de colis — des sous-traitants du commanditaire qui leur impose des obligations de rendement, les laissant exposés à tous les aléas de leur métier. De mémoire, nous n’avions pas vu plus beau film de Ken Loach depuis It’s a Free World. Le cinéaste britannique est au sommet de son art.

Festival de Cannes, en compétition

Tarifs

plein tarif 6,50€ 

tarif réduit 5,50€

carte 6 entrées 30€ (soit 5€ l’entrée)

– de 18 ans 4€

Casting

Kris Hitchen, Debbie Honeywood, Rhys Stone

Revue de presse

“Après Moi, Daniel Blake, je me suis dit : “Bon, c’est peut-être mon dernier film.” D’un autre côté, quand on visitait les banques alimentaires, pour nos recherches, la plupart des gens qui venaient là travaillaient à temps partiel, avec des contrats zéro heure. C’est une nouvelle forme d’exploitation qui est apparue. Peu à peu s’est profilée l’idée que ça pourrait faire l’objet d’un autre film… Ce système est-il viable ? Ce n’est pas l’échec de l’économie de marché, c’est au contraire une évolution logique du marché, induite par une concurrence sauvage visant à réduire les coûts et à optimiser les bénéfices. Le marché ne se préoccupe pas de notre qualité de vie. Ce qui l’intéresse, c’est de gagner de l’argent, et les deux ne sont pas compatibles.”
Ken Loach

Bande annonce