Drame
  • DURÉE
    2h01
  • ANNÉE
    2018
  • PAYS
    Japon
  • LANGUES
    VOSTF
  • Coup de coeur

Une affaire de famille

de Hirokazu Kore-eda

CINÉMA JACQUES TATI

Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu’elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…

Sélectionné huit fois à Cannes, dont six en compétition, Hirokazu Kore-eda – dont le Cinéma Jacques Tati accompagne le cinéma depuis 10 ans maintenant et où il est à la maison – a enfin été couronné. Cette familiarité est ce qui passe d’un film à l’autre par l’entremise d’un art sans égal de la chronique pointilliste, où chaque plan rassemble les ingrédients enjôleurs de la miniature japonaise. Il sait, comme personne, créer le sentiment que les lieux où s’inscrivent ses personnages ne sont pas de simples décors circonstanciels mais un environnement constitué par l’usure des jours et la patine des vies. Palme d’Or donc, enfin.

Festival de Cannes 2018 - Palme d’Or

Tarifs

plein tarif 6,50€ 

tarif réduit 5,50€

carte 6 entrées 30€ (soit 5€ l’entrée)

– de 18 ans 4€

Pass Festival Télérama 3,50€

Casting

Lily Franky, Sakura Andô, Mayu Matsuoka

Revue de presse

“Orfèvre délicat, Kore-eda ne cesse, depuis quelques années, de revenir ciseler les thèmes de la filiation, des liens intimes que les usages et la biologie imposent, et ceux que l’on choisit. Son oeuvre est un vaste mais minutieux tableau de la cellule familiale. Une fresque de douleurs, d’expédients, d’amertumes et d’abandon, mais aussi d’amour, souvent bancal, malaisé, complexe, et parfois vibrant de chaleur, comme dans ce portrait de groupe, réfugié à la marge, pour un temps à l’abri dans ce qu’il est coutume d’appeler un angle mort de la société. «Angle mort», le terme convient pourtant bien mal, tant la vie déborde partout, en désordre et en couleurs rousses, dans la baraque encombrée qui abrite la tribu. À mesure que Kore-eda détricote les apparences qu’il nous a d’abord fait admettre et aimer, c’est l’aspect le plus poignant de son cinéma qui gagne la surface, achevant de faire de cette oeuvre bouleversante l’un de ses meilleurs films.”
Cécile Mury, Télérama

Bande annonce