Danse
  • DURÉE 1h25
  • TARIF B

Ils n’ont rien vu

au Théâtre

• vendredi 22 janvier à 20h

« Le temps et la disparition.
La disparition d’autant de personnes le temps d’un éclair. La disparition de la nature le temps d’un souffle. L’importance de la mémoire, aujourd’hui et pour demain. »
Thomas Lebrun

Inspiré par le livre de Marguerite Duras Hiroshima mon amour – nourri par des rencontres avec les hibakushas, ces victimes des bombardements atomiques, et un séjour dans la ville d’Hiroshima – Thomas Lebrun évoque avec délicatesse et force, des thèmes qui lui sont chers : la disparition, la mémoire, la transmission de l’Histoire aux nouvelles générations. À la manière d’un film, le chorégraphe construit le récit d’un Japon méconnu, passé de pays aux traditions ancestrales, à nation meurtrie de souvenirs intolérables. Sur un grand tapis de boro, constitué de différentes pièces de tissus colorés, évoluent neufs danseurs. Le tissu géant se métamorphose au même rythme que les danses et les séquences qui se succèdent, emplies d’origamis, d’éventails, de tuniques multicolores et de kimonos chatoyants. La symbolique des couleurs y est omniprésente, car nommer les couleurs fut, pour les survivants, la seule façon de parler de la catastrophe : jaune, orange, aveuglant, avant d’être plaqués au sol, sans rien voir, car Ils n’ont rien vu. Le souvenir du drame d’Hiroshima passe alors par sa mise en scène, telle une vague au ralenti et nous fait perdre toute notion du temps et d’espace.
Un spectacle puissant et touchant qui nous rappelle que quiconque oublie son passé, se condamne à le revivre.

 

 

Spectacle programmé dans le cadre du Festival de danse Trajectoires, du 15 au 27 janvier 2021

Distribution

pièce chorégraphique librement inspirée de Hiroshima mon amour de Marguerite Duras et Alain Resnais chorégraphie Thomas Lebrun interprétation Maxime Camo, Raphaël Cottin, Anne-Emmanuelle Deroo, Karima El Amrani, Akiko Kajihara, Anne-Sophie Lancelin, Matthieu Patarozzi, Léa Scher, Yohann Têté musique Japanese Traditional Percussion Taiko, Giovanni Fusco, Geogres Delerue, Paul Mark, his Orchestra and Voices, Gen-ichiro Murakami, Toshiya Sukegawa, Group from Miyazaki Prefecture, Ensemble Nipponia, Group from Nikko, André Mehmari, François Morin, Joji Hirota taiko drummers texte Marguerite Duras témoignages Takako Kotani, Makato Nagahara, Suzuko Numata, Shigeko Orimen, Shigeo Sasaki création boro Rieko Koga création lumière Françoise Michel création son Mélodie Souquet création costumes Jeanne Guellaff confection costumes Jeanne Guellaff, Kite Vollard régie générale Xavier Carré montage son Yohann Têté  © Fréderic Iovino

 

 

Production

production Centre chorégraphique national de Tours
coproduction  Chaillot, Théâtre National de la Danse ; Les Quinconces-L’espal, scène nationale du Mans
avec le soutien de la SPEDIDAM, du Centre dramatique national de Tours (résidence de création), du Carreau du Temple de Paris 3e et du Saitama Arts Theater au Japon
remerciements Groupe de kagura Kaminakachoshi, Musée du Mémorial de la Paix d’Hiroshima, Mémorial National pour la Paix dédié aux victimes de la bombe atomique, EFI Paris, Ville de Gentilly

Le Centre chorégraphique national de Tours est subventionné par le ministère de la Culture – DGCA – DRAC Centre-Val de Loire, la Ville de Tours, le Conseil régional Centre-Val de Loire, le Conseil départemental d’Indre-et-Loire et Tours Métropole Val de Loire.
L’Institut français contribue régulièrement aux tournées internationales du Centre chorégraphique national de Tours

Autour du spectacle

++ Un bord de plateau
vous est proposé pour échanger avec l’équipe artistique, à l’issue de la représentation.

++ Une soirée « À tout à l’heure ! »
accompagne ce spectacle, plus d’infos par ici :