Rétrospective
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Les grands espaces états-uniens
Après avoir exploré une période précise du cinéma (les années 1920) puis une cinématographie nationale (l’Allemagne), nous avons, pour cette saison 2026-27, souhaité croiser l’espace et le temps en nous intéressant aux grands espaces états-uniens et à leurs représentations cinématographiques. Nous pouvons en e »et parler de croisement car cette notion de grands espaces entrera forcément en écho avec l’histoire du territoire états-unien.
Nombreuses sont les pistes que nous pourrons cartographier lors de cette traversée : l’arrivée des colons européens sur la côte Est, le mythe de la frontière lié à la conquête de l’Ouest, l’amnésie sur le sort (la disparition) des peuples autochtones chassés par les pionniers et les colons, l’installation de l’industrie du cinéma américain à Hollywood juste au bord du Pacifique (ultime frontière de cette expansion ?), la recherche de nouveaux territoires à découvrir (exploiter ?)…
Cette traversée nous offrira aussi le plaisir simple et réjouissant de redécouvrir la richesse et la variété de ces grands espaces états-uniens et voir comment ceux-ci ont imprégné notre imaginaire de spectateurs et de spectatrices. -
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Márta Mészáros
Trois films pour (re)découvrir une réalisatrice majeure
Son nom est largement inconnu du plus grand nombre et pourtant : Márta Mészáros est la première réalisatrice à avoir obtenu l’Ours d’Or au Festival de Berlin (Adoption, 1975) et la première à avoir obtenu le Grand Prix au Festival de Cannes (Journal intime, 1984, dix ans avant le Prix de la mise en scène attribué à Nanni Moretti pour un film du même titre qui sonnait comme un hommage à la grande réalisatrice). C’est dire l’importance de cette cinéaste qui, entre 1968 et 2017, après une décennie de courts métrages largement repérés, a signé 24 longs métrages.
Grâce à la toute jeune société de distribution Nightshift Films (qu’elle en soit ici grandement remerciée !) et après une rétrospective à la Cinémathèque française judicieusement intitulée « Márta Mészáros, féminin singulier pluriel », le Cinéma Jacques Tati est ravi de vous proposer trois films à absolument (re)découvrir pour commencer à connaître l’oeuvre d’une cinéaste à ne plus oublier.
« Figure importante de la « nouvelle vague » hongroise, Márta Mészáros appartient à cette génération de femmes cinéastes ayant incarné et filmé l’évolution des rapports de genre au cours des années 1960-70, à l’instar d’Agnès Varda en France ou de Vera Chytilová en Tchécoslovaquie. Réticente à qualifier son oeuvre de « féministe », elle déclare simplement « raconter des histoires banales dont le personnage principal est invariablement une femme », meilleure manière pour elle de renouveler un art reflétant traditionnellement le point de vue des hommes. »
Damien Marguet – La Cinémathèque françaiseAdoption de Márta Mészáros, Hongrie, 1975, VOSTF, 1h29
Neuf mois de Márta Mészáros, Hongrie, 1976, VOSTF, 1h28
Elles deux de Márta Mészáros, Hongrie, 1977, VOSTF, 1h34