Je n’ai pas encore de mots pour ça

Dans le cadre de  La Nuit du Cirque

 

Noémie Deumié est une jeune artiste de la scène circassienne contemporaine, nouvellement diplômée du Centre Nationale des Arts du Cirque (CNAC), nazairienne d’origine, elle a débuté son apprentissage auprès de Fred Deb’.

La Nuit du Cirque est aussi l’occasion de donner de la visibilité à la création des artistes du territoire et de créer des synergies.

« Je suis un oignon qui s’épluche 
Je suis une vieille femme qui s’effeuille 
Je suis une boule à facettes qui s’écaille 
Je suis tout ça et rien à la fois 

Ce numéro naît d’une envie de travailler sur les différentes facettes de l’identité et les couches sociales. Partant de ma nécessité de retirer ma propre armure, ainsi que d’une passion pour le cinéma et des fantasmes de quick-change, je souhaitais m’amuser avec les masques, les différentes capes que nous pouvons arborer. Déconstruire. Une métamorphose, un effeuillage pour arriver à l’essentiel, revenir au corps, à la chair, au rien. Ces principes garderont une grande place dans cette nouvelle forme. Sur scène, j’aime retrouver le public et partager avec lui des mises à nu. J’espère pouvoir toucher en lui des sentiments de similitude, une indentification. Il n’y aura pas de super-femme de cirque, pas de feu d’artifice. J’entends aborder la virtuosité non pas comme une performance mise en scène et en avant mais plutôt comme une fulgurance, un événement qui passe, presque comme un dérapage. 

Je me mets dans des situations performatives, d’endurance ou de résistance qui m’amènent des fragilités, des déséquilibres et des peurs. Réelles, qu’il me plaît à partager. Jouer entre l’induit et l’immédiat, l’écrit et le moment présent. Prendre des chemins alambiqués pour effectuer des trajets simples, jouer sur la distorsion du temps et du mouvement sont des concepts qui m’intéressent et que je veux creuser. 

Jouer les différentes étapes de décomposition comme des actes, des scènes de cinéma. Naissance vie mort, réveil fête sommeil, acte 1 acte 2 acte 3. » 

Noémie Deumié 

 

Journées Européennes du Patrimoine 2020


Carte Blanche à Cannes Classics

Cette année, c’est un grand honneur et un plaisir pour la scène nationale, de confier les rênes de la programmation au directeur artistique de la section“Cannes Classics” du Festival de Cannes, Gerald Duchaussoy, pour une carte blanche en sa présence.

Le week-end des 19 et 20 septembre, nous vous proposons un voyage en trois films et sur trois continents parmi les plus belles restaurations montrées ces dernières années dans le plus prestigieux des festivals du monde.

Au programme de cette carte blanche :

  • un retour aux origines dugiallo italien avec le magicien des couleurs Mario Bava : Six Femmes pour l’assassin  (1963)
  • un vertige de mise en scène chorégraphique avec l’une des plus belles Palmes d’Or que fut en 1980, la consécration de Bob Fosse
    All That Jazz ( 1980)
  • et enfin une référence majeure du cinéma cubain, Mémoires du sous-développement de Tomas Gutierrez (1968), splendide errance innervée dans l’ébullition politique de l’immédiat-embargo

Présentation 100% famille

Rendez-vous au Théâtre
pour un après-midi musical 100% famille !

Venez découvrir les spectacles et ateliers de la saison, destinés aux plus jeunes, autour d’un goûter et d’une petite surprise.

Réservations indispensables à partir du 1er septembre à 13h.
Merci de privilégier les réservations en ligne

(réservations possibles par téléphone
au 02 40 22 91 36 ou au Théâtre Simone Veil).

Sleeper Train

Après leur premier album Old and New Songs, les musiciens emmenés par Frédéric Chiffoleau et Yoann Loustalot, continuent d’écrire et de transmettre leur carnet de vie.

Sleeper train – que l’on peut traduire par « train de nuit » – est une réflexion sur l’élasticité du temps, déclenchée par un avion manqué lors d’une tournée du groupe en Russie et d’un voyage en train couchette de seize heures pour se rendre au concert suivant. Le quartet de jazz revisite des chansons récoltées au cours de leurs nombreux voyages, au fil de leurs rencontres et de leurs amitiés liées. Ainsi, dans leur dernier opus, le groupe nous embarque à travers la Russie, dans les steppes mongoles, sur les rivages japonais, dans la brume et sur les rocs d’Ecosse. C’est ainsi que le quartet de jazz considère la musique : une immersion, un voyage qui s’étire, un sourire qui dure longtemps. Parmi les ingrédients nécessaires, il faut pour eux « qu’il y ait du sens et de la joie, un souffle et un groove organique ». Rendez-vous au Théâtre pour vivre avec eux un moment aussi riche que leurs voyages.

 

La mécanique du hasard


la représentation est en audiodescription pour les spectateurs non-voyants ou malvoyants


représentations scolaires
mardi 9 février à 14h
mercredi 10 février à 10h
jeudi 11 février à 10h et à 14h


Embarquez à un rythme effréné dans une rocambolesque histoire de transmission intergénérationnelle, au beau milieu du désert texan !

Entre western et voyage initiatique, La mécanique du hasard, adapté du roman américain Le Passage, nous raconte l’histoire mouvementée de Stanley Yelnats, un ado envoyé en camp de redressement pour creuser des trous au fond d’un lac asséché. Ce dernier va déterrer bien plus qu’attendu et découvrira, malgré lui, tout un pan de son héritage familial. Sur fond de bagarre et de jeux de pouvoirs, le jeune Stanley retrace l’histoire de son arrière-arrière-grand-père qui avait volé un cochon à une tzigane unijambiste qui s’était vengée en lui jetant un mauvais sort, mais aussi, celle de son père inventeur de génie, qui s’acharne à recycler de vieilles baskets ! Le récit, porté par deux comédiens, nous entraîne dans différents lieux et époques, à travers des flash-back. Passé et présent se retrouvent étrangement liés tandis que l’histoire se rejoue en permanence sous nos yeux. Une puissante histoire d’amitié sur fond de légende héréditaire, qui questionne les notions d’héritage et de libre arbitre.

Tony Paeleman

Boutons en tous genres, pédales d’effets, synthétiseurs et machines électroniques, entourent le claviériste Tony Paeleman et son nouveau trio électrique ! Clavier Rhodes, synthétiseur et effets électro sont au cœur du groupe qu’il forme avec Julien Herné et Stéphane Huchard, solides références dans leur domaine. Explosion des sons jusqu’à la transe, caractérisent ce triangle musical qui nourrit des morceaux alternant puissance et douceur. Les propositions fusent et s’appuient sur les possibilités infinies que recèle cet alliage, entre groove organique, indie-jazz et électro.

en partenariat avec la Ville de Paimbœuf

 

Je suis plusieurs

Mathilde Lechat, chanteuse, danseuse, conteuse et exploratrice sonore, s’intéresse dans Je suis plusieurs, à l’altérité, à ce qui nous unit, nous réunit et nous distingue les uns des autres. Dans ce concert poétique en mouvement, elle s’adresse aux tout-petits comme aux plus grands, avec la complicité du contrebassiste Samuel Foucault. La musicalité des mots, la diversité des langues, des instruments et des gestes, rythment les poèmes chantés et les transforment en jeux de rencontres. Dans ce petit espace intime, un dialogue musical chorégraphique s’instaure entre les deux interprètes et invite les spectateurs à un voyage imaginaire, fait de douces rêveries et de belles rencontres.

 

M.A.D.

M.A.D. invite à se rassembler pour célébrer ensemble l’expérience collective, créer une communion festive, un soulèvement positif. Ce spectacle immersif est écrit pour huit interprètes et une musicienne électronique : La Fraicheur.

« M.A.D. puise sa source dans l’énergie de la nuit. La danse et la musique viennent bouleverser les codes du Madison et les confrontent à ceux de la scène underground électro. De nouvelles danses hybrides sont réinventées et servent à questionner les notions de communautés et de soulèvement des peuples. Danse et musique deviennent outils de protestation. M.A.D. est une réponse à la situation répressive internationale et en particulier à la disparition de Steve Maia Caniço, le 21 juin 2019 à Nantes, lors d’une soirée électro légale. Pendant les vingt-cinq années qui séparent l’apparition du Madison et la naissance de la techno, les danses se désorganisent, les codes changent, les corps se libèrent. Danse, musique, performeurs et publics questionnent ensemble les notions de communauté et de résistance. »

Spectacle programmé dans le cadre du Festival de danse Trajectoires, du 15 au 27 janvier 2021

Julien Grosvalet

Qu’est-ce que le temps ?

Les Confessions de saint Augustin sont un des écrits les plus célèbres de la culture occidentale. L’évêque, philosophe et théologien y pose une question à la fois simple et vertigineuse : Qu’est-ce que le temps ?  « Si personne ne me le demande, je sais. Si on me le demande et que je veux l’expliquer, je ne sais plus. ». Dans ce spectacle aux allures d’expérience théâtrale ou de one-man-show théorique, brillamment interprété par le comédien Stanislas Roquette, les spectateurs sont invités à accompagner ce penseur dans sa réflexion.

Augustin veut comprendre ce qu’est le temps. Dès le début de sa recherche, en explorateur intrépide de l’intelligence humaine qu’il est, il embarque les spectateurs dans son voyage théorique et physique. Augustin teste différentes pistes pour trouver sa réponse, il s’adresse au public, projette son corps dans l’espace pour y chercher le temps, chante… Il essaie de trouver l’essence du passé, du présent et du futur. Cette quête si ambitieuse (et difficilement atteignable) donne au comédien une énergie considérable. Augustin s’entête à s’en arracher les cheveux, et rend drôle une quête qui ne l’est pas, dans une ambiance comico-métaphysique très efficace, à la Raymond Devos. Augustin essaye de toucher du doigt, sur le plateau, ce que nous cherchons tous intimement, la présence à soi-même et au monde, dégagée des regrets du passé et de la peur du futur.

Arlequin poli par l’amour


la représentation du 16 février est en audiodescription pour les spectateurs non-voyants ou malvoyants


représentation scolaire
mardi 16 février à 14h


Le metteur en scène Thomas Jolly, arrivé en juin dernier à la direction du Quai – Centre dramatique national d’Angers Pays de la Loire, connu pour ses mises en scènes spectaculaires, nous propose ici une adaptation du texte de Marivaux aux allures de conte de fée.

Amour, questionnements, quiproquos et désenchantement, sont au programme de cette version revue avec panache, d’Arlequin poli par l’amour. On y découvre qu’une fée amoureuse d’Arlequin le retient prisonnier dans son palais et entend bien se faire aimer de lui. Les sentiments du bel idiot Arlequin, se portent hélas sur la jeune bergère Silvia… La fée jalouse, échafaude duperies et manipulations pour séparer les deux amants. Le triangle amoureux prend vie, dans une ambiance rock et poétique, nourrie par des guirlandes brillantes, des confettis dorés et des perfectos en cuir. Sottes convenances et méchancetés menacent la fraîcheur et la spontanéité des jeunes amoureux et conduisent Silvia et Arlequin à l’effroi…